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On fit dans les deux chambres, et à-peu-près à la même époque, des tentatives pour obtenir la révocation de l'acte qui établissoit le gouvernement du Canada. Lord Camden en fit la motion dans la chambre des pairs, et sir Georges Savile dans la chambre des communes. Tous les deux basèrent leur demande sur les pétitions signées en novembre 1774 par cent quatre-vingt-quatre habitants de ce pays, qui se plaignoient d'être .privés de la loi A'hcAeas corpus et du
tîcuUèrement dans ce dëbat. Il avoit été é\eyé pour la carrière des armes; et, aoiioë du désir de bien connottre la profession du soldat, il avoit servi comme volontaire dans Tarmée russe , pendant la dernière guerre avec la Porte. Le a a^ régiment d'infanterie, dans lequel il étoit capitaine, ayant reçu Tordre de partir pour rAmériqae, il se décida, quoique peu riche de patrimoine, li retioncer à sou emploi et à tqut espoir d'avancement plutôt que de prendre les armes pour une cause qu'il n'approuvoit pas. Il exprima ses sentiments à ce sujet dans ces termes : « Depuis que je suis arrivé à râ|;e où se montre l'ambition, j'ai toujours eu celle de servir mon pays dans la profession des armes. Ma plus grande A'ainte a toujoxirs été de voir PAngleterre dans une situation telle que ma *profession fût devenue incompatible avec mes devoirs de citoyen. Ce que je craignois est arrivé; et j'ai cru devoir renoncer aux espérances que j'a* vois formées, et donner ma démission , qui m'a paru Je seul moyen de ne pas contribuer à l'asservissement de mon pays , et de né pas rougir mes mains du sang de mes frères. Quand les devoirs du soldat et tin citoyen deviennent incompatibles, je mé crois obligé de cesser d'être soldat pour rester citoyen , jusqu'à ce que ces deux devoirs se réunissent en un seul , par la perfidie de nôs^ ennemis véritables. Ce n'est pas pour un Homme un foible sacrifice que d'abandonner sa profession; mais c'en est un bien plus grand encore quand les goûts, joints à l'habitude, lui «nt donné pour son état un atta^ chement aussi fort que le mien. J'épt-ouve cependant une consolation , c'est qu'en faisant ce sacrifice , je donne du moins à mon pays une preuve non douteuse de la sincérité de mes principes. » Les cités de Londres et de Dublin lui votèrent des remerciements pour sa conduite. ( Histoire de l'administration de lord Norlh , p. aoa. )
'4lO HISTOIRE D'ANGLETERRE.
jugement par jury. Les arguments contre l'acte comprenoient tout ce qui avoit été dit dans la précédente session , et les invectives ordinaires contre le papisme. La loi fut défendue d'après les principes qui Tavoient fait adopte^ et les nouvelles observations qu'on devoit à l'expérience. La motion pour la révocation fut rejetée (i).
Antres Malgré l'importance et la difficulté des affaires de ^psfrle-" l'Amérique, plusieurs autres objets occupèrent l'atment, tention du. parlement dans le cours de cette session. L'alderman Sawbndge fit sa motion habituelle pour abréger la durée du parlement , et fut soutenu par un long discours de M. Wilkes, qui demanda également la révision des opérations relatives à l'élection de Middlesex; mais ces deux propositions ne furent point accueillies (2). Sur la motion de M. Gilbert, on nomma un comité pour examiner les lois sur les pauvres. En conséquence d'im message du roi, le palais du parc de Saint- Jafiies, appelé Buckingham-House ^ fut acheté pour la reine, au lieu de Somerset- ffouse^ qui fut destiné à un service public.
36 mai. En terminant la session, le roi exprima son entière ^'Son^*' s^^^sfaction de la conduite du parlement, et en augura les plus heureux résultats.
' (i) Chez les pairs, 88 voix contre a8; aux communes, 174 ▼oi^ contre 86.
(2) « Mercredi , dit Gibbon , nous avons eu Pëlectîon de Middiesez : j'ëtois au nombre des ]^atriotes, assis près du lord-maire, qui parla bien et avec modération; mais avant la fin de la discussioB je m'endormis. »