piiaxa liivlictà xaOi^xa, Thucydide, VI
320 HISTOIRE D*ALCIBUDE.
< pique, s'étaient exagéré la puissaDce d'Athènes qu'ils « se figuraient écrasée par la guerre ^ »
Après qu'on eut accompli, suivant les rites sacrés, les diverses cérémonies qui ouvraient les fêtes : prières, sacriflces, libations auxDieux, processions solennelles \ on procéda aux divers exercices des Jeux Olympiques. C'étaient les courses à pied (Sp^fAoi) qui comprenaient la course du stade (<rrà$iov, ico$coxtta) et la course du double stade (StauXoc), et où les concurrents couraient soit nusy soit couverts de la pesante armure des hoplites'. Les courses de Thippodrome, (lTcico$po)Atai) qui se composaient de la course des cavaliers (xcXv)ç) de la course des chars attelés de deux chevaux ou biges et de la course des chars attelés Se quatre chevaux ou quadriges S La lutte (ttoXi)), dans laquelle les antagonistes cherchaient à se renverser mais sans se frapper*;
1. 01 '£XXt)V8c xai 6icàp Suvoejuv fieCC» ^(i£W rfjv koXiv év6{U9Qcvy r^ i(i^ diaitpeicsî tyj; *OXu|j.icîaCc OtcapCac, icp^tpov iXinCovTCc aÙTi^v xotrairsicoXcfifiaOaiu Thucydide, VI, 16.
3. Pausanias, VI^ 14; le scoliaste de Pindare, Olymp., od. V.
3. AriBtophane etlescoliaste, Àves,y, 290,293; Pausaniaa, V, 8, 17, VI, 10, 13, VII, 17.
4. Pindare et le scoliaste, Olymp. od. , [, et II ; Thucydide, VI, 16 ; Sophocle, Electr. y. 716 et 747; Isocrale, de Hty., I, XIV; Paunnias, V, 8, 15; VI, 13, 20, Plutarque, Alcibiad., XI.
5. Eschyle et le scoliaste, Eumenid,, y. 592; Plutarque, Quasst. tympof., II, Suidas et Hesychius, s. y. (ûoroc; Paber, Agonosticon (Theiouinu AfUiqwtatMm yraMorum, t. Vm).
LES JBUX OLYMPIQUES. 321
c'est ce que Ton appelle aujourd'hui la lutte à main platée Le pugilat {fwyit.i) qui répond un peu à la boxe; tiDtôt on combattait avec les poings nus^ tantôt avec des Gestes*. Le pancrace (de icav et de xpaxoç) qui participait de la lutte et du pugilat'. Enfin le pentathie (TrivrotOXo^), qui comprenait la course à pied (TcoSwxiia), la lutte {•KHk'n), le pugilat (wxi»-i), le saut (A{Aot), et le jet du disque,
(Si(rxov)'.
Tous ces exercices avaient lieu dans cette verdoyante vallée d'Olympie qui est encore aujourd'hui le plus beau site de la Grèce. Arrosée par l'Alphée et le GladeuSy sur les bords desquels croissent les lauriersroseSy les myrtes, les agnus-^astusetles hauts platanes, cette vaste prairie semée de bouquets d'oliviers s'étend entre deux chaînes de collines aux formes sculpturales, dont les flancs pierreux se couvrent jusqu'à mi-côte de
1. Noua ayons tu sur une frise antique, au Musée Profane de Saint* Jean de Latran^ une scène de lutte où les antagonistes ont les mômes altitudes, les mômes attaques^ les mômes parades que les lutteurs à main plate des arènes modernes.
2. Homère, IUm, XXn, V. 688; Odyss.,ym, v. 246; EusUthe, ad Borner, llias, XXII; Aristophane et le scoliaste, Vetp., v, 1377; Fax,, v. 540,; Apollonius de Rhodes,; iir^on.. H, v. 50; Polluz, m, 90; Êlien, Var. hisU, X, 19.