Thucydide, V
ALLIANCE DE SPARTE ET d'aTHÂNSS. 273
Us pensèrent qu'une alliance avec Athènes était le meilleur moyen de contenir le Péloponnèse. Des conférences furent entamées avec les Athéniens pour la négociation d'un traité d'alliance ^ Gr&ce aux efforts de Nicias et du parti philo-laconien, alors tout-puissant à Athènes, un traité d'alliance défensive et offensive entre les Lacédémoniens et les Athéniens fut conclu peu de jours après le traité de paix ^.
Il est certaines nations qu'il vaut mieux, quelle que soit leur puissance, avoir pour ennemies que pour al-
1. Thucydide, V, 22. Cf. Diodore de Sicile, XII^ 75; Plutarque^ SicUu, X.
2. Thucydide, V, 22, 23. Cf. Diodore de Sicile, XII, 75; Plutarque, Nicias, X. — Thucydide (V, 23, 24) cite ce traité en entier. En voici les princi- pales clauses :
« Les Lacédémoniens et les Athéniens seront alliés pour dnquante c ans.
« Si quelque agresseur pénètre sur le territoire des Lacédémoniens, « les Athéniens viendront à leur secours avec toutes leurs forces dis-i « pénibles.
c Les Athéniens et les Lacédémoniens le tiendront pour ennemi^ « lui feront. la guerre et ne pourront la terminer que d'un commun c accord, selon la justice, avec zèle et sans fraude.
« Si les Hilotes se soulèvent, les Athéniens secourront les Lacédé- « moniens.
« Si les Lacédémoniens et les Athéniens jugent convenable de faire < quelque addition ou retranchement au présent traité d*alliance, ils « le pourront, mais d'un consentement mutuel.
« Ont juré : s
(Suivent les noms.)
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liées. Laçédémone était de celles-là. Nicias et ses partisans commirent une grande faute en poussant le peuple à la conclusion de ce traité d'alliance. La trêve de cinquante ans aurait pu durer si les Athéniens s'en étaient tenus à la neutralité. Au contraire, l'alliance avec Sparte devait bientôt faire reprendre les armes à la Grèce entière.