‹ Histoire critique et militaire des guerres de Frédéric II, comparées au système moderneChapitre 60 sur 121 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Opérations des armées françaises ; invasion du pays d' Hanovre j bataille dHastenheck; invasion de la Saxe j bataille de Rosbach.

v^oisFORMÉMENT au traité de Versailles et à la convention conclue , le 1^^ mai 1766, avec la cour de Vienne, la France ne devait envoyer en Allemagne qu'un corps auxiliaire de 24 mille hommes; mais, comme elle voulait conquérir les états du roi d'Angleterre, 100 mille hommes s'assemblèrent au commencement d'avril 1767 , entre la Meuse et le Bas- Rhin. La première division, forte de 3o mille hommes , commandée par le prince de Soubise, fut jointe par 3 mille Autrichiens qui se trouvaient dans le Brabant, passa le Rhin à Dusseldorf; et, après s'être emparée, au nom de 1 impératrice-reine , des états que le roi de Prusse possédait dans cette partie de l'Allemagne, et qu'il avait fait évacuer, marcha vers la Saxe , taudis (|ue le maréchal d'Estrées, à la tête de 112 bataillons, ng escadrons et 3oo bouches à feu, traversa la Westphalie pour entrer en Hanovre.

Les alliés se rassemblèrent vers le milieu d'avril, entre NienburgetHameln , au nombre de 48 millç

l88 TRAITÉ DES GRANDES OPERATIONS MILITAIRES.

Hanovriens, Brimswickois ou Hessois, sous les ordres du duc de Cumberland , qui établit son quartier-général à Hanovre. Pour empêcher les Français de pénétrer plus avant, ce prince porta vers la fin d'avril son armée dans le camp de Bielfeld, qu'il fit retrauclier; mais il le quitta le 3 juin , pour ne pas être tourné , repassa le Weser , et vint camper, le 22 , à Hastenbeck; la droite sur les hauteurs dOhsen près du\Veser,la gauche en arrière de Besthuysen , appuyée à des ravins et des bois presque impraticables. L'armée française ayant passé le Weser, entre Beverungen et Hœxter, se dirigea par Holzmunden, Halle et Heven, d'où elle partit le 24 juillet , sur 6 colonnes pour soutenir un détachement destiné à attaquer le corps qui couvrait la droite des allies. Lorsque le duc de Cumberland fut informé de rapproche de l'ennemi , il retira son aile droite derrière des marais impraticables qui s'étendent depuis le village d'Hastenbeck jusqu'au Weser ÇPî. 2 1.) L'extrémité de l'aile gauche, resta dans la première assiette; on établit seulement sur la hauteur deux batteries de 12 , qui furent protégées par les chasseurs et par deux bataillons de grenadiers placés dans les bois. Le front était couvert par des chemins creux; le village de Hastenbeck, en avant du centre de la ligne, fut brûlé. Comme le terrain interdisait l'emploi de la cava- \erie , on la forma en potence, face aux hauteurs

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