CHAPITRE X. lit
Russes rendaieiît néanmoins très-urgente , sem.-. blait menacée par toutes ces positions des Autrichiens, puisqu'ils avaient sur chacun de ses flancs et presque sur ses derrières , des corps nombreux de troupes légères , et que celui des grenadiers se trouvait devant son front. Ces divisions , commandées par des hommes , tels que Laudon et Lascy , et soutenues par une armée de beaucoup supérieure, apportaient les plus grands obstacles à sa marche.
Les routes par lesquelles le roi pouvait se retirer en Silésie , sont : i° celle qui va de Jaromirs par Trautenau , à Landshut; 2° celle de Nacliod parRoketnick etFriedland, à Landshut; 3" celle de Nachod par Braunau, à Reichembach; 4° celle de Nachod, Levin , Reinerz et Glatz.
Toutes sont extrêmement difficiles à cause de» hautes montagnes et des défilés qu'elles traversent; la première était occupée par le général Janus , qui se trouvait à même de la défendre vigoureusement; d'un autre côté, Laudon, en manoeuvrant de concert avec le corps des grenadiers , pouvait couper la route de Konigsgratz sur Nachod, où aboutissent les trois autres, et s'opposer au passage de la Mettau. Le roi détacha, en conséquence, le général Retzow, le 28 juillet, avec 10 bataillons et 20 escadrons, pour attacpier Laudon, et s'établir sur les hauteurs de Neustadt. Cette opération fut exécutée sans
combat, parce que les Autrichiens se retirèrent à rapproche du général Retzow. La brigade Latr torf passa la Mettau avec les caissons des vivres; et marcha à Nahorzan , où elle fut jointe , le 2g , par tous les trains d'équipages et le parc d'artillerie, yig
Après-midi, le roi donna l'ordre de marche ^ qui s'effectua sur quatre colonnes par ailes et par la droite; l'armée passa la Mettau sur quatre ponts. Afin de couvrir le mouvement , Frédéric garnit d'infanterie le bois de Jassena, j plaça en embuscade les hussards de Ziethen, avec les dragons de Wurtemberg et Zetteritz , outre cela le dernier bataillon de chaque colonne resta sur les hauteurs jusqu'à ce que tout eût défilé. Les hussards de Putkamer et de Seidlitz avancèrent sur l'ennemi pour l'engager au combat. Le roi prit ces mesures dans la persuasion que Laudon et le corps des grenadiers poursuivraient vivement son arrière-garde; mais, soit qu'ils arrivassent trop tard, soit que ce rusé général eût pénétré les intentions de son adversaire , pas un autrichien ne parut. Lorsque le passage fut achevé , on leva le pont , et larmée campa à Jessenitz; la droite au bois près de Dobrawitz, couverte par l'Aupa; l'infanterie en première ligne, la cavalerie en seconde.
Le général Pvetzow^ marchant de Pseustadt à Studenitz, fit craindre à Daun que le roi u6