Xénophon, Jfemofa&.| II I
3. Antiokhos. —Cf. Xénophon, tiéXenxc.^ I, 5; Plutarque^ A2ci&tad«, XXY; Ii/sand. V; Diodore de Sicile, Xlil, 71.
148 HISTOIRB d'aLOBUDE.
crate orateur que Socrate doctrinaire. Sans doute il surprit les procédés de la méthode socratique, qui consistait à mener la pensée des propositions les plus communément admises jusqu'à celles qu*on voulait faire admettre. Mais il comprit que si cette éloquence captieuse et persuasive, qu'il avait tant enviée autrefois» était à la vérité irrésistible dans une discussion particulière où les objections même fournissaient de nouveaux ar^ments , elle serait sans efiet à la tribune» quand il faudrait par quelque péroraison entraînante enlever le vote de six mille auditeurs. Ce n'est pas une savante dialectique qui passionne la foule assemblée; ce sont quelques paroles de force qui éclatent comme un coup de tonnerre.
Les longues heures passées dans la société de Socrate ne furent pourtant pas des heures perdues pour Alcibiade. Au milieu de ses sophismes et de ses spéculations spécieuses, Socrate laissait souvent échapper des maximes pleines de justesse et de bon sens. Même dans les choses de la politique, où certes il était le moins disert, Socrate professait des doctrines et exposait des principes dont l'application était souvent impossible, mais dont la théorie était d'un sage et d'un citoyen. Quelquefois même, le philosophe, sous une forme familière et ironique, donnait des conseils d'une acception