‹ Histoire d'Allemagne (volume 2)Chapitre 9 sur 46 · AVANT -PP.0PQ3. XVI · texte numérisé non relu

AVANT -PP.0PQ3. XVI

de souverain qui ne se trouve aux prises, et clans les luttes les p\us acharnées, le père avec ses fils, le frère avec ses frères, tous avec leurs parents : Louis le Germanique avec ses trois fils; Otton le Grand avec ses deux frères d'abord, puis avec son fils et son gendre ; Otton II et Otton III avec leur oncle ; Henri II le Saint avec ses cousins, petils-cousins et beaux-frères, pour ne citer que les exemples tires de la période traitée dans ce volume (i). Le sang paraît moins les unir que les précipiter les uns sur les autres. C'est un mal endémique. Un historien allemand, qui le reconnaît, M. de Giesebrecht, veut bien attribuer le fait, selon ses expressions, « à la raide subjectivité de l'être allemand, des deutschen Wesens , qui n'admet aucun frein extérieur, même le plus saint, quand on l'irrite ou qu'on lui porte préjudice. » Voilà l'ambition e* l'avarice parés d'un nom très-philosophique , sans doute, mais impuissant peut-être à rétablir à l'origine les vertus privées du foyer domestique de la vieille Allemagne.

En me servant de l'expression assez incorrecte, si l'on veut, de Peuple- Invasion, j'ai essayé de faire ressortir l'un des traits dominants du caractère de la nation et de l'histoire allemandes. On a trouvé le

(!) Voir ci-dessous à chaque règne.

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