‹ Histoire critique et lâegislative de l'instruction publique et de la libertâe de l'enseignement en FranceChapitre 34 sur 34 · CHAPITRE vr · texte numérisé non relu

CHAPITRE vr

L'instruction publique et la liberté d'enseignement sous la troisième race — Dernière période de l'existence des Universités ( du xvie siècle à la fin du xvrue), de la p. 33o à la p. 365.

Décadence des Universités ; au lieu d'accepter la libre concurrence, elles ne songent qu'à ruiner leurs adversaires ; — elles se font les satellites des parlements , des jansénistes et des pbilosopbes, 33 1.

I. Lutte de T Université contre la liber-té. — § ï. Réforme de l'Université, 332. — Commissaires nommés à cet effet par le roi, 333. — L'asservissement de l'Université est proclamé, 333. — Arrêt de réforme, 334 — Essais de monopole, sur les maîtres et sur l'enseignement, 335. — Tentative de juridiction exclusive dans Paris, repoussée, 336. — Les règlements" établis par l'arrêt de réforme sont violés, 337. — L'Université recommence ses manœuvres; elle est protégée par les grands, 337. — Mais le cardinal de Ricbelieu et Louis XIII défendent et favorisent la liberté, 338. — Arrêt du conseil ; vœux des états généraux en faveur des Jésuites, 339. — Supériorité incontestable de l'éducation des RR. PP., 34o. — Multiplication de leurs collèges, 342. — Ils préparent par leurs leçons le siècle de Louis XIV, et élèvent la plupart des bommes de génie de cette époque, 343. — § 2. Ecoles des ordres religieux. — Séminaires. — Petites écoles. — Au xvic siècle , de nouveaux ordres religieux sont fondés : la plupart se livrent à l'enseignement , 343. — Commencement de l'Oratoire, 344- — H porte, ainsi que Port-Royal , des coups terribles à l'enseignement de l'Université ; la Sorboune essaye de s'opposer au développement des séminaires, 345. — La Providence suscite Pierre de Bérulle, Adrien Bourdoise et saint Vincent de Paule, dont les prêtres se répandent dans tout le royaume, 345. — Le roi Louis XIV s'associe à leurs efforts; édit de 1666; établissement de Jean Eudes, de Claude de Bernard, etc.; création du séminaire du Saint-Esprit et de la société

de Saiut-Sulpice, 346 Benoît XIV encourage et stimule ce zèle, 347.— *

L'Église veille aussi aux écoles du peuple ; les protestants avaient formé des écoles buissonnières y arrêt du parlement et statuts de Mgr de Harlay pour la tenue des écoles soumises au cbantre, 348. — Discussion entre les curés de Paris et le cbantre au sujet des écoles de charité ; le parlement donue gain de cause aux curés, 349; — consacre la liberté des religieuses enseignantes,

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35o. — Le chantre de la cathédrale défend la liberté de ses petites écoles , mais il succombe dans sa lutte contre l'Université, 35i.

§3. Ecoles particulières , — La liberté soutient le zèle des particuliers ; fondation du collège des Quatre-Nations , de celui des Irlandais, 352. — Permanence des pédagogies, des pensions de permissionnaires , des écoles municipales, des maîtres privés, 352. — Le parlement maintient l'exercice de l'enseignement libre dans la personne de du Roure, Van der Enden, Chevalier, etc., des répétiteurs, 353; — des fondateurs d'écoles gratuites, 354; — des écrivains, des maîtres indépendants, etc., 355. — L'Université essaye d'étouffer la concurrence; arrêt de 1689 : c'est le prélude de plus audacieuses entreprises, 356.

II. Destruction des Jésuites. — Les Universités essayent de contester aux Jésuites le droit de conférer les grades académiques; ordonnance de 1629; les Jésuites restent en possession, 357. — L'Université de Paris veut ensuite arriver à donner l'instruction gratuite; arrêt du conseil ( Ier avril 17 19) qui affecte à la Faculté un fonds pour payer les régents, 358. — Manœuvres contre les Jésuites ; le marquis de Pombal , le marquis de Choiseul , le président Rolland , 359. — La boîte h Perrette et les jansénistes ; J. J. Rousseau et Diderot refusent d'écrire contre les Jésuites, 36o. — Malgré les instances de Clément XIII, malgré les supplications de l'assemblée du clergé, le parlement, par son arrêt de 1762, expulse les Jésuites, 36?.. — Opinion de M. de Lally Tolendal et du comte de Maistre sur cet arrêt, 303.

III. Essais de monopole et d' éducation uniforme. — Permanence de la Liberté.

§ 1. Envahissement des collèges des Jésuites; l'Université de Paris, celles

de province , les Oratoriens, etc., se partagent les dépouilles de la compaguie de Jésus, 364. — Impossibilité de remplir le vide causé par l'expulsion des Je* suites, 365. — L'Université de Paris est obligée de diminuer ses collèges ; décadence de l'éducation , 366.

§ 2. Plans d éducation nationale, — Le parlement de Paris fait appel à tous les parlements du royaume et aux Universités pour obtenir l'exposé d'un système général d'éducation, 367. — L'Université de Paris demande la correspondance des Universités entre elles ; c'était le monopole déguisé, 3C8. — L'Université de Bourges réclame un privilège exclusif pour chaque Université, 369. Toutes repoussent la direction de l'Etat sur la science, 369. — Les parlements, au contraire, veulent la suprématie de l'Etat; comptes rendus de M. de la Chalotais, 369; — du président Rolland, 370.

§ 3. Les écoles des ordres religieux ; les collèges des villes ; les séminaires ; les petites écoles. — Après l'expulsion des Jésuites, le pouvoir royal ne s'empare pas de leurs collèges, il les laisse tomber aux mains qui veulent les relever, 37 !. — Augmentation des écoles dirigées par les congrégations religieuses, 372. — Édit de 1763 pour régler l'administration des collèges libres , en dehors des Universités et des ordres monastiques, 373. — Cet édit reconnaît le double principe d'instruction publique et de liberté, 374. — Il le consacre, 375.— Cependant il laisse quelque prétexte aux. envahissements de la ma*

gistrature, 376.— Le parlement de Paris s'efforce de rendre l'éducation uniforme, 877. — Etablissement des docteurs agrégés, 377. Les séminaires

restent sous la juridiction absolue des évèques , 378. — Zèle de la royauté pour les écoles de campagne, 379. — Autres écoles libres, 37g.

Résumé et conclusion de la première partie, 38o. Note sur un mémoire de M. Troplong, membre de l'Institut, 3p,3. Table analytique des matières contenues dans le premier volume, 397.

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