CHAPITRE Vï
65oo , tues ou blessés , mais attendu que la plupart des derniers furent pris à
Breslau il n'en compte que 3,ooo
Pi'isonniers (i) j2i,5oo
Prisa Breslau, daprès un état nominatif, i-y, 146 Pris par Zlethen dans la poursuite. . 2,000 Mis hors de combat à Neumarck , la
veille de la bataille 800
Déserteurs au moins 6,000
Total. . . . 5o,446
D'après des rapports exacts le prince Charles rentra eu Bohème avec
Infanterie réglée 9^000
Cavalerie et troupes légères. . . . 28,000
Ce qui porterait la force de l'armée le jour de l'action , à 87,44^
L'auteur considère cette bataille comme faisant époque dans les annales de l'art militaire , et renfermant non-seulement la théorie , mais encore le développement pratique d'un système dont Frédéric est Tauteur. En jetant un coup-d'oeil sur les dispositions de l'armée prussienne , on verra
(i) Ceci paraît exagéré; d'autres relations ne portent que 5 mille prisonniers faits le jjur même de la bataille, et 17 mille a Breslau.
qu'elle formait un angle aigu avec celle des ennemis; sa ligne était donc en direction oblique relativement à celle des Autrichiens : cet ordre oblique, au jugement de bien des militaires instruits, devait décider de la victoire; jusquesJà ou n'avait eu quune idée imparfaite de son application et de ses dispositions, aucun général n'avait saisi tous ses avantages; dès-lors les généraux allemands eu ont fait pendant long-temps la base de tout ordre de bataille. Tempelliof le compare au sabre de Scanderberg , dont lui seul pouvait se servir avec succès , et imagine coraplaisamment que Frédéric eut le droit exclusif de l'employer (i).
La nature de cet ordre indique assez que l'attaque doit s'eifectuer sur l'une des ailes de l'ennemi , et qu'il faut renfoncer la partie de la ligne qui doit opérer , afin de pouvoir le déborder et le prendre en liane et à revers; cependant, comme lennemi a aussi les moyens de porter des renforts au point menacé , il importe de lui doniier le change , de manière à le laisser dans l'incertitude
(i) On a fait un grand mot technique de cet ordre oblique; on a voulu prouver qu'Epaminondas en fut l'inventeur, et s'en servit à Lenctres. On l'a appliqué aux plans de Pharsale pour l'armée de César; j'aurai occasion de développer , d.uis le chapitre suivant, le véritable avantage d'un ordre pareil, et ses rapports avec les principes de l'art.