LOI CONSTITUTIVE CATHOLIQUE DE
jours, de la diversité des occupations que lui imposaient les pouvoirs donlil était revêtu. Avec son consentement, le pape investit le marquis Azzo IV d'Este, de la marche d'Ancône, reprit le duché de Spolète et ce qui lui revenait des biens de la comtesse Mathilde, en Toscane. Lui-même, il signa des privilèges pour les villes de Pise, Bologne, Tortone, Verceil, Volterra, Ravennes ou pour leurs seigneurs, podestats ou évêques. Il condamna Parme, qui avait outragé son évêque, et confirma aux Pisans la possession de la côle maritime, de Civita-Vecchia à Porlo-Venere, ainsi que de la Corse et de la Sardaigne. 11 pourvut au gouvernement des vastes États chrètiens qu'il allait peut-être quitter. Le chancelier Conrad, évêque de Metz, fut nommé son lieutenant, dans Vltalie du nord et du centre, et l'archevêque de Mayence retourna précher la croisade en Allemagne, dont le gouvernement fat remis alors entièrement à l'archevêque de Cologne, Engelbert. Enfin le marquis de Montferrat, Guillaume, aidé de l'évêque de Porto, eut l'administration du royaume d'Arles.
Fils ethéritier de Henri VI, chef du Saint-Empire et roi de Sicile, en paix avec le Saint-Siège, avec l'Église, dontilavait constitué l'indépendance et presque la domination, porteur de la croix, qui le mettait au service du Christ, et signataire des édits qui armaient son bras contre les hérétiques, armé pour ainsi dire, de deux glaives, pour frapper lesrévolütiônnaires dans l'Église et les rebelles dans l'Etat, Frédérie LE pouvait paraître aux hommes de ce temps réaliser d'autant mieux le plus pur idéal du chef temporel de la chrétienté qu'il était en plus parfait accord avec son chef spirifuel. Et cependant Honorius 111 avait couronné, au milieu * de Ja joie et de la confiance de tous, le plus cruel ennemi de l'Eglise. Ce couronnement pacifique à Rome devait être