Eschine,de FàU,; Ulpian, in Olynth,, III
EXPÉDITION DK POTIDltJI. 167
biade, grftce à Tappui de Périclès, obtint facilement l'autorisation de partir comme volontaire. Il fut même deux fois volontaire, car^ d'après le cens soloniqne, sa fortune qui l'obligeait au service de la cavalerie, l'exemptait de celui de l'infanterie'. Or, à cause de la difficulté des transports et de l'inutilité relative de la cavalerie durant un long siège, les troupes destinées à agir contre les Potidéates ne se composant que d'infanterie, Aldbiade prit la pique et l'armure pesante de l'hoplite^. Socrate faisait partie de cette expédi-
1. Plutarque, SoloQ, XXII, XXIII; Arisiote, dePolitic.j II, 10; Polluz, V, 8, 82; Suidas, s. v. ItciretCi etc. ^ Comme on Ta vu dans V Introduction j les plus riches citoyens servaient comme cavaliers; la classe moyenne comme hoplites; et la classe pauvre comme peltastes et gens de trait. Les plus pauvres citoyens servaient aussi comme rameurs sur les navires de la flotte; mais ceci en principe bien plus qu'en fait, car on ne prenait guères les rameurs que parmi les esclaves.
Las hoplites (inXItat} étaient couverts d'une armure pesante: casque, cuirasse, jambières, grand bouclier ; ils combattaient en rangs serrés, armés de longues piques et de lourdes épées. Ils formaient dans les armées grecques ce qu'on appeUerait aujourd'hui l'infknterie de ligne. Los peltastes (iceXTa^raî), qui n'eurent d'armement régulier qu'an temps d'Iphicrate, étaient généralement armés d'un petit bouclier échancré (pelta) d'où leur vint leur nom, et d'une pique plus courte que celles des hoplites. Ils harcelaient les flancs de Tennemi ; c'était l'infanterie légère. Les historiens anciens comptent le plus souvent comme peltastes, les peltastes proprement dits, les psyles, et les gymnètes, archers, frondeurs, lanceurs de javelines et de traits.
2. Dans certains cas les changements de corps étaient sévèrement punis par la loi. L'accusation portée contre le fils d'Âlcibiade (voir
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tion^ Alcibiade eut la bonne fortune de retrouver son maître au milieu de ses compaspaons d'armes.
L'armée, forte de deux mille hoplitesi ftit placée
sous les ordres du riche Rallias , fils de Kalliordès , et de quatre autres stratèges *. Quarante trirèmes la portèrent sur les côtes de Macédoine, où elle rejoignit le corps d'Archestratos, qui, maître de Therma depuis quelques jours, assiégeait alors Pydna *• Les deux armées firent leur jonction sous les murs de cette ville. Pressés d'exécuter les ordres de l'Assemblée en investissant Potidée , les généraux conclurent un arrangement avec le roi Perdikkas, levèrent le
Lysias : Contra. Akibiad. minor,, Orat,^ 1, et 11)^ en est la preuve. Mais le fils d^ Alcibiade passa des rangs de TinCanterie dans ceux de la cavalerie tandis qu* Alcibiade fit tout le contraire. Qui peut le plus, peut le moins. Alcibiade agit à Texemple de ces chevaliers du temps de Cimon et de Tbémistocle, qui portèrent les brides de leurs chevaux à l'Acropole pour bien affirmer qu'ils étaient prêts à combattre sur les vaisseaux (Piutarque^ Thémistoele, X, XI ; Cimony V). D'ailleurs trois choses sont certaines^ affirmées par Thucydide, par Plutarque et par Diodore de Sicile : la première, c'est qu' Alcibiade appartenait par ses richesses à la classe des chevaliers, qui composaient la cavalerie ; la seconde, c'est qu' Alcibiade combattit à Potidée ; la troisième, c'est qu'il n'y eut pas un seul corps de cavalerie athénienne sous Potidée. Donc, quoique appartenant à la classe des chevalier?, Alcibiade alla à Potidée comme simple fantassin.