Thucydide, V, 29, 31. Cf. Diodore, XII
S90 HISTOIRE D'aLCIBIADE.
Lacédémone et Athènes^ et malgré le ressentiment qu'ils avaient contre Sparte d'avoir traité sans leur assentiment> ils gardaient à cette dernière cité une certaine sympathie. L'oligarchie de Sparte était plus conforme à leurs propres lois que la démocratie argienneS
Abusés par Nicias sur la fidélité des Spartiates à remplir les engagements ^, les Athéniens ne s'inquiétaient pas beaucoup de cette contre-ligue ; d'autant plus que la coalition, étant en majeure partie composée de Péloponnésiens , menaçait plus directement Lacédémone qu'Athènes. Les Spartiates au contraire s'en troublaient fort. Après avoir vainement tenté d'engager leurs alliés, les Corinthiens et les Ghalcidéens,à ne pas conclure l'alliance argienne', ils concevaient le projet, au mépris de la foi jurée aux Athéniens, de profiter de cette alliance qu'ils n'avaient pu empêcher. Dans ce perfide dessein, ils conseillèrent à des députés corinthiens et béotiens, alors présents à Lacédémone, de se mettre d'accord et d'entratner la Béotie dans la ligue argienne, afin de forcer ensuite les Argiens à contracter alliance avec Sparte. Ils ajoutaient que, eux, Spartiates, ils préféraient une rupture avec Athènes qu'un conflit