Thucydide, Y, 16. PluUrqua, Niciat, VIII, IX
S78 HISTOIRE D'aLCIBIADE.
nom & la bouche, allaient jusqu'à prétendis qu'il était aimé des Dieux, et que c'était grâce à l'assistance divine qu'il avait conclu la paix^ Enfin, la paix s'appelait le Nikieion^ c'est-à-dire l'œuvre de Nicias*. Non-seulement ce traité couronnait glorieusement la noble existence de Nicias passée dans les combats ; il lui assurait encore le repos et le maintien intact de sa réputation de grand capitaine : la cessation des hostilités devait empêcher tout nouveau stratège de se produire, de rivaliser avec lui, et de l'égaler ou de le surpasser. Était-ce pressentiment du sort funeste que lui réservaient les armes, le plus vif désir de cet homme de guerre était de ne plus faire la guerre '•
Mais dans les fluctuations de la politique, ce qui réjouit les uns désespère les autres. A côté de Nicias, déjà âgé, dont toutes les ambitions étalent réalisées et dont la paix assurait le repos, il y avait Alcibiade qui atteignait en ce moment même l'âge de la vie politique, dont aucune ambition n'était assouvie , et que la