‹ Histoire critique et militaire des guerres de Frédéric II, comparées au système moderne (volume 2)Chapitre 87 sur 200 · CHAPITRE XI M. 2l · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI M. 2l

Finck conduisit à Plauen. Le colonel Meyer posté dans le grand parc, y fut attaqué, et disputa le terraiii jusqu'au soir cp^i'il se retira dans le faubourg, où il fut faiblement poursuivi. Cependant Schmeltau avait fait garnir les faubourgs de matières combustibles. Informé qne Daun faisait élever des batteries , et voulait s"y loger, il y fit mettre le feu le 1 o novembre , et ses troupes Tévacuè rent au milieu des flammes. Daun connaissait trop bien les lois de ia guerre pour désapprouver cette mesure ; mais comme il prévit le résultat qu'aurait son entreprise , il envoya un parlementaire au commandant, pour lui demander s'il avait Tordre d'agir d'une manière aussi contraire taux usages des nations policées, et le rendre responsable des événemens ultérieurs. Sclimettau lui répondit: qu'ayant ordre de défendre la ville jusqu'à l'extrémité; si l'ennemi s'en approcliait davantage, il ne ferait pas seulement brûlerie reste des faubourgs, mais encore qu'il défendrait toutes les mes , se retrancberait , s'il le fallait, dans le château électoral (i). Daun à couvert par «cette réponse martiale, déclara qu'il préférait les

(i) Autant on a loué Schmettau de cette conduite énergique, autant on a blâmé Davoust d'en avoir tenu une pareille à Hambourg : l'esprit de parti dénature totit. Je suis loin d'avoir aucun motif d'êtie l'apologiste du dernier, mais je me suis fait un devoir d'ètae toujours jus'te.

2l6 TRAITÉ DES GRANDES OPÉRATIONS MILITAIRES.

devoirs de l'hunianité , aux lauriers achetés à un tel prix; il forma le blocus delà place , et se borna à détacher le général Odonel à Gersdorf, de l'autre côté de l'Elbe , afin d'observer les Prussiens.

Tandis que ces événemens se passaient, les généraux Wedel etDohna s'étant réunis à Berlin, conformément aux ordres du roi, se dirigèrent sur Torgauavec 23 bataillons et ?>2 escadrons.

L'armée des Cercles , avait détaché du camp de Freibergle général lladdick pour s'emparer de cette place , qui renfermait un des grands magasins du roi; on savait quelle n'était ceinte que d'un simple retranchement, et gardée para bataillons. Le général Wedel s'était fait précéder sur la rive droite de l'Elbe par un détachement sous le major Lossow. Cet officier , instruit par quelques prisonniers du projet de Haddick, eu rendit compte à Wedel, qui arriva, le lo décembre , à lîertzberg. A l'npproche des Impériaux , devant Torgau, le colonel Grolmann, commandant de la place , prit la résolution de sortir à leur rencontre , persuadé quil leur en imposerait asse/^ pour gagner quelques heures, et donnerle lemps à l'armée d'arriver. Cette ruse réussit, Haddick n'imagina pas qu'une simple garnison osât venir au-devautde lui ; il crut que Wedel était à Torgau, ^t suspendit l'attaque. Sur ces entrefaites, 5esca-

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