‹ Histoire d'Alcibiade et de la république AthénienneChapitre 169 sur 241 · AMBASSADES A ATHÈNES · texte numérisé non relu

AMBASSADES A ATHÈNES

avaient leur sujet. Nicias en était même fort troublé et craignait de passer en jugements Nul doute que si Kléon eût été encore vivant, le démagogue n'eût profité de cette occasion pour traduire son adversaire deyant les dikastes. Ce fut à la modération relative d'Alcibiade, auquel il répugnait d'employer les odieuses armes politiques de Kléon, que Nicias dut d'échapper à la colère de ses concitoyens.

Sur ces entrefaites, Alcibiade fut personnellement informé, par des amis qu'il avait à Argos, de la négociation d'une alliance entre les Argiens et les Spartiates ^ n jugea qae grftce à l'extrême irritation du peuple contre la déloyauté des Lacédémoniens et à l'impopularité actuelle de Nicias, le moment était propice pour rompre ouvertement avec Sparte. Il fît donc dire aux principaux chefs du parti anti-laconien d'Argos d'envoyer au plus tét des députés à Athènes , pour proposer une alliance qui serait presque certainement agréée ^. Les Argiens, dont les sympathies étaient bien plutôt pour Athènes que pour Lacédémone et qui n'avaient songé à l'alliance Spartiate que dans la crainte de voir une semblable proposition refusée par les Athéniens, s'empressèrent, sur le message d'Aldbiade, de dépêcher

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