‹ Histoire critique du gnosticisme..: et de son influence sur lessectes religieuses etChapitre 6 sur 173 · PRÉFACE. X · texte numérisé non relu

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être , dès en Tabord^at, exposer naïvement ce qu'on peut lui donner de nouveau* ou de particulier.

Je puis m'acquitter de cette tâche en peu de mots.

J'ai voulu d'abord établir le véritable point de vue sous lequel on doit envisager, dans rhistoire.dll christianisme, l'épisode de la lutte des gnostiques contre les doctrines orthodoxes; j'ai tâché ensuite de faire connaître le degré de confiance que mérite chacun des auteurs qui nous re-* tracent cette grande lutte. Tel est l'objet de l'introduction de mes recherches.

En commençant ces dernières, je me suis efforcé de constater jusqu'.à l'évidence les liaisons qui ont du exister «entre le zoroastrisme , la kabbale , et le platonisme judaïque d'Alexandrie, afin de pouvoir montrer, que ces doctrines ont été réellement les mères de la gnose. L'examen que j'ai fait des Septante et des livres du Nouveau-Testament, particulièrement de quel-

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ques. épitres de S. Paul ^ de rÉvangile et de l'Ajyicalypse de S. Jean, a élevé, au-dessus de toute espèce de doute, le fait, que Tori-* gine du giiosticisme est contemporaine de celle du christianisme lui-même»

Dans la recherche des premiers chefs de la gnosis anti-apostolique, j'ai écarté sans ménagement les hypothèses si singulières de Mosheim, sur l'obscur personnage d'Euphrate; mais j'ai revendiqué augnosticisme, avec tous les pères, cet adepte de magie, ce Simon de Samarie, en qui plusieurs modernes ne veulent plus voir ni un Chrétien, ni un Samaritain, ni un Gnostique, et qui fut tout cela à la fois. Ce qui m'atteste qu'il n'y a pas de témérité dans mes jugemens, c'est la véiiération même que je professe pour les écrivaips que je suis dans le cas de combattre.

Je porte aussi ces sentimens dans la division que j'adopte pour les diverses sectes et écoles des gnostiques.

Avant d'exposer l'origine, les enseigne-

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mens et les destinées de celle de la Syrie, j'ai cru devoir examiner les élémens de spéculation ou de théosophie qu'elle a pu trouver dans cette région, et j'ai rencontré , particulièrement dans les fragmens de Sanchonîathon 9 des idées et des symboles qui me semblent répandre un grand jour sur les idées et les symboles du gnosticisme*

J'ai eu le même bonbeur pour l'école d'Egypte, grâce aux découvertes consignées par MM: Champollion dans le nouveau Pantbéon égyptien. Les monumens que reproduisent nos planches, ainsi que le diagramme des ophites, dont l'explication et le rétablissement offraient tant de diffi*» cultes, fournissent les preuves les plus irrécusables, que la gnose d'Alexandrie emprunta, sans hésitation, les plus beaux symboles de l'antique Egypte, pour rendre les doctrines les plus augustes de la nouvelle religion.

La troisième école gno^stique, celle de Marcion,* ne présentait ni les mêmes res-

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sources, nî les mêmes difficultés. &es enseignemens ne se rattachent ni aux doctrines de l'Asie mineure, ni à celle de l'Italie , premiers théâtres de leur existence. Il était d'autant plus nécessaire d'apprécier les marcionites par eux-mêmes, et j'ai taché de me transporter dans leur manièxiei de ' voir au point de m'identifier avec eux.

Cette manière de procéder, si simple, si équitable, qu'elle doit être considérée comme la seule bonne , m'a conduit souvent, comme malgré moi, à un assez grand nombre de ces rencontres que les auteurs nomment volontiers des découvertes, et que la critique relègue fréquemment dans la classe des hypothèses. Je ne les ai pas recherchées, je ne m'en suis pas défendu :

ce que je donne, je l'ai trouvé sous la main.

La partie la plus neuve de la question posée par l'Académie des inscriptions,- est celle des rapports qui ont pu exister entre le gnosticisme et les autres sectes philosophiques et religieuses des premiers siècles

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