Aristophane, Nuh.^ t. 1320 à
3. Lysias, adv. Aldhiad, de dom, 8 (OraU ÀUici. Edit. Didot, t, II,
^ YIS PRIYÉE d'ALC31ADE, 215
< ment d'ane dette, ni pour renouveler la jouissance du
< droit d'hospitalité dans cette cité, mais pour prendre
< des femmes d'Âbydos des leçons de yolupté et de dé«
< pravation^ » On ne doit voir dans cette allégation qu'une infime calomnie, suggérée par les mœurs dissolues d'Âlcibiade à la haine aveugle de son adversaire
politique. Alcîbiade, avait été élevé à l'école de la milésienne Aspasie ; il était disciple de Socrate qui, à en juger par ses conseils à la courtisane Théodète, était eipert dans la théorie de l'art d'aimer ^ Quel que fût
p.!l54). Atbénée, XIII, 4; XII, 9. — Cf. Athénée, ZII, 5'; Antipbon, Akt&. de injur. fr, 67 {Orai, AUic. Ëdit. Didot, t. Il, p. 231). ^Lysiaa ajoute que ■ d'accord sur ce point Alcibiade et Axiokhos se partage* < rent les faveurs de Hédontis qui eut bientôt une fille. Dès que celle» c ci fat nubile, ils firent d'elle leur maîtresse commune ainsi quUU « avaient agi avec sa mère. Hais quand Alcibiade la possédait, il disait « qu'elle était fille d'Axiokbos; et quand yenait le tour d'Axlokhos, ce* « lui-ci prétendait qu'elle était fille d' Alcibiade. » Nous transcrivons ce passage sous toute réserve, carLysias, que nous avons presque tou« jours surpris en flagrant délit d'imposture^ ne nous inspire aucune crédulité. Pour trouver la vérité, il faut rester à égale distance des panégyristes comme Isocrate et des détracteurs comme Antiphon , Andocide et Lysias. Quant à Atbénée, qui semblerait couvrir de son autorité Tallégation de Lysias en la citant, son témoignage est de peu de valeur. On sait qu'il prenait les matériaux de son livre où il les rencontrait, et qu'il les employait sans aucun contrôle historique ni critique.
1. Antiphon, Alcib, de injur. fr. 67 {OrcU, Àttic, Didot, p. 231); Athénée, XII^ 5. — Les femmes d'Abydos et les femmes de Milet passaient, dans l'antiquité, pour très-débaucbées. Athénée, ibid.