‹ Histoire d'Allemagne (volume 2)Chapitre 140 sur 298 · CHAPITRE YL · texte numérisé non relu

CHAPITRE YL

(1) Ubique labor, ubigue mœroTi foris pugnœ,intus timorés. Bien plus, non solum foris pvgnœ, intus timorés , sed etiam intus pugna simul ettm timoré maximœsefnper per falsos sacerdotes et hypoeritaSt qui etDeo adversantur, et sibi perduntur, etpopulum per plurima scandala et varios errores seducunt, dicentes populis Juxtadictum prophètes : Pax,pax et non est paxl Eplst. XII.

(2) Probablement Geismer dans le territoire de Gudensberg.

NOTES DU LIVRE IX

(3) Comme cette abrenunUatto diaholi opemmgue ejus et supers tUionum n'est pas longue, je la reproduis ici d'après Wdbdtwbim {in EpistoL S. BonifaCt p. 126.) Forsachistu (forsachis tu) diabola? Et respons. Ec forsacho diaboiœ. End allum diabol gelde? Resp. End et (sans doute ec) forsacho allum diabol gelde. End allum diaboles wercum? Resp. End ec forsacho allum diaboles wercum, umd wordum thtma eren de woden ende saxtonte, ende albem (sans doute eomme précédemment, allvm) them unholdum, the hira genotas sint, — Gelobistu — (gelobis-tu) in Cot almehtigan fathaer? Resp. Ec gelobo in Got almeh-tigan fathaer. Globistu in Crist godes suno? Resp. Ec gelobo in Crist godes suno. Gelobistu in halogan gast? Resp. Ec gelobo in halogan gcut.

Ces paroles sont pour la plupart si faciles à comprendre pour quiconque sait l'allemand moderne qu'elles n*ont pas l>esoin d'explication. Mais la troisième demande est singulière en ce que la réponse du néophyte va beaucoup plus loin que la question du prêtre; et comme dans les autres demandes le béophyle ne fait que répéter les paroles du prêtre, on peut conjecturer que les mots prononcés par le néophyte, é partir de und (déji suspect) ont été ajoutés plus tard. Avec cette conjecture, qui ne peut être soutenue ou réfutée que par des moyens qui me manquent, il n'est pas nécessaire de s'occuper de Teiplication des mots. Mais si on les tient pour non altérés , ils ne sont assurément pas sans importance. Eckart ( /Vanc. Orient., 1. 1 , p. 420), les a divisés et écrits de la manière suivante : end vuordum» Thunaer ende F'uoden end Saxn Ole ende allem them unoldhum, the ira genotas sind. Les Monumenta Paderbomensia ont «a? vêtus to MS. Palat.... und wordum; thunaerende F'uoden end Saxnote; ende, etc. Il en a donc tiré ce qui a semblé singulièrement satisfaisant aux écrivains postérieurs: « Je renonce à toutes les œuvres et h toutes les paroles du démon • à Thor ( Thumaer, Donner, tonnerre ) , à Wodan, à l'Odin des Saxons et à tous les esprits malins qui sont leurs compagnons; » et par là il a heureusement iniroduit ces divinités du Nord chez les peuples tcuischs. Hais une interprétation conjecturale de celle nature ne peut être admise dans des matières historiques. Il est évident aussi que ces mots, abstraction faite deê cbangemens présumés, ne peuvent avoir la signification qu'on veut leur donner. Comment après et aux paroles , peut-il être question sans plus de transition de Thor, de Wodan et d'Odin , qui d'ailleurs n'est autre que Wodan 7 Ce serait une singulière opposition. Évidemment il doit y avoir un autre verbe. Pour cette raison , lors même que je pourrais reconnaître ces mots pour authentiques, je croirais plutôt que les mots Thuna eren etc. signifient : « Ich {ec) thu nicht ehren den IVodan : je n'honore pas Wodan, etc. > Quand à Saxtonte ou Saxnote , je ne sais ce que veut dire ce mot. D'autre part on sait par Paul Diacrk que l'on croyait dans l'empire des Franks que Wodan était le Dieu commun de tous les Teulschs païens.

Du reste on a fait successivement de Diabolus, Diobol.IHubil, Deofol, Diivel , Teufel (Diable), quoique nous sachions tous qu'en allemand ie 7^ peut bien se changer en D , mais que de />, el même de 7% , on ne peut faire un T,

Page 1