Plutarque, Alct^tod., XVI
2. Platarque, AvXfmvva^ LXX. —Les huit épitaphes du tombeau deTimoD, recueillies dans Tlnt/ioioy te (int^^ta^/râ^a, Vin. 'EicC- YpafilAaTa iirtT3{i6ta, 213-320) parachèyeat le portrait du misanthrope. Nous en citons une que Plutarque (Antomuf , LXX) attribue à Timon lui-même :
« Ici je répose après m'ètre débarrassé du dur fardeau de la rie. « Ne demandez pas mon nom, misérables que vous êtes^ et puissiez t TOUS tous mourir misérablement I «
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politique par les haines du parti aristocratique. La victoire qu'avait remportée la démocratie sur l'oligarchie eu faisant, grftce à Alcibiade, conclure l'alliance argienne et reprendre la politique belliqueuse de Périclès^ n'avait point découragé les oligarques. Les deux partis étaient toujours en présence, toujours luttant sourdement dans les hétairies et sur l'agora, toujours combattant ouvertement à l'Assemblée du Pnyx. Depuis quelques années déjà, Alcibiade, idole de la multitude, menait le parti démocratique; le parti opposé avait pour principaux chefs, comme par le passé, Nicias» l'habile stratège, etPhaeax, fils d'Erasistratos ^ De quelques années plus âgé qu'Alcibiade, ce dernier, aussi illustre par la naissance que le fils de Eltnias, lui était inférieur sous plusieurs rapports, entre autres dans l'éloquence. Il avait plutôt l'art de la conversation, le talent de persuader ses adversaires dans une discussion particulière, que la faculté et la force de soutenir les grands combats de la tribune*. Son contemporain Eu polis l'avait jugé ainsi : « Le plus habile à converser, le plus impuissant à parte 1er : AaXeiv dfpioroç, d^uvocTiotaToc X^yeiv*. » Ce Phaeax n'é-