Diodore de Sicile, XII
1 66 msTOiRB d'alcibude.
réter la sédition avant qu'elle ne se fît ré?olte, preo* dre des otages, raser les murailles du côté de la presqu'île de Pallène S 6t contenir dans robéissance les villes voisines qui menaçaient de suivre l'exemple dePotidée^ Quand l'escadre athénienne arriva en vue de l'isthme, Potidée était en pleine révolte. Le stratège ne jugeant pas son armée assez forte pour investir Potidée, se tourna contre les Macédoniens ; un de leurs rois, Perdikkas, s'était déclaré pour les révoltés. Les hoplites débarquèrent au nord de la Ghalcidique et mirent le siège devant Therma*. Des renforts étaient indispensables pour soumettre les Po* tidéates. Un nouvel armement fut voté par les Athéniens'.
La loi qui obligeait tout citoyen à prendre les armes depuis dix-huit ans jusqu'à soixante ans, avait fait cette réserve en faveur des jeunes soldats de dix-huit à vingt ans, qu'ils ne pourraient être employés qu'à la garde de la ville ou des frontières de TÂttique^ Mais Alci-
1 . Potidée était située sur l'isthme de Pallène, aux bords du golfe Thermaîque, ayant au sud la presqulle de Pallène et au nord la Ghalcidique. Les Athéniens exigeaient la destruction des fortifications du côté de Pallène, c'est-à-dire du côté de la mer, parce que c'était par là que leurs flottes pouvaient aborder.-