‹ Histoire critique du gnosticisme..: et de son influence sur lessectes religieuses etChapitre 92 sur 173 · CHAPITRE I- aSy · texte numérisé non relu

CHAPITRE I- aSy

Hche que tout rOccidaat et tout l'Orient pris enseodUe) vit encore s'élever dans ses murs les

principales écoles chrétiennes et gnostiques. Celles des gnosûques furent les premières. Dès le com<« mcncemeùt du second siècle, on le; vit surgir de toutes parts. Les chrétiens furent plus lents : habi-** tués à recevoir les enseignemens de leurs chefs comme des oracles, ils transportèrent cette confiance sur les élèves des apôtres; mais déjà la troisième génération éprouva d'autres besoins , et S. Pantène créa, la première école chrétienne, ^

Ce fuc sôus le pontificat d'Anicet, contemporain de ce Polycarpe qu'avait formé S. Jean, que se montrèrent les écoles xles gnosûques. Cétait vers l'année 1 ao de notre ère ^. On les vit bientôt s'élever en Syrie comme en Egypte, en Italie cooune en Asie* mineure, et c'est là ce qui prouve le mieux combien les germes du gnosticisme étaient répandus dans ces régions, et avec quelle puissante action ils fermentaient dans toutes les tètes. Si les

A MaUer, Essai historique sur Vécole d'Alexandrie, 1. 1^ P- 373^ t. Il; p. 261. Cf. RûUth; Reliquiœ sacrœ, yol. i> p. 337. .

a Eus.ehU Hist. eccles., III, a4* Cf. Caialog, roman, in . Muraton scriptor. iialic, t. IIl, p. 854.

nouvelles écoles se fiissent rattachées à celles de

Sfanoii, de Cérintlie et de Ménandre, dont elles

professent quelques principes, on verrait dans

trois ou quatre hommes les auteurs de toutes ces

nouvelles écoles : si elles eussent été fondées par

des chrétiens judaïsans ou par des philosophes

sortis du paganisme, on ne tirerait de leur origine

que des inductions peu frappantes ; mais ce sont

des hommes étrangers à Torthodoxie apostolique,

étrangers au judaïsme et à la philosophie des

Grecs, qui forment tout à coup ces instituts, el

dès-lors on est forcé de reconnaître, sur les bords

orientaux et méridionaux de la Méditerranée,

Fexistence de certaines doctrines, dont on a j)cat-

étre tenu trop peu de compte jusqu'à présent

Ce phénomène, au contraire, nous oblige d'admettre qu'outre Simon, Cérinthe, Ménaàdre et Hicolaus S il y eut, dans les premières comnnmautés chrétiennes, d'autres homimes encore qui n'adoptèrent qu'une partie de leurs enseignemens, les combinant secrètement avec d'autres , et formant des élèves qui pourraient les professer un jour *

1 Nous représentons par ce nom la secte des nicolâïtes, quel qu'en ait été le chef ^ Nicoiaus cCAntioche ou tout autre.

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