CHAPITRE VIL
Observations sur les événemens de cette seconde période. Maximes sur les lignes d'opérations et l'ordre oblique. Principe fondamental de toutes les combinaisons de la guerre.
JLloyd fait de grands reproches aux deux partis, tant sur les marches cjui ont précédé la bataille de Breslau , que sur cette bataille même ; les premiers , souvent justes , quelquefois exagérés , mais toujours relatifs aux convois de pain , sont tellement fondés sur des suppositions , que je ne crois pas devoir les rapporter tous. Il voulait, par exemple , que le duc de Bévern , au lieu de se porter sur Goerlitz se rejetât plus à gauche , et vînt prendre position vers Greifenberg, parce que cette position , qui ne fut point occupée , n'aurait pu être tournée par la droite. Comment a-t-il prétendu que 80 mille hommes victorieux ne puissent tenter de gagner l'extrémité d'une armée de 4o mille , et de s'établir ainsi en masse sur ses communications , de peur quelle leur enlevât des farines , tandis qu ils se seraienttrouvés dans un pays fertile comme la Silésie?