‹ Histoire d'Allemagne (volume 3)Chapitre 90 sur 165 · FRIEDRICH II · texte numérisé non relu

FRIEDRICH II

L'an 1218.

La mort de Tempcreur ne ramena nullement la coneordc dansIeTeutschIand. Mais la grande division qui avait si longtemps séparé le Teu tschland par la lutte entre les Waiblingen et les "Welfs, qui avait été suspendue quelques instants par la mort du roi Philippe, fut terminée pour jamais sur la tombe d'Otto IV (4). Personne n'osait se présenter comme rival du roi Friedrich, ni lui en opposer un autre ; personne peut-être n*était propre h courir de telles chances. Un Welf seul aurait pu concevoir la pensée de mardier contre un Waiblingen ; un Welf seul aurait pu suggérer à d'autres l'idée d'un nouveau choix pour remplacer Otto.

Maintenant il n'y en avait plus qu'un qui ne fût pas indigne du rang suprême, le comte Heinrich, palatin du Uhin. Mais Heinrich, dès son enfance, avait trop fréquemment éprouvé les vicissitudes des choses humaines, par son p^rc, par son frère et par lui-ménje, pour dé-

sirer une couronne toute brisée. D'ailleurs, ainsi qu'on l'a rappelé , il avait été mis au ban de l'empire, et le palatinat du Rhin avait été donné en fief au duc de Bavière. Dans cette situation critique, les vaillants habitants du beau pays confié à ses soins, saisis de compassion pour son destin rigoureux et celui de sa maison , lui montrèrent le plus grand dévoù* ment; car, lorsque le duc Louis de Bavière vint à Heidelbert pour prendre possession du pays et recevoir l'hommage des vassaux, ils se le* vèrent contre lui, le combattirent et le firent prisonnier avec toute sa suite; mais à la fin il y eut un accommodement, et le duc Louis, moyennant une grosse rançon et de grandes promesses, recouvra sa liberté. Heinrich pouvait donc à peine compter avec quelque sécurité sur le Palatinat. Les Saxons seuls dans les domaines héréditaires de la maison de .Welf étaient inébranlables ; tous- les autres Saxons avaient été rendus tièdes ou indifférents par rinaclion d'Otto dans les dernières années. Aussi Friedrich ne craignit pas de tenir une diète solennelle en Saxe même , à Herfurdea , afin do se faire reconnaître aussi comme roi

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