PRÉFACE; XV
de notre ère. J'ai mis, dans l'examen de ces rapports et de ces influences, l'impartialité la plus entière, et, loin de conclure des analogies à la communication, j'ai souTcnt démontré l'absence de cette dernière , malgré l'existence des premières*
En général, considérant toujours les gnostiqûes comme historien, j'ai constamment refusé d'être leur panégyriste* Je pro-fesse d'ailleurs pour le cbristianism;e pur^ tel que je le trouve dans la bouche de son divin fondateur, une vénération si profonde, que je ne crois pas lui avoir fait une seule infidélité en faveur des croyances si hardies et si brillantes de la gnose« Je puis donc livrer ces recherches, sans éprouver la crainte de tendre dés piégés et de prêter un langage trop séduisant à ces Basilide, à ces Marcion, à ces Yalentin, à ces Priscillien, dont l'éloquence et les mystères menacèrent d'enlever tant de fidèles aux Églises de l'Asie mineure , de la Syrie, de la Palestine, de l'Egypte,