‹ Histoire critique du gnosticisme..: et de son influence sur lessectes religieuses etChapitre 4 sur 173 · PRÉFACE* Y · texte numérisé non relu

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ces champs antiques , où sans cesse elle en fait de riches moissons, s'empressa de provoquer un nouvel examen du gnosticisme.

Appelé à cet examen par mes travaux de tous les jours, je me suis fait un devoir de consulter tous les^documens anciens 9 et de m'entourer de toutes les lumières qu'y ont répandues les derniers siècles , et je crois pouvoir dire» qu'il ne m'a rien échappé d'important dans tout ce qui a été publié sur les gnostiques. Maisîesvis loin de pouvoir dire la même chose.de ce qui a été enseigné par les gnostiques eux-mêmes, et j'indiquerai souvent, dans le cours de ces recherches, les lacunes, les contradictions, les obscurités 9 les questions insolubles que présente encore, que présentera peut-être tcftijours l'histoire du gnosticisme. Aussi , dans cet ouvrage, mon ambition toute entière a été d'apporter une pierre de plus pour la construction du sanctuaire où enfin lés curieux pourront s'initier aux mystères complets des théosophes de la gnose.

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J'ai attaché un prix tout particulier à me procurer la connaissance, les empreintes et les dessins des mônumens du gnosticisme. J'ai fait pour cela des sacrifices assez ^considérables; mais aussi j'ai réussi bien au-delà de mes premières espérances , et* je do^is offrir ici publiquement des hommages de reconnaissance aux personnes qui ont bien y oulu protéger mes recherches.

Au milieu des préparatifs d'un voyage en Italie, M. RaouVRochette, conservateur du Musée des antiques à la Bibliothèque du Roi, après m'avoir prodigué ses conseils, a bien voulu lever, pour un étranger, la consigne des vacances, et me faire ouvrir les trésors si long-temps gardés par les Barthélémy et les Millin, dont le dernier a eu des droits si spéciaux à ma gratitude.

MM. Mionnet, Dumersan et Oberlin, les collaborateurs de M. Raoul-Rochette , auraient dépassé dans leurs bons offices, si cela était possible, les intentions bienveillantes du savant conservateur; ils m'ont

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permis de joindre une foule d'empreintes aux notes et aux dessins que j'avais pris sur les monumens.

M. Lajard, qui a rapporté de ses voyages d'Orient des collections si précieuses, et qui en a tiré un parti si brillant pour l'illustration des anciennes et des dernières doctrines de la Perse, a mis, dans ses corn*munications de tous les genres, une obligeance pour laquelle je trouverais difficilement des termes. Le peu que j'ai pu faire, pour lui prouver mon empressement à servir ses vœux, n'est qu'un gage que je le prie d'accepter pour l'avenir.

M. le comte de Clarac, conservateur du Musée des antiques; feu M. le chevalier de Haute-Rocbe; M. Mellingen et M« Durand, qui l'un et l'autre se disposaient à repasser en Italie, au moment où j'eus l'honneur de les voir, ont bien voulu enrichir également mes collections, et je dois enfin des grâces particulières à M. le comte de Laizer et à M. Steinbiichel de Eeini/vall, dir

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recteur des Musées impériaux de Yieune^ pour les soins que leur amour pour Tautiquité leur a fait prodiguer à mes petits trésors, après mon départ de Paris.

Après avoir terminé ma recherche des monumens, soit dans les collections publiques, soit dans les cabinets particuliers et dans les magasins des marchands d'antiquailles, où j'ai trouvé des prix fort élevés et beaucoup d'obligeance, j'ai consulté avec un intérêt tout nouveau les ouvrages consacrés aux monumens des basilidiens ou des gnpstiques en général. M. Van- Praet, conservateur à la Bibliothèque du Roi , et M. Duchesne aine, premier employé du cabinet des estampes, m'en ont communiqué les plus râreg avec un généreux empressement. Je dois les mêmes éloges à M. de Saint-Martin, conservateur de la Bibliothèque de l'arsenal, à qui j'ai du la connaissance du Desatir, dont il existe si peu d'exemplaires en Europe; à M. Hafif** ner, qui possède l'une des plus belles bi-

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bliothèques du continent ; à MM. Herren- Schneider , Schweighœuser fils , et Jung , bibliothécaires de la ville de Strasbourg, qui m'ont communiqué plusieurs abraxas inédits et une foule d'ouvrages précieux*

Tous ces secours, offerts ou accordés d'une manière si généreuse, m'ont singulièrement attaché à des recherches d'ailleurs fort arides. J'aurais, sans doute, du les poursuivre encore avant d'en faire part au public; mais tous ceux qui s'occupent de travaux de ce genre , savent par eux-mêmes qu'il est un terme au-delà duquel on ne doit pas enfermer un écrit, et que, dans les livres aussi , le mieux souvent n'est que l'ennemi du bien. Le terme auquel j'ai pu amener mon travail est, je le sens bien, un peu trop loin de celui de la perfection.

Aussi, je n'entends pas en avoir fini avec les gnostiques. Je me propose , au contraire, de vouer un écrit spécial aux monumens de ces théosophes, aux pierres que l'on comprend vulgairement sous la dénomi-

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