Plutatque, Qiuut, tympos.f II, 4; Pausanias, VI
4. Plutarque, de Mtuie, ; Quxst, sympot., IX, 3; Pausanias, V, 17, VI, 19. Mémotrei de VÀe. des Interiptiant^ T. m, p. 228, sq.
I îl
322 msToiRS d'alcibude.
la végétation sauvage des lentisques, des arbousiers, des chênes verts, des lauriers-tins, des vignes vierges, des ronces, et dont les cimes supportent les troncs élancés et le feuillage sombre des grands pins. L'ar-* dent soleil grec baigne la vallée entière d'une lumière intense d'une extraordinaire limpidité. Il donne des miroitements d'argent aux eaux des deux rivières et, pénétrant jusqu'aux plus épais des fourrés, jette des glacis d'or sur les rares endroits où le sol apparaît. Parfois, un jeu capricieux des nuages, gris et rosés comme les tourterelles d'Aphrodite, qui courent sur le bleu du ciel, change l'aspect du paysage. Les nuages qui cachent un instant le soleil, font l'ombre sur les rives de l'Alphée. Tout devient morne, sinistre, désolé. Sunt lacrymêB rerum : la nature prend le deuil du soleil absent. Il ne tarde pas à reparaître, créant de nouvelles formes, accusant de nouveaux reliefs, creusant de nouvelles cavités, modelant de nouveaux plans, étalant de nouvelles couleurs. Tout s'éclaire, tout s'illumine , tout resplendit. Ce qui était brun devient te* paze, ce qui était améthyste devient pourpre, ce qui était noir devient vert sombre, ce qui était vert tendre devient jaune. C'est la mobilité de la mer dans Timmobilité de la montagne.
Mais quel spectacle plus grandiose et plus magnifi-