Thucydide, IV
3. Thucydide, IV, 89. — L'escadre de Démosthènes n'était en partie composée que de b&timents de transport.
BxpiDrnoT de béotie. 243
longer toute la côte attique jusqu'au détroit de Ghalcis. Au contraire, Délion était à deux jours de marche d'Athènes. Malheureusement, Démosthènes mit trop de bâte dans la traversée, Hippokratès trop de lenteur dans ses préparatifs ; ou plutôt, l'un des stratèges se méprit sur la date déterminée. Quand Démosthènes débarqua à Siphée, Hippokratès quittait à peine Athènes. De plus, le complot démocratique de Ptéodoros avait été dévoilé par un des conjurés. Démosthènes trouva donc Siphée en complet état de défense et protégée par toute l'armée béotienne ^ Il se rembarqua prudemment, sans risquer un combat perdu d'avance, et cingla vers Athènes ; mais il n'y put arriver à temps pour empêcher le départ de son collègue.
Hippokratès voulant former une armée considérable, ne s'était pas contenté d'une levée régulière, faite par le choix des stratèges diaprés les noms inscrits sur les registres de l'état civil, ainsi q ne cela se pratiquait généralement. Il avait imaginé une sorte de levée en masse, appelant aux armes toute la population citoyenne ou non citoyenne : pentacosiomédimnes , chevaliers , zeugiteS) thètes, métœques, et même étrangers* par