‹ Histoire critique et législative de l'instruction publique et de la liberté de l'enseignement en France Par Henry de Riancey Depuis la révolution de 1789 jusqu'à nos joursChapitre 55 sur 82 · II · texte numérisé non relu

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<Jl8 HISTOIRE DE L’msTRUCTIOW PUBLIQUE

glement des études, supprima les annexes scientifiques, multiplia les classes de langues vivantes, rédigea un nouveau programme pour le baccalauréat I Et ce fut tout.

La liberté avait encore été oubliée. Mais si elle était bannie dqs préoccupations ministérielles, elle vivait dans le cœur des hommes d’intelligence et de foi, dans le cœur des catholiques. À chaque session, les échos dès Chambres répétaient les vœux de nombreux pétitionnaires, et le parlement les renvoyait aux grands maîtres comme un reproche. L’opinion publique Russi commençait à se réveiller : pendant quelques années, elle s’était laissé endormir aux promesses et aux assurances trompeuses du pouvoir. Un avocat distingué du barreau de Paris, qu’on nous permette d’ajouter, un de nos guides et un de nos amis, M, Jules Jaquemet publia une brochure pleine d’utiles renseignements et d’excellentes considérations , sous ce titre ! De la liberté d’ enseignement et du monopole, universitaire *. Un rapide aperçu sur l’enseignement et les études chez les peuples anciens; une excellente dissertation sur l’état de l’instruction publiqije sous l’ancienne monarchie française; un récit intéressant des destinées de l’enseignement pendant la révolution, sous l’empire et sous la restauration ; une appréciation exacte des décrets impériaux ; les avantages et les inconvénients de la liberté; enfin une comparaison de letat de l’enseignement en France et dans les autres nations , font.

' A. Paris, chez Mansut , place Saint-Andrc-des-Arts, n. 3o.

sans contredit , de ce travail, un des écrits les plus substantiels et les plus concluants qui aient été composés sur cette matière. Il y avait du courage à poser ainsi le problème que le gouvernement élu* dait avec tant de soin , et c’est un devoir comme un bonheur pour nous de rendre justice à l’homme démérité et de talent qui redescendit un des premiers dans l’arène où se rencontrent aujourd’hui les grands pouvoirs de l’État.

Le 29 octobre l’astre de M. Y illeruain reparut sur l’horizon ; depuis lors il n’a pas quitté le pôle universitaire.

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