Diodore de Sicile, xn, 75 ; Thucydide, V
CONTRE-UGUE PéLOPONNÉSISNNB. 289
toutes les mesures nécessaires pour garantir leur autonomie ^ Ârgos élut douze citoyens munis de pleins pouvoirs pour conclure avec tous les États qui le solliciteraient une contre-ligue contre la ligue spartoathénienne^. Durant près d'un an et demi, des premiers jours du printemps de 421 au milieu de l'été de 420, ce ne fut dans toutes les cités de la Hellade qu'allées, venues et conférences de députés argiens, corinthiens, lacédémoniens, athéniens, béotiens, éléens; ceux-ci proposant l'alliance, ceux-là la repoussant ; les uns employant tous leurs efforts à la faire conclure, les autres, à en empêcher la ratification; d'autres enfin se plaignant de l'inexécution des traités'. Les Manti-r néens et leurs sujets ou tributaires jfurent les premiers à adhérer à la coalition;. les Éléens, puis les Corinthiens et les Ghalcidéens du littoral de la Thrace, entrèrent ensuite dans la confédération argienne^ Malgré les avances des Corinthiens et des Argiens, les Mégariens et les Béotiens ne voulurent pas s'engager. Quoiqu'ils n'eussent point ratifié les deux traités entre
1. Thucydide, V, 27, 28. Cf. Diodore de Sicile, XU, 75; Plutarque, Nieiag, X.