‹ Histoire critique du gnosticisme..: et de son influence sur lessectes religieuses etChapitre 133 sur 173 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Elle ne peut que nous paraître recommandable sous le premier et le second dé ces rapports; quant au troisième, nous verrons sur quels principes reposait sa critique.

Celui de ses fondateurs qui est le moins connu | est Cerdon, originaire de Syrie. U est, probablement, celui qui apporta le plus de richesses dans les diverses parties du nouveau système ; mais son érudition fut bientôt éclipsée par l'ascétisme de Marcîon,

Cerdon , que les renseignemens d'Irénée S d'Eusèbe^, de Théodoret^, d'Épiphane^, de Tertullien^, de Cyprien^ et de l'auteur du Prœdesiinaius, nous font trop peu connaître, et dont quelques-uns des meilleurs écrivains, des premiers siècles ne parlent point, quitta la Syrie à l'époque à laquelle Saturnin et Bardesanes venaient de répandre leurs principes et de se former des partisans dans sa

1 Lih, I, c. 28; III, r. 4*

2 Lih. IV, r. 10. Eusébe se borne à copier Irënée^ dont^ par ce mojen ^ il restitue le texte grec.

3 Fahul. hœret.y I, c^ 24*

4 Hœresis, 4i*

5 De prescript», f. 5i.

6 Epistola LXXIV ad Pompeium.

patrie ^. On ignore ce qui a pu Tempêcher de' se i*attacher aux uns ou aux autres, et ce qu'il' a pu chercher à Rome. L'idée d'y trouver plus de liberté d'enseignement et un esprit contraire à ce judaïsme, que les docteurs de la Palestine avaient su implanter à la nouvelle religion , fut peut-être ce qui le conduisit en Italie.

Ainsi que Saturnin, Bardesanes et la plupart des gnostiques, il désirait des réformes, mais craignait de faire secte. Quoique plusieurs de ses opinions différassent essentiellement de celles de la communauté de Rome, il se joignait fréquemment k ses exercices religieux; mais bientôt on découvrit sa doctrine ésotérique, et aus^tôt il £ut traité comme l'avait été Simon le magicien, et comme le furent, plus tard, Yalentin et Marcion ^ : il fut excommunié.

1 II rint à Rome sous le règne d'Antonin et sous le pontificat d'Hygin^ vers i4o après Jésus-Christ.

2 Taléntin et Gerdon paraissent être arrivés k Rome à la même époque; mais le premier^ quoique le plus célèbre^ parait avoir réussi^ plus long-temps que le second, à cacher ses opinions particulières. Ce fait prouve, au reste, que l'Eglise .de Rome et celle d'Alexandrie n'entretenaient pas de correspondance suivie.

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