CHAPITRE XII
(1) Ceja est vralsemb1a))Ip. Lesannalislcs(«i^nn. Lmtriss,, a. 788] se contentent de dire : et ibi fines vel marcas Baivariorum disposait, quomodo salvas contra Avaros esse potuissent (Pkrtz, p. 174). «
(2) Il est difficile de dire si les Av^ires et les lluns étaient ou non le môme pcup'.e. Les écrivains parlent tantôt d*Avares, tantôt do Huns. Il est hors de doute que les hordes asiatiques, ainsi que les Slaves soumis, étaient vers ce temps réunies en Autriche el en Hongrie, sQqmlscs à un seul chof, au chagan; maïs Userait possible et même vraisemblable qu'elles eussent appartenu à différentes races. Ceci explique mieux aussi leur désunion , dont on trouvera une preuve dans rbistoire de Tuden.
(3) EiNUABD [f^ita C. I^I,, cap. 12) :... Slavi, qui nostra cousu ktudlne kFHzi^ proprie vero, hoc est sua locutione IVelatabi dicunt^r, Les annalistes s'expriment de même. Leâ Annales (I'ëi^iuabd placent les Wiltxi super littus Oceani, Selon Hblmold, ils étaient séparés par l'Oder a Pomeranis.
(4} EmnAHD (/. c.)— Abotrîtos, gui cum Francis olim fœJerati erant.
{!>) Annal, Lauriss. (a. 791) :... de australi parte Danubii ad Cumeoberg (Rikii. Annal, tjuxta Coma-' genos civitatem in monte Comeoberg), de alia vera ripa in loco qui dicitur Camp (Einii. Annal., super Cambum fluvium), La rivière de Kamp, qui descend des montagnes de la Bohême, se jette dans le Danube au-dessous de Kreros. Je ne sais quelle est la ville désignée sous le nom de Comageui. On a pensé que c'était Comoru, mais à tort; car il Tiul chercher Comagcni sur la rive droite du Danube, et d'ailleurs les Franks ne s'étaient pas avancés aussi loin.
(G) ÏJC moine de Saint-Gall : ipse quoque nanus et gibbosus Pippinus immanissime cœsus et tetonsus, rcl.
(7) EiRBABD. Annal, ad a. 793 /... quas copias Théod^rieus cornes per Frisiam ducebat, in pago II) iustri juxta JVisuram, rel. Les hommes que Thi^odcrich commandait n'étaient donc pas Frisons; mais vraisemblablement ils étaient Franks, des bandes soldées, chargées de forcer Thériban des Frisons et des Saxons à se mellre en mouvement.
(8) EiNRABo Annal,,*,, quod si infer I\ada7(tiam et
Alqmonam flmios wi fn^âi fùsta dueersiur, gum esset navibus capax, passe perçommode a JQan\tbio in Jihenum navigari. — Chronic, Moissiac. .•••. inter ALiAiomu et I\atakz4.
(9) J*ai In dans des ouvrages modernes que Karl fit creuser ce fossé par son armée ; mais Je crains que cette opinion ne soit errqnée. Karl n'aprait pu que difficilement se servir de son armée pour c)e semblablei travaux. Il n'avait ni l<^gions romaines ni troupes permanentes dans le sens donné de nos Jours à ce mot. Son armée se composa'! de l'hériban, des levées passa<!> gères faites parmi les peuples, et dp bandes de VQlon«! taires qqi >oulaient mériter des possessions féodale^ [bénéficia), Confestim (disent les Annales d'EiNHAiD, dans Pertz, p. 179) cum ommi couitatu suo ad locum
Venit, AG MAGHA noMlNUH MULTITUOIRB CONGBBGATA.
totum autumni tempus in eo opère consumpsit, Duct<$ est itaque fossa, rel. ; mais son coifiTATUs ne mit pas pliis que Iqi-méme la main à la pioctte et à la pelle.
CliAPITUB XIIL
(1) Une chose remarquable, selon moi, mais faellei à expliquer, c'est qu'AuçuiN , dans son long poème Z>« pontificibus et sanctis ecclesiœ Eboracensis {cura et studio Fbodenii , t. II, vol. I, p. 241), où il elle les li\resde la bibliothèque d'Yorji: (canis super omnia casas librorum), nomme un si petit nombre d'historiens. Sans doute, il dit en général ^v, 2|ô36) qu'on y trouve :
Quidquîd habet pro se Latio noMANus In orbe^ Gracia viflquidquid irausmisii clora Latinis,,.
Mais lorsqu'il s'agit des détails, Il ne nomme que i
... Quid Beda magisier^ Qucç Yiclorinus sçripsere, UoeUus, algue IljsTORXci yETEBES, PotttpeiuSj PUi\ins, ipse Acer Amioides, rhetor quoque TuUius Utgens.
(3) L'opinion vulgaire, qu'Alcnin vint auprès d0 Karl dès Tan 782, est erronée. A celte époque, Il resta bien quelque temps à la cour de Karl , mais II ne sa fixa définitivement dans l'empire des Franks qu'ea 793. Cela a été prouvé d'une manière irréfragable . selon mol , par Paui.
(3) Dans Eixiiabo {Annal.), Francfort est appelé villa,
(4) Le $ 2 du Capitulare Franco fard,, qui fixe un maximum du prix des blés est remarquable. Statuitpiis" simus domnus nçster rex, consentiente sancta synode, ut nullus homo sive ecclesiasticus sive laieus sit, ut nunquamcarius vewîat annonam, sive tempor.e abundantia, sive tempore caritatis, quam,.. Le pain aussi {si vero in pane vendere voluerii) e»l soumis à un tarif qu'il ne peut dépasser. On doit vendre moins cher encore Vannona pnbliea (Jomni régis, si venundata sit. Et qui nostrum habet beneficium, diligentissime prœvideat, quantum potest Deo donante, ut nullus ex mancipiis ad illum pertinentes beneficium famé moriatur, et quod svperest ultra illius familia necessi" tatem, hoc libère vendatjure prœscripto. Une grande famine, dont on venait de souffrir, avait sans aucun doute adouci les âmes ; el ce fut sous celte impression que fui prise une résolution de celte nature. Sa misa
NOTES DU LIVRE X
en vigaeur sive tempore ahunâant4œ, iive temporê earitatii , semble lémoigner de plus de bon vouloir que de sagesse. Du resie, l'expression:... prœvideat ut nullus ex mancipiis,,, famé moriaiur, veut probablement dire seulement « qu'aucun ne souffire de la faim; que l'on donne à tous une nourriture sufDsante.»
(S) Les annalistes passent sur celte scène déplorable. Biais le Capitu lare Franco fordiense contient, dans le $ 2, un grave témoignage. Je reproduis loi tout le passage, pourJuslîGcr les expressions que j*ai employées. De Tassilone definitum est capitulum, gui dvdutn Bqjoariœ dux fuerat, sobbimos videlicet domni KaloLi REGIS (a quoi bon cette mention , si ce n*est peutêtre pour que Karl pût en déduire un droit sur le domaine privé de Tassilo ?], in medio sanctisHmi adeti' Ut concilii, veniam rogans pro commissis cuIpiSt tam quas tempore domni Pippini régie adversus eum et regnum Francorum commiserat, quam et quas postea iub tempore domni noetri piiseimi KaroH régis , in quibus fraudator fidei sua extUit , indulgentiam ut ab eo mereretur aceipere humili pe/ttione visus est postulasse, dimittens videlicet puro animo iram atque omnem scanda lum de parte sua, quœque in ea perpetrata fuissent, et sciebat, nec non omnem Justitiam et proprietatis, quantum illi aut filiis vel filiabus suis in dueato Baiuariorum légitime pertinere debuerant, gurpivit atque projecit, et in postmodum omni lite caleanda, sine ulla repetitione induisit, et filios ae filiaê suas in illius misericordia commendaioit.Eti*lcirco domnus noster, misericordia motus, prafato Tassiloni gratuito animo et eulpas perpetratas induisit, et gratiam suam plsniter con-cessit, et m .sua eleemosura eum in amorb DiLEcrioifis
TUUS SSTSUSCBPIS3S, Ut SSCUruS DE Dsi MISERICORDIA CXti-
teret in antea. Unde très brèves ex hoe capitulo uno tenore conscriptos fieri prœcepit, unum in palatio retinendum, alium prœfalo Tassiloni, ut secum haoe- MT 19 houastsrio (comme souvenir d'amitié) dandum, tertium vero in sacri palatii eapella recondendum fleri Jussit, Le mot ouariRE (car tout le resle n*a pas besoin d'explication) est sans aucun doute le même que GOERPias ou werpibe, et c'est le ludesque werpen on werfen (rejeter, se dessaisir de quelque chose). Le moi projicere qui l'nccompagne , n'en est que la traduction.
(0) Sinisfelt, Sinotfeld: in campo qui vocatur»
(7) Cuffinstang ; Cuffesstan : loeus in suburbio Maganciaeensis urbisj villa super Mœnum contra Âfogontiaemn urbem sittu
(8) Chronie. Moiss. (I^ertz, p. 303} : et penenil » pagum, qui dicitur Wihmwli, ubi firmitas eorum facta erat,
(9) Annal, Lauriss.t,,, et usque Oeeanum tnau omnes paludes et invia loca transitum est, et rexàî Haduloha regresstts est — hoc enim loco nomen, ubi Oceanus Saxoniam alluit.
(10) Chronie, Moiss, (I. c.) : et fecit sedem luam juxta locum ubi Timella fluit in Jf^isaraha , qvtm etiam Heristelli appellavit. ^ Eirhardi AnnaL:... castris super H^isuram positis consedit, et losvm castrorum Heristelli vocarijussit,
(11) Mimda; Minda, locus.
(12) C'est sans doute, comme Pbetz le croit, Ebers, Evers.
(13) Pbrtz : videtur esse loeuf Sftante, in dittrictu magni dueatus Mecklenburgici Schwan, ad IVamowa sito.