CHAPITRE Y
(I) Cap. 4 : De cujus nativitate atque infantia, vel etiam piteritia, quia neque scriptit usquam aliquiU 4eclaratum cst^ nec quiêquam modo $uperes99 inve-
niiur, qui horum se dicat hdbere notitiam scrihere ineptumjudicanSj rel.
(2) Il est question ici particulièrement des p2us anciennes traditions sur la naissance et la jeunesse de Karl-le-Grand, qu'ÂRKTiif a fait connaître. Je pouvais supposer connues ces charmantes traditions» el je ne crois pas avoir besoin de me Justifier de ne pas les reproduire. EGiiinABT dégage le critique de ces recherches. Une chose tout aussi peu Importante, c*est de savoir en quel lien Kart reçut le jour. Assurément il n'est pas né a Karlsberg en Bavière, ni k Karghel eo Thuringe, quelque disposé que l'on soit k accorder cet honneur au premier de ces endroits. Paris au contraire peut faire valoir des prétentions aussi grandes qu'Ingclheim on Jopllla; Aix-la-Chapelle peut en élever de plus grandes encore. Il est plus facile de fixer l'année de sa naissance d'après l'indication de sa mort rapportée par l'annaliste k l'an 814, et d'après rindication de son âge donnée par Eginrart (cap. 30]. La comparaison donne l'an 742, et celte année e^t en effet signalée expressément comme celle de sa nais sancc dans le Chronic, Elnonense et dans 1c Chronie» Saxonieum (Bouquet, V, p. 384). I^ Jour de sa naissance est incertain. Il n'est certainement pas né le 2S janvier, comme on l'admet généralement. Ce jour fut, scion EciNOART, celui de sa mort : decessit,.. V. Cal. febr., hora diei tertia. L'épitaphe (cap. 31) dit la même chose. Mais on a le choix entre le 2 et le 10 avril: IV Non. ou IV Idus april. Je penche pour celle dernière date.
(3) Selon les auteurs des chroniques, sa naissance fut annoncée par l'apparition d'un beau météore qui jetait une clarté éblouissante.
(4) Tant que Karl vécut, le surnom de Magmts ne fut pas employé. Il est bien appelé Karolus magn*iS Imperafor, et non Karolus Afagnus. L'épitaphe m<*me citée par Ecinhart dit seulemeut :... corpus Karoli magni atque orthodoxi Imperatoris , el magni se rapporte é\idemment k Imperatoris,
(ô) Charlemagns, en un seul mot.
CHAPITHE VI.
(I) Ce que Bonifacc dit de la chasteté des Salons dans une lettre à Kthibald, roi de Mercie {Epist. 72 dans WOaDTwciN, 10 dans SiRRAnius}, ne présente pa§ sans doute une exactitude rigoureusement historique; il n'avait en vue que de ram<fner à la continence et aui bonnes mœurs ce roi débauché; mais assurément il ne se serait pas appuyé sur des invraisemblances que le prince eût facilement reconnues. Volei le passage : In antiqua Saxonia (les Anglais on les Saxons de l'ile de Bretagne, qui croyaieut y avoir fondé une nova Saxonia, appelaient les Saxons Eald'SeaxanK si virgo patemam domum eum adulterio mactilaterit, vel si mulier maritata, perdiio fmdere matrimonii adulterium perpetraverit , aliquando cogmU eam propria manu per laqueum suspensam Htam finirSt et super bustum Ulius incessa et concrematsi corruptoremejus suspenilunt : aliquando,congregate exercitu fœmineo, flagellatam eam mulieres per pO' gos circumquaque ducunt, virgis cwdenisi et wsti'
NOTES DU LIVRE X
fttênta eî abicindmie» jttxfa cinffuhm, $t culteUis iuis totum corpus ejuM sécantes et pungenfes, minutis vulneriàus ementatam et laceratam de villa ad villam mittunt , et occurrunt semper novœ fia' gellatrices, xelo pudicitiw adductœ , xtsque dura eam aut tnortuam aut vix vivam derelinquunt. Chez les Frank9» les choses étaient bien changées, car ils aTaient été à plus haute école.
(2) Voyez BsDA (V, cap. 11). Hucbaldus {in Fila S. Lebuini) ; Singulis pagis principes prœerant singuli, prudenti, ut sibi videbatur, consilio. Le Poeta Saxo, ad. en 772, y, 21 (Pertz, p. 228) : Saxonum gens,
Quœ necrege fuit taltem sociata sub wio, VI se ntilUiœ pariter defenderei usu, Sedviorlis divisa modisplebs omtiis, habebat Quoi pagos tôt pcene duces,
(3) Monumenta Paderbonensia (p. 132). ÏJ^ Pœta Saxo appelle aussi les Ostbali ou Ostfali, Osteb« Liuoi ( autrement Austreleudiel même jiustrasii dans les Annal* Laurissenses) ; il appelle les Angrlens Angarii, .
(4) YjcxsKT{Append.\\\l au premier volume, p. 888) fait venir le mot fali ou falai, falahi, de foi.c, congregatio, caterva, lurba; puis folgkn olim falaiiom scriptum fuisse debuit, Wkstfalahi ou Westfali signifierait donc Saxonum turba vel populus occident talis» Car nous appelons ein volJt rebhûner (une compagnie de perdrii) pullos perdricum seniores suos sequentes. Et le mot Osterliudi du Poeta Saxo, auquel il faut certainement opposer des H^esterliudi, semble favoriser cette élymologie. On pourrait citer également à l'appui les comt<^s de SufroLK et de AlorvoLK en Angleterre, qui selon toute \raisemblance ont pris leurs noms des Saxons et non des Nordmans. Cependant d'antres critiques ont émis une opinion diirérenle, et dans ces derniers temps encore, on a donné des interrrétalions diverses aux noms d*Osiraliens et de Westfaliens. Rien n*est certain. Le mot fal existe encore dans le platt-teutsch (bas-allemand); naals, autant que Je connais ce dialecte, on ne le rencontre que dans les composés : mesfal, mistfal (tas de fumier.)
(5) An sujet des Angarii, comparez particulièrement les Monumenta Paderb. (/. c.) Les Angarii ne sont pas les anciens Angarii^ y arii; mais ceux-ci étalent opposés aux premiers par les Chéruskes. S'il est ane fols établi que les Angarii sont les habitans de la plaine, il a pu se faire aisément que ce nom ait été également appliqué à d'autres peuplades qui demeuraient un peu moins au nord. Hais que savaient les inoines de cette époque en géographie , et comment pauvait-on alors acquérir des connaissances géographiques? Le besoin s'en faisait sentir sans qu'on pût le satisfaire. On pouvait avoir des cartes: déjà Gailus, fondateur du monastère de Saint-Gall, avait une mappa, qui était un ouvrage fait avec soin; mais que contcoait-cliet KarHe-Grand avait fait graver la carte du monde entier, sur une table d'argent ; mais quelle forme avait-on donnée à ce monde? Il est à déplorer que celle table n'existe plus , mais que Lothar, petitills de Karl, se soll vu forcé de la briser pour satisfaire
la cupidité de quelques-uns de ses fidèles (Spikngil, Histoire des découvertes géographiques les plus im* portantes, 1792, p. 220.)
(6) Ce nom est écrit de diverses manières : Eresbuf gum, Aeresburgum (dans Pertz], Heresburgum; on trouve aussi, sous cette forme, berg au lieu de burg. On a écrit ailleurs Mersbourg, Marsburg, Afom 3/artis» J*ai préféré Heerburg, parce qu'on trouve Hcerstall, elparce ce que nom semble présenter le sens 1« plus simple, bien qu'il n'y aurait rien à objecter contre Ehrenburg,
(7) Je crois avoir lu tout ce qui a été écrit et Imaginé sur VIrminsul, et ne sachant comment sortir du labyrinthe. Je suis revenu à l'opinion la plus simple. Du reste, celle que nous ayons émise Ici outre un vaste champ à rimagination*
(8) On a pensé, et non sans raison, que c'est le Bul* lerbom près d'Oidenbek, non loin de la source de la L*ppe. Monumenta Paderbomensia (p. 216.)