‹ Histoire d'Alcibiade et de la république AthénienneChapitre 213 sur 241 · LES DÉPUTÉS ATHÉNIENS ▲ MÉLOS · texte numérisé non relu

LES DÉPUTÉS ATHÉNIENS ▲ MÉLOS

c Les forts se servent de la force et les faibles se sou- € mettent *. »

Les Méliens quittent alors la question de droit et répondent que leurs alliés d'origine, les Lacémoniens, viendront les secourir. « — Ne vous bercez pas de ce « chimérique espoir, répondent les Athéniens. On ne c doit pas compter sur les sympathies d'un État, mais c sur les forces dont il dispose. Les Lacédémoniens, « n'ayant pas de vaisseaux, ne tenteront pas la lutte « navale avec les dominateurs de la mer ^ »

« — Il nous reste l'espérance, reprennent les Méliens. « Le sort des armes est hasardeux. » — « L'espérance, « disent les Athéniens^ nuit souvent même unie à la « force ; quand elle captive les faibles, elle les perd sans « retour*. »

Enfin les Méliens invoquent la protection et la vengeance des Dieux. Les Athéniens n'en sont point émus. < — Nous ne craignons pas, disent-ils, que la protection « divine nous manque, car les Dieux comme les hom- « mes sont manifestement portés par la nécessité de « leur nature à imposer leur volonté à ceux qu'ils tien-

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pouau Thucydide, V, 89.

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