Plutarque, Alcihiad., II. — AOXT)tifj;, joueur de flûte
2. Plutarque, de Ird. — Cette légende est mentionnée par Natalis* Cornes et les autres mythologues. ^
100 HISTOIRE D'aIGIBIADB.
rien doit se pénétrer du temps et du milieu, et juger avec les idées eties habitudes, non d'un descendant» mais d'un contemporain. Or à Athènes , ainsi que dans la plupart des contrées de l'antique Hellade, ce respect excessif de la beauté était naturel. Pour les Grecs, la beauté était plus qu'une Divinité : c'était une vertu. Et^ parmi toutes les vertus , celle-ci était une des plus estimées, car on voyait en elle un don direct des Dieux. On recherchait la beauté chez les athlètes, ces victorieux chantés par Pindare , et on l'exigeait chez les prêtres d'Âchaie; —les Dieux, pensait-on, se laissant plus aisément fléchir par les prières de la beauté \ Dans TÉlide, il y avait des concours de beauté où le vainqueur était couronné de myrte '. < La beau- « té, disait Isocrate au peuple d'Athènes, a les mêmes <c droits dans le ciel que sur la terre. Rien n'est si « précieux qu'elle, qui fait le prix de toute chose. Les < autres vertus peuvent s'acquérir, se perfectionner « par l'art et par l'exercice ; les Dieux seuls donnent « la beauté avec la vie, et nul n'en peut avoir que ce « qu'il a reçu de la nature. La beauté adoucit les c mœurs et donne le charme à la vie ; elle invite les « &mes nobles à l'enthousiaste amour de la gloire ; elle
1. EAuboDio»,; yil; 2i, 27; Stobée, LXIII; Plularque, fragm., XIV.