‹ Histoire d'Allemagne (volume 2)Chapitre 191 sur 298 · CHAPITRE î · texte numérisé non relu

CHAPITRE î

(0 pEi AC7CT0R1TATSM Jiom. PontîficiM èx prœfB'Jo palatii rex conititutus , dit EciiinART {^ita CaroH M,, cap. 9] en parlant de Pippin. M plupart des écHcrains «'expriment de m^me : tx corsultu Zackarim-^ Pippimiê — resi Franeorum etmêtituitur, disent les AnnaU Metteni., de la manière la plus affirmative.

(2) Les rois de la race méroving'cnne, tons jusqu'au dernier, dans les diplômes qui portent leur nom, ne donnent que leur nom dans la suscriplion, en ajoutant ces mots : {Childericvs e. c) rex Francorum, vir iUuster, A ma connaissance, on ne trouve qu'une execplion à celle règle. Dans un Prœcepium TheoâoricilV, anno 725 (Bouquet, t. IV, p. 703), il est dit : Theodofieu9 ditina patente clemejxtia rex Francorum, D'autre part, Pippin dit : Pippinuê cratia Dei rex Francorum, vir iUuster (Baluze, CapituL Reg, franc., 1. 1, p. 185). Cependant Pippin semble n'avoir employé celle formule que dans la notiflcation des lois générales. &arl-le-Grand emploie la suscriplion suivante : Karolus gratia Dei rex regnique Francorum rector et devotu* eanctœ Eccleêiœ defensor atque adjutor in omnibut apostolicœ sedii (Baluzb, I, p. 180). rourtant, dans plusieurs de ses diplômes relatifs à certains actes de détails» on ne trouve pas les mots Vei gratia»

CHAPnBE II.

(i) Anastasius (tu f^ita Stephani Ul, dans Mura- Toni, t. III, p. IGG). In una vero dierum eum multa humiiitate Stephanus procèdent in Lilania eum sanetiisima imagine Domini Dei et salvatoHs nos^ iri JesU'Christi, quœ Achsroprta, non manvfaeta nuneupatur, eimulque,,, proprio humero ipsam eane^ iam imaginem eum reliquis saeerdotibue idem eanc'» tiseimu» papa gestane, nudit peiibus tam ipse, guam univerea piebê incedente» in eccletiam eanetm Dei Genitriei*.,. poêito in omnibus eapiliê populorum einere»,, cohnkctirsqub ADORANOiS cruci domiiii HosTRi pactum scilicet iLLUD, QUoD nefondus rex Langobardorum disrupit,

(2) — Quinto Kalenda» Augueti,,. unxit (Stcphanus papa) in reges Francorum florentiseimum regem Pippinum et duoe fllios tffus, Carolum et Cdrolomannum, eed et Berlradam iptiu» inclyti régit Pip" pini conjugem, indutum cycladibui regiis, gratia eeptiformis ipiritu» eancti (ce septipormis spiriluê s. est vraisemblablement l'Église elle-même, c'est-â* dire epiritue ille, qui prœeet eccleêiœ, cujus forma êeptem eacramenta tuntj ou bien 11 est emprunté è

un passage de Iesaias II, 2, passage d*oû Ton a pris dans Tancienne dogmatique les sept influences du Saint-Esprit) in Dei nomine consecravit, atque Fran^ corum procere» apostolica benedictione sanctifieam, auctoritate beafi Pétri,,, obligavil et obteêtatue e»t, ut nunquam de altéra etirpeper iuceedentium tempo^ rum currieula ipsi vel quique ex eorum progenie orti, regem super Sfi prœsumant aliquo modo cons* tituere, rel. Ex Areopageticis (dans Baroriuj) il est dit en termes analogues... omnes interdicto et exeom^ municationis lege eonslrixit^ ut nunquam de alterius lumbis regem in avo prœsumant eligere, rel. Ceci est d'un contemporain. Acta Sanct, (Antwcrp.) 31» Mart, t. III. Voyez aussi Clausula de Pippini in Francorum regem consecratione fada post abdica'^ nem Childerici,

(3) Li cinquième tcltrc du pape h Pippin et k sep fils (Bouquet, t. V, p. 490) pourrait cire Cilée à l'appui de l'opinion que le pape nomma Pippin son pa* Iricc et celui du peuple de Home. En voici la suscrip* lion : DominisexcelLPippino, Caroloet Carlomanno^ tribus regibus et nostris Jtomanorum patriciis. Mais quel est l'auteur de cet écrit? Stephanus papa, et omnes episcopi, presbyteri, diaconi, seu duces, car-* muLARii, COMITES, TRiDU2«i, et univcrsus populus et EXERciTus Bomanorumf et tous ces hommes sont des officiers on des serviteurs de l'cnipereur.

(4) On sait que Bonlface fut surpris dans son camp« si l'on peut se servir ici de ce terme, sur la Burda« par les Frisons païens, et tué, le 1*' juin 755. II était dans la solxante-diiième année de son Age, et dans la trente -sixième de son épiscopat (Willibald, cap. 89.)

(5) Fredegarm £bn/tii. (cap. 120* Je sais bien que l'on admet ordinairement que Pippin avait avec lut son neveu Tassilo (après la mort de Chlltrude sa mère, l'an 754) et qu'il l'emmena en Italie. Hais rexplicatiori que je donne ici me semble plus naturelle. Le continuateur de Frédègaire dit, il est vrai : Pippinus cxà nepote suo Tassilo Bajoariorum duce partibus Ita^ liœusquead Tieinum iterum accessit. Mais il est difflcile que Tassilo ait élé nommé a part» s'il ne s'était tenu à part. H y a peut-être aussi un sens particulier dans le pluriel parti dus //a/t(p; et les mots suivansi circa muros Tissini utraque parte fixit tentoria fait peul-élre également entendre qu'il y aVait deux armées; du reste l'ensemble des événemens est en général plus facile à comprendre de cette manière.

CHAPITBE ni.

(0 II tomba de cheval k la cbasFC, âivina vltionê

NOTES DU LIVRE X

pereuêsus, comme àhtni les Annal. l^fetU; tyrannvs ille, sequax diaboU, decorator, comme s'exprime le pape {Cod. Càroï. Epist. 8.)

(2) T^ continuateur àe Fakcégaihe donne k Tan 708 (Bouquet, V, p. 8j rindication singulière d'une ambassade que Tippio avait envoyée k Alniansor (Fannaliste dit al Amoruni, regem Sarracenorum), et qui revint â Marseille au bout de trois ans. Elle amena avec elle une amba^^sade de ce calife, que Pippin doit avoir reçue à Selles sur la Loire {Sellus castrum êuper fluvium JAgeris), lieu que du reste ]e ne connais pas. Il est difficile do dire ce que l'on doit croire de ces ambassades réciproques, particulièrement de celle des Franks; en tout cas, k rciccption des présens, elles n*eurenl pas de résultat.

(3) ConHlium Aeseheimense, dès Tan 7G3. au5>ilôt après son retour. Sans doute il uc nous est arrivé d'indication que sur l'assemblée du clergé bavarois, mais on ne peut douter que les laiquQ^ ne se soient aussi réunis. Cela est presque certain, k cause de la position où se trouvait Tassilo et k cause des usages de i'cmplre des Franks. En Bavière le clergé, dès qu'il se fut rendu indépendant, prit la même position politique que dai s l'empire des Franks.

CHAriTRE IV.

' (I) On peut établir ce partage dans ses généralités; mais on ne peut en fixer 1rs limites avec précision. Le continuateur de Fbédégaibr (cap. 13G], qui s*exprime de la manière li plus délcrmince, n'est pas ciacl;ce que nous disons ici semble résulter de son texte et du partage postérieur de Karl-le Grand. La plupart des auteurs passent iégèrcment sur ce fait : lAi$ Annal, Mett. disent que Pippin partagea l'Empire entre ses deui fils paterno jure, œqua lance ; EiTinAUT dit même que l'empire fut partagé ex œquo, êl Caroluê obtint eam partent quam pater eorum PippinuM tenueraU Carolomannus vero eam eut patruus êorum Carolomannus prêterai : c'est évidemment une erreur.

' (3) Cet endroit est appelé DuosJives ou Duasdi»

F (3) Nous ne savons que Rarl était déjà marié que par une lettre du pape. Gela est égniement très-vraisemblable, parce que le roi était Agé de vingt- buit uns, et que son jeune frère était déjà marié. Nous ne connaissons pas sa femme. Peut-être était-ce la mère de ce Pippin qui conspira plus tard contre Karl-le Grand, son père.

(4) EinnAiDi f^ita Caroli M. (cap. 18) : Mater quoque ejus Bertrada in magno apud eum honore eoneenuit. Colebat enim eam eum summa reverentia, Un ut nulla unquam invicem sit exorta âiscordia, prœter in divurtio filia Desiierii régis, quam illa suadente acceperat,

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