Plutarque, Alct^iod.» VU; Platon, Sympot.f p
3. Platon Sympot.f p. 220-221. Dans le Banquet^ Platon prête ces
paroles à Alcibiade : ■ Dans la retraite de Délion comme à Athènes,
« Socrate marchait fièrement et avec un regard dédaigneux, pour
c parler comme Aristophane. Il considérait tranquillement l'ennemi, in-
c diquant par sa contenance qu'on ne l'aborderait pas impunément. •
4. Platon, Sympoi.f p. 220-221. Cf. Loches, p. 181. —Ce Lâchés ami de Socrate et dont un des dialogues de Platon porte le nom (JLaches twê de fortitudine)^ était oe stratège athénien, fils de Mélanopos, qui eut le commandement de la première expédition de Sicile en 427. (Voir le chapitre IV, p. 155.) L'année suivante, non réélu stratège, il remit en Sicile même le commandement de la flotte à Pythodoios, arrivé d'Athènes, avec quarante trirèmes de renfort, pour le remplacer. Du parti de Nicias, Lâchée fut un des principaux promoteurs de l'armistice de 423 et de la paix de 421. Quelques années plus tard, en 418, il fut réélu stratège et conduisit un corps d'armée en Argolide. Il fut tué, à la bauille de Mantinée. Thucydide, m, 89 , 90, 103, 115| 118; V, 19, 24, 49, 61, 74; Diodore de SicUe, XU, 54, 69; Platon,
BATAILLE DE DALION.
très fantassins. Alcibiade Tint au secours du philosophe. D loi cria d'avoir bon courage, qu'il ne l'abandonnerait pas. Pendant toute la retraite, il resta aux côtés de Socrate, le protégeant contre les cavaliers et les peltastes béotiens qui s'acharnaient sur les fuyards ^ C'est ainsi qu'Alcibiade s'acquitta noblement envers son maître du secours que celui-ci lui avait porté dans un môme danger, au siège de Potidée.
Dix-sept jours après cette funeste bataille où tombèrent mille hoplites athéniens, le stratège Hipponikos, et un certain nombre d'armés à la légère, de cavaliers et d'esclaves \ la forteresse de Délion, as-
Laeheiy Sympos.j p. 220-221. — A l'époque delà bataille de Délion, lâchés ûdsait partie de Tannée d'Hippokratès, en qualité de simple hoplite. Ces exemples de citoyens tour à tour généraux et simples soldats ne sont point rares dans l'histoire de Grèce.
1. Plutarque> Akibiad., VII. — Selon Diogène de Laêrte, 11^ 29; Cioéron, De Divin. , l, 54» et Strabon , IX, 2, 7, Socrate dans cette retraite sauva Xénophon tombé de cheval^ en le chargeant sur ses épaules et en le portant ainsi à plusieurs stades. Il y a évidemment confusion ici avec le secours que reçut Alcibiade de Socrate au siège de Potidée. D'une part^ cet acte de Socrate à Délion est démenti par Plutarque; d'autre part , le silence de Xénophon à cet égard dans les Mémoires tur Socrate l'infirme également Si Socrate lui eût sauvé la Tie, Xénophon n'eût pas manqué de le consigner dans cet écrit , où il rappelait soigneusement tous les faits qui pouvaient servir à l'apologie de Socrate.
2. Thucydide^ IV, 101; cf. Diodore de Sicile, XII, tO. — Les pertes des Béotiens furent d'environ un tiers moins nombreuses.
260 HISTOIRE D'ALCmiàBB.
siégée avec vigueur^ fut prise par les troupes de Pagondas^
Athènè Promakbos semblait ne plus couvrir les armes athéniennes de sa terrifiante égide. L'heure des défaites avait sonné pour Athènes. En quelques mois, on apprit dans la ville la déroute d'Oropos, la prise de Délion, les revers de Lamakhos dans le Pont, les succès du Spartiate Brasidas sur le littoral de la Ghalcidique et de la Thrace, la défection d'Acanthe et de Stagire, la prise d'Amphipolis, de Torone et de Lécythos par les Lacédémoniens '.
Ces désastres successifs rendirent les Athéniens, qui jusqu'alors avaient eu l'avantage, plus traitables à l'idée de la paix'. Le parti deNicias et de Lâchés triompha au Pnyx et à l'Agora du parti de Kléon, qui continuait à pousser la guerre \ A Sparte, on était non moins désireux d'une trêve , car on voulait recouvrer les hoplites pris à Sphactérie et captifs à Athènes *.