‹ Histoire d'Alcibiade et de la république AthénienneChapitre 177 sur 241 · Thucydide, V, 61-74. Cf. Diodore de Sicile, XII · texte numérisé non relu

Thucydide, V, 61-74. Cf. Diodore de Sicile, XII

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mainte autre occasion, les Spartiates et les Athéniens cherchèrent mutuellement à se nuire. Pourtant, malgré tous ces actes d'hostilité, la trêve ne fut ouvertement rompue par les Lacédémoniens que six ans après le traité avec les Argiens, en 414, époque où la plus grande partie des forces athéniennes étaient loin de la Grèce, en Sicile, et où Alcibiade, banni d'Athènes, excitait les Spartiates à reprendre les armes ^ . Sans la formation de la ligue argo,-athénienne , qui inspira aux Spartiates une certaine modération dans leurs foreurs jalouses et dans leurs belliqueuses ardeurs, ils auraient rompu la trêve quatre ou cinq ans plus tôt.

On doit blâmer le stratagème qu'employa Alcibiade pour discréditer les ambassadeurs Spartiates et pour pousser le Peuple à conclure cette alliance argienne si avantageuse pour Athènes. Mais, bien que, selon la stricte morale, les fautes de l'un ne pallient pas les fautes de Tautre, on est forcé quelquefois de combattre ses adversaires avec les armes dont ils se servent. Or envers qui Alcibiade trahiMl ses serments? Envers les Spartiates! envers des hommes qui avaient toujours trompé amis et ennemis et qui depuis une année s'étaient parjurés sept fois : la première fois, en contractant alliance avec Athènes, à rencontre d'un

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