‹ Histoire critique et militaire des guerres de Frédéric II, comparées au système moderne (volume 2)Chapitre 191 sur 200 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

taillons et 24 escadrons, fut établie aux environs de Kesselsdorf; la première ligne, de 28 bataillons auprès de Wilsdruf et Limbacb ; la deuxième , de 8 bataillons , non loin de Blankenstein et Meissen; la troisième, de 28 escadrons, près de Herzogswalde; la réserve, sous Hulsen, de 11 bataillons et 35 escadrons; dans le voisinage de Frejberg; 6 bataillons et mille chevaux furent postés à Koln , vis-à-vis de Meissen , sur la rive droite de TElbe, pour empêcher les Impériaux de fourrager le pays. Attendu la proximité de l'ennemi , les bataillons de piquet baraquèrent, malgré l'extrême rigueur du froid : ce service pénible coûta un grand nombre d hommes.

Daun , encouragé par la réussite de son opération de Maxeu, résolut d'enlever le corps de Koln; il attira à lui, dans cette vue, la division de Beck , qui avait été si long-temps à Zittan, la renforça de 5 bataillons , et la poussa , le 3 décembre , devant ce poste ; le général Dierke qui le commandait ne pouvant rétablir le pont à cause des glaçons énormes que 1 Elbe charriait, ramena avec des peines énormes, durant la nuit, la plus grande partie de son corps sur des nacelles : le lendemain, ce qui restait fut attaqué avec impétuosité, et fait prisonnier, au nombre de i,5oo hommes.

Après des revers aussi açcablans et aussi mul-

tipliés , il ne paraissait pas possible que le voi se maintint long-temps contre les forces du maréchal Daun; cependant ils n'apportèrent aucun changement notable dans les affaires : la présence d'esprit et le génie du grand homme égalaient la faiblesse de son vainqueur , qui se retrancha sous le canon de Dresde , comme après une défaite , et laissa l'armée battue maîtresse delà campagne.

Mouuemeiis en Silésie.

Tandis que les événemens se pressaient sur les bords de lElbe et de l'Oder, la plus grande tranquillité régnait en Haute-Silésie , où les Autrichiens avaient laissé 33 bataillons et 5o escadrons devant un faible cordon prussien. Le général Beck couvrait les environs de Zittau avec i3 bataillons et 3o escadrons, et n'était observé que par 4 bataillons et 4 escadrons , sous le général Gollz. Harsch et Janus, avec 20 bataillons et 3o escadrons , couvraient la Bohême vers Trautenau etSchatzIar. Fouquet leur opposait, à Landsliut , i3 bataillons et 6 escadrons.

Lorsque les Russes furent partis pour la Pologne, et que le roi eut renforcé Fouquet de 5 bataillons et 10 escadrons, celui-ci rejoignit avec une division le corps de Schmettau, resté à Militsch pour observer les mouveinens de

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