LBS DOCTRINES POLITIQUES DE SOCRATE
tonte pratique. « Pour te former à radministration,
< dit-il, uu jour à Glaukou, commence par relever la
< maison de ton oncle qui réclame appui. Si tu ne peux « aider un seul particulier, comment pourras-tu être c utile à tout un peuple! — Socrate, j'aurais rendu de c grands senrices- à mon oncle, mais il refuse de m'éc coûter. — Quoi 1 tu ne peux persuader ton oncle et « tu penses que tu pourras persuader tous les Athé- « niens et ton oncle avec eux* ? » Une autrefois, il inter* pella ainsi Cbarmide : « Pourquoi avec tes talents et « ton intelligence de la politique, redoutes-tu tant ■ de prendre part aux affaires? — Qaelle preuve « as-tu donc de ma capacité pour me juger ainsi?
< — Tes entretiens avec nos magistrats. Te parlent-
< ils de quelque affaire, tu leur donnes d'excel-
< lents conseils ; commettent-ils des fautes, elles ne
< t'échappent pas. — Mais, Socrate , quelle différence
< entre soutenir des entretiens particuliers et lutter « cont'-e une multitude! Tu ne sais donc point que c la crainte et la honte, si naturelles à Thomme, nous
< inquiètent plus dans les assemblées du peuple que c dans les réunions intimes? — Eh bien, je vais te c prouver que ce ne sont ni les plus sa^es citoyens, ni f les personnages les plus puissants de l'État qui se