‹ Histoire d'Alcibiade et de la république AthénienneChapitre 147 sur 241 · Thucydide, IV, 117 ; Diodore de Sicile, XII · texte numérisé non relu

Thucydide, IV, 117 ; Diodore de Sicile, XII

ABHISTICB ET RUPTURE DE L^ARMISnCE. S61

Dans les deux États, les promoteurs de l'armistice pensaient qu'une cessation momentanée des hostilités aurait pour résultat d'amener Sparte et Athènes dans un bref délai à la conclusion de la paix ^ Au printemps de 423, un armistice d'un an fut conclu entre les belligérants par les ambassadeurs lacédémoniens au nom de Sparte et de ses alliés et par le Peuple Athénien, sur la motion de Lâchés '.

Mais à peine cette suspension d'armes était-elle conclue qu'eUe était déjà violée. Au temps même où se faisaient les ratifications du traité, les citoyens de Scione, ville de la Pallène, sigette d'Athènes, ouvraient leurs portes à Brasidas, et lui décernaient une couronne d'or comme libérateur de la Grèce'. Lorsque les députés de Sparte et d'Athènes arrivèrent sur les côtes de Ghalcidique pour notifier la trêve aux commandants des corps expéditionnaires, l'Athénien Arystonymos exigea que Brasidas retirât ses troupes de Scione. Il alléguait un des articles du traité qui spéci-

1. Thucydide, IV, 117-118 ; Diodore de Sicile, Xil, 72. Cf. Thucydide, V, 15. —Dans un article du traité de trêve, il était môme stipulé qu'on devait ouvrir des conférences pour la conclusion d^une paii définitive.

2. Thucydide, IV, 117-119; Diodore de Sicile, XH, 72. — Le traité de trêve est cité en entier par Thucydide.

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