CHAPITRE I
(1) RtSHABD [Annal,) : Eodem anno loca quœdam eitea Hhenum et in Gallia et in Germania lr«mtiervnMUe pourrait que cela fût arrivé dane nue autre partie de l'année. MaU les ^nnal» Fuldenscs (PEaTZ, p. 352} disent : Terrœ motus factus est 2 Kal, Maii per totam Italiam,.,; circa Rhenum quogue et in Gallia et in Germania loea guœdam tremuerunt.
(2) EiMifARD (Annal.) : Qvi venerunt ad imperatorem in Germania super fllttvium Sala, in loeo, gtH dicitur SaltM, Les autres auteun diient la même cboce. Il eii vraisemblable <|v'il »*a|U de ILOnigshofen*
(3} Gea négociations, qui ne se rapportent qu*â des villes et i des pays étrangers aun Teulschs, ne doivent pas nous occuper plus longtemps. Venise Joue pour la première fois un rôle assez important dans ces cir* constances. Eginhaio {f^ila C, M., cap. 16) dit seulement en général au sujet de ces ambassades : /m* perator$s etiam Conslantinopolitani Ifieephoms, Michael et Léo , vitro amidtiam et societatem ejus expef entes, eomplitres cul eum misère legatos, citm qMuê tamen propter susceptum a se Imperatoris nomMi, et ob hoe, quasi qui imperium eripere vellet, valde euspeetum, fadus firmissimum statuit^ut nulla inter partes cujusUbet scandait remaneret occasio, Jjt bon moine de Saint-Gall raconte une anecdote (II, cap. 8 et 0) qui peut montrer assez clairement comment la renommée grossit tout, et comment les faits se dénaturent Jusqu'à Tabsurdi té, en passant de bouche en bouche, sdon Popinion et les lumières de ceux qui les transmettent. Karl (dit celte historicité] avait envoyé à Constanlinople un évéque distingué et un noble duc, Helto de Dâie et Hugo de Tours. Ces hommes fbrent mal traités et arrêtés longtemps. Bientdt après l'empereur envoya à son tour une ambassade A Karl. Celui-ci, suivant les conseils qu'on lui avait donnés, fil si longtemps promener les ambassadeurs dans les Alpes, qu'ils usèrent tout ce qu'ils avaient et arrivèrent avec des vélemens tout déchirés. Enfin ils parurent à la cour de Karl. Alors Tévcquc et le comte placèrent sur un Irônc le maréchal {cornes stabuli), avec un nombreux entourage. Les ambassadeurs furent introduits, et se prosternèrent dans la pensée que c'était l'empereur. Mais les domestiques les firent relever et les conduisirent dans une autre piècs. Là se tenait sur un trône le comte du palais [cornes palatii), environné de personnes émlnenles. l^cs ambassadeurs éblouisse prosL.-nèrent de nouveiu, mais on leur donna des soufllels pour leur apprendre que ce n'élait pas Pempereurt Dans la troisième pièce ils virent
Pécuyer {magister mensœ regiœ) au milieu de nombreux domestiques, et se prosternèrent encore Doe fois; mais des bourrades les avertirent de leur errear, et Ils allèrent plus loin. Dans la quatrième pièce, ils trouvèrent réunis tous les camérlers {eubieularii)tik grand camérler (magister) au milieu d'eux. Celui-là, pensèrent-ils, devait du moins être l'empereur. Ce n'était pas lui; cependant il promit de faire en sorte qu'ils fussent Introduits auprès de Pempercur. li-dessns Karl envoya des officiers chargés de les inUiodsin avec honneur. On exécuta ses ordres. Maisltti,Esfi,le plus glorieux de tous les rois, se tenait près d'ooe fenêtre, brillant comme le soleil dans son plus bel ccial, couvert d'or et de pierreries, et appuyé sur ce même évéqoe Hetto, qui était allé h Constantlnople. Aoloiir de lui se tenaient, comme des guerriers célesles. » trois fils et ses filles avec leur mère, plus ornés eocort de leur sagesse etdclcur beautéque de leurs ricbesrostûmes ; plus loin des évoques Incomparables, de saints abbés, des ducs comme Josué, une armée, une armée comme celle qui Jadis, devant Samarie, mit en fuite les Syriens et les Assyriens. Effirayéa, osant é peiie respirer, les Grecs se prosiernèreni et se roulèrent par terre. On eut beau leur parler avec douceur : ils oe reprirent un peu de confiance que lorsque le roi leur eut Juré par le roi du Ciel qu'il ne leur serait fait aocun mal. Mais ils ne revinrent plus une fois qu'ils furent partis. Voilà donc la pitoyable idée que dans un cloître on se faisait de la vie des cours.