CHAPITRE IX
(1) HiNCMAB (cap. 16) nomme ensemble, comme placés sur une même ligne , les ministri suivans : capellanus, cornes palatii, camerarius, senescalcys, buticularius, cornes stabuli, mansionarius, venatores quatuor, falconarius. Puis II dit que les alii minisleriales, sub ipsis aut ex eorum latere étaient ostia-' rius, sacellarius f dispensator seapoardus {scap, sckapp ou schabb est un buffet ; ce mot est encore usité en Basse-Saxe, en Westfalie et même b Rcriin ) seapoardus signifie garde du buflfet: ceux-ci et d'au*
NOTES DU LIVRE XI
Ires étaient bien sub iis; d'aulro part étaient, comme Hincmar l'ajoute expressément, ex latere bonariU veltrarii, àeverarii,
(2) Dans la suite archi- chapelain et archi-*chancelier, comme Hincmar dit Idéjâ summus eancellariut. Mais ce ministre ne s'appelait pas Apociisiarius dans l'empire des Franks, comme le prétendent des modernes. HivcMAR dit expressément : ^pocrisiariuê, quetn vos- TRATES capellanum vel palatii custodem appeliant. Cet itomme instruit ne se sert du mot apoerisiarius que pour montrer, comme cela résulte de son chapitre 13, qu'il savait que, dans l'empire romain , il y avait eu un ronctionnaire de ce nom ; et peut-<;tre aussi pour faire comprendre par une comparaison ce qu'était' réellement le chapelain , c'est-â-dire, responsalis negotio* rum ecclesiasiicorutn. Hincmab ajoute, il est vrai (cap. 16) : eui sociabatur sutnmus eancellariut, de sorte qu'il semble que le eapellantu et le cancellarius étaient deux personnes distinctes. Mais c'est une erreur, ou bien Hincmar entend par le mot sociabatur autre chose que ce qu'il paraît entendre. Car il résulte de beaucoup de passages que le capellanus et le coaeellarius étaient la même personne. Voyez Ducangb , s. v. V., où l'on trouve expliquée l'origine des mots capeîla et capellanus.
(3) Judicium cruds. Voici la formule : accédant ad crucem; stent ad crucem.
(4) HiNCMAi {deOrd. Pal., cap. 22). Nous avons déji parlé du 6sc. Que le mot caméra ait été employé pour désigner la partie meuble de l'ancien fisc, c'est ce qui ne souffre aucun doute. Voyez aussi Einhard {f^ita CaroU i>/., cap. 33, qui contient le CaroHMagni testamentum,
(6) De là vient que dans le récit des guerres, on trouve si souvent que l'armée frankc est i-estée quarante jours dans le pays ennemi.