‹ Histoire critique et militaire des guerres de Frédéric II, comparées au système moderne (volume 2)Chapitre 168 sur 200 · CHAPITRE XVI r · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI r

siens , qui n'avaient pas marché dans la journée , auraient pu les faire-«ans inconvénient, et engager l'affaire au point du jour. Cette faute d'un général aussi habile que brave , fut vraisemblablement occasionnée par l'embarras que lui causa le mouvement des Russes sur sa gauche; il ne vit dautre moyen de s'excuser auprès dit roi, que de gagner une bataille. Aux yeux de Frédéric , c'eût été une double sottise que de laisser manoeuvrer l'ennemi, et de ne pas le combattre.

Quant à la conduite de Soltikof , on ne peut disconvenir, qu'il avait assez bien manoeuvré contre l'armée de Dohna , pour parvenir à son but , et que dans l'affaire même , il lit preuve de talens.

Bataille de Kimej'sdorfou (^e. J^raiiq/brt.

On a laissé au chapitre XVI , Frédéric campé à Coosen devant les Russes; Daun à Marclissa; le prince Henri à Schmotseifen en Silésie ; Fouquêt et Ilarsch dans leurs anciennes positions. Depuis le départ du général Finck pour se réunir au roi, la Saxe était restée ouverte à l'armée de TEmpire, qui se porta à Naumbourg sur la Saale , poussa des partis dans le duché de Magdebourg, et s'empara de Leipzig.

jSG TRAITIÎ DES GRANDFS OPÉRATIOINS MILITAIRES.

^Lemaiéclial Daim, sans avis certain des opé- ;rAtions des Russes, et qui voulait favoriser leur jonction avec les corps de Haddick et de Laudon, partit, le 3o juillet, du camp de Marclissa avec i'aile gauche de Tarmee, et marcha sur les hauteurs de Lichlenau , près de Lauban , laissant laile droite à Marclissa, aux ordres du général Buccow et du duc d'Ahremberg. Beck, qui était resté si long-temps à Lichtenau , fut porté vers INaumhourg sur laQueiss, ])our intercepter les communications entre le corps prussien de Schmotseiféu et celui qui marchait alors sur Sagan.

.,,Le 4 août, Daun apprit la victoire de Kay , et reçut la nouvelle que Haddick se retirait sur Spremberg, mais que Laudon était parvenu à faire sa jonction. L'éloignement des deux armées prussiennes donna fespoir au maréchal autrichien d'isoler entièrement, et couper le prince Henri de la Marche et du roi. Rien, en elïét, n'eût été plus facile avec de la rapidité et de la vigueur : malheureusement ce n'étaient pas là les qualités qui distinguaient Daun. 11 nosa pas se mettre en marche avant d'avoir attiré à lui le général Deville avec 12 bataillons et 25 escadrons, et ce ne fut que huit jours après, qu'il partit de son camp de Lauban, dans la nuit du 12 , pour se rendre par Gorlitz à Pribus , où il arriva le 1 3 : Beck fut porté à Sorau pour observer la Silésie ; Haddick détacha

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