‹ Histoire d'Alcibiade et de la république AthénienneChapitre 130 sur 241 · Thucydide, IV, 78, 88; Diodore de Sicile, XII · texte numérisé non relu

Thucydide, IV, 78, 88; Diodore de Sicile, XII

nombre d'Athéniens et d'un contingent d'alliés acarnaniens, devait s'embarquer, puis aborder en Béotie, auprès de Siphée, et s'emparer sans coup férir de cette ville dont les portes lui seraient ouvertes par les factieux démocratiques. Le second corps d'armée, beaucoup plus considérable, et commandé par Hippokratës, devait se rendre par terre au temple de Délion en Béotie, le fortifier, et y attendre ou que quelque ville gagnée par les conjurés reçût une garnison athé-< nienne, ou que l'armée béotienne, forcée de se diviser par ces deux attaques simultanées, vînt leur offrir le combat avec une grande infériorité numérique ^ Si les Béotiens s'étaient divisés, s'ils avaient exécuté cette funeste manœuvre qui perdit bien des armées, Démostliènes les aurait vaincus sur les rivages de Siphée tandis qu'Hippokratës les aurait écrasés dans les plaines de Délion.

Les attaques combinées devant avoir lieu le même jour, les deux généraux convinrent de la date*. Démosthènes partit le premier avec l'escadre \ car pour gagner Siphée, il lui fallait doubler le cap Sounion et

Page 1