Thucydide^ II
3. Selon Idoménée, ce fut Kléon qui intenta Taccusation, selon Théophraste, ce fat Simmias^ et selon Héraclide de Pont, Lakratidas. Plutarque, Pericles, XXXV.
3. Thucydide, II, 65 ; Diodore de Sicile, XXX, 45 ; Plutarque , Perielet, XXXV.
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quence naturelle de cette condamnation, aux élections générales qui vinrent quelques jours après le procès 9 il ne fut pas réélu par l'Assemblée à ces fonctions de stratège *, qu'il avait occupées sans intermp* tion depuis son entrée aui affaires, c'est*à-dire depuis environ trente années. Aussi durement atteint dans sa vie publique, le grand homme ne fut pas moins douloureusement frappé dans sa vie privée. En même temps que les Athéniens lui enlevaient le pouvoir, la peste lui ravissait ses meilleurs amis, sa sœur et ses deux fils légitimes, Xanthippos et Paralos '. Tous moururent à quelques jours de distance. Lorsque Périclès, qui jusqu'alors avait supporté ces malheurs avec fermeté , posa la couronne funèbre sur la tète de Paralos, son dernier fils, il ne put contenir son cœur déchiré. Éclatant en sanglots et le visage noyé de larmes, il tomba, brisé par la douleur'.
Par un brusque revirement de l'opinion, ces Athéniens, dont la mobilité n'avait d'égale que l'ingratitude, voulurent bientôt rappeler Péridès au pouvoirs Sa
1. Thucydide, II, 65; Diodore de Sicile, XII^45; Plutarque Pendes, XXXV; Victor Duruy, Hiitoire de Gréce^ tome II, p. 26; Grote Histoire de la Grèce, tome VIII, p. 203-204 et note I, p. 209.