‹ Histoire d'Alcibiade et de la république AthénienneChapitre 46 sur 241 · Alhénée,Xin, î · texte numérisé non relu

Alhénée,Xin, î

FEUEMiÂiuss anhéss d'alcibiadb. 101

« fait naître plus de vertus que toutes les leçons de la « philosophie et de la morale; elle allume le génie; et c les arts lui doivent leurs chefs-d'œuvre comme leur

< origine, puisqu'ils ont tous pour but de plaire et

< d'instruire par l'image du beau. Il n'est rien, pour « moi, qui tienne tant de la divinité ^ > Ce dithyrambe, qui, au sens moderne, paraîtrait d'une morale subversive, ne soulevait chez les Athéniens aucun murmure, aucune récrimination ; et au pied de l'Acropole, sanctuaire d'Âthènè, tombeau d'Érecthée, les trente mille spectateurs du théâtre de Bakkhos applaudissaient ce vers d'Euripide : « C'est surtout la beauté qui a droit au trône '. »

Les Grecs s'étaient déjà aperçu de la déformation des traits que causait la flûte ; ils avaient tenté d'y remé* dier en ajoutant Tanche, afm qu'on employât le moins de souffle possible, ce qui diminuait l'enflure des joues; ils avaient aussi inventé une sorte de mentonnière qu'on liait derrière la tête et qui empêchait d'ouvrir la bouche d'une façon ridicule K Le remède était pire que le mal. Il était constant que l'art de la flûte nuisait à la beauté. A Athènes , c'en était assez pour

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