‹ Histoire critique du gnosticisme..: et de son influence sur lessectes religieuses etChapitre 93 sur 173 · CHAPITRE I* âSg · texte numérisé non relu

CHAPITRE I* âSg

publiquement Ce furent là, avec les docteurs que. nous venons de nommer, les véritables précur^ seurs des Basilides, des Saturnin, des Valentin, des Cerdon et des Marcion. Encore y a-t-il eu peutêtre , dans les directions que leur donnèrent leurs maîtres, autant de divergences que nous en trou-» vons dans les écoles que formèrent les élèves.

Si nous donnons aujourd'hui à tous ces dissident le nom commun de gnosliques, ce n'est pas qu'Us l'aient pris eux-mêmes, ni qu'ils l'aimit tous mérité au même degré, ni qu'ils se soient tous considérés comme des frères. Une seule de leurs sectes se donnait le nom ^nérique de gnosti^ ques ^. Leurs ennemis mêmes, tout en les rangeant dans la même catégorie, leur attribuaient des dé* nominatioifô diverses; et oe n'est que dans les derniers temps,, c'est^-dire lorsqu'ils ont été persécutés, que les partis gnostiques se sont rappro-' ehés pour soutenir une cause commune. Cétait, en effet, une cause commune pour eux, qiie de se maintenir le droit de professer une science religieuse supérieure, à ce qu'ils disaient, aux leçons des commenteras sur la vie de Jésus-Christ, et

1 Epiphan., Hœres., a6. AagOftîn., Hœres., 6. Voj. cidessous Gaipoeratient.

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des lettres pastorales de ses premiers disciple^^ ÇTétait là ce qu'ils avaient de commun^ la yymiç§ que les docteurs orthodoxes, tels que S. dément d'Alexandrie, trouvaient, comme les apôtres, dan» la révélation chrétienne, et qu'eux, au contraire, n'y trouvaient pas, ou trouvaient dans d'autres écrits. 1

Ils différaient bien les uns des autres sur Idrigine de cette haute possession, car les uns, marchant sut* les traces des Làbbalistes , la dérivaient

d'une antique révélation, transmise aux enfans de la lumière de généi'ation «i génératiofij les autres*, semblables à Philon, regardaiient l'intoitîon extatique du monde supérieur comice k véritable source de la scioice; d'autres encore, plus chrétiens que le reste , bornaient toutes leurs prétentions à tenir leurs doctrines de quelque disciple de Jésus -Christ, |dus capable que les autres de saisir l'^iseignement du Sauveur dans toute sa pureté. Aucune école gnostique ne donna

1 L'usage moderne de leur donner le nom commun de gnosiigues s'est établi en conséquence de ce principe qui leur est commun, et cet usage répond à pêU près à celd que nous ayons d'appelé;: Grecs plusieurs peuples, anciens dont quelques-uns n'ont jamais connu, ce nom.

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