‹ Histoire d'Angleterre, depuis l'avènement de Jacques IIChapitre 1 sur 63 · PAR T.-B. MACAULAY · texte numérisé non relu

PAR T.-B. MACAULAY

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M. M . 1 1 - .- 1 ■ 1 1 .- 1 \ n'a jusqu'à présent publié que deux volumes de son H îslofo I rrt depuis V avènement de Jacquet il. Ces deux volumes, * l» m t nom dennuiM Is traduction, l'arrêtent ft la révolution de i<»vv «-t ils forment par eux-mêmes un ouvrage complet.

La révolution de 1688a un caractère unique: c'est le plus remarquable mouvement de l'opinion publique qui i»it jamais été. Durant la grande révolution, le fanatisme religieux et républicain avait été un des mobiles du peuple anglais. Charles i avait rencontré des adversaires aussi «-mi. 'mis que lui-même il»* l'ancienne constitution du royaume, et la nation, en as soulevant pour échappei a un despotisme, en avait rencontré un iiutre. M ii^ J;m|ii<»s II ne trouva |>as de tels ad saires. rous les ennemis de sa famille, whigs, puritains, républicains, avaient , et lorsque les débris

de ces partis autrefois i<>imnl.iM. ivnt de «*,• r.d-

lier au commencement de son règne, la nation les l i massacrer avec indifférence «-t dédain. Jacques n'eut donc |».is affaire à d.--> factions, il «Mit aiTaire à la n iii<m elle-même, à ses représentant i - • magistrats, i ^s OOrpOrations, l son clergi aussi ne fut-il renverse p. ii

Il AVANT-PKOPOS.

aucun parti ni par aucune secte, mais par son peuple; l'auteur de la révolution de 1688, ce n'est ni Guillaume, ni Danby, ni Halifax, ni Russell, ni Mordaunt, c'est l'opinion publique, et c'est elle aussi qui joue le principal rôle de la première à la dernière page de la belle histoire de M. Macaulay.

Tel est le grand intérêt de la révolution de 1688, les enseignements qu'elle contient et qui méritent bien pour plus d'une raison d'être médités par les contemporains. Le nouvel historien de cette révolution la raronte avec sympathie, mais avec impartialité et sans préjugés. M. Macaulay est whig, et en cette qualité il est un des vainqueurs de 1688, si nous pouvons nous servir de cette expression; mais son enthousiasme pour la révolution ne l'empêche pas de rendre justice à ceux qui la combattirent ou qui n'y consentirent qu'à regret. Il est équitable envers ses ennemis, envers Jacques luimême. Nous n'avons pas à faire l'éloge d'un livre dont les mérites sont universellement reconnus. L'habileté de l'exposition est extrême et le récit est plein de mouvement; les faits revivent dans toute leur réalité, l'esprit du temps passé anime de nouveau tous les personnages. Nous sentons, pour ainsi dire, et nous voyons circuler autour d'eux les courants de l'atmosphère morale au milieu de laquelle ils vécurent. M. Macaulay possède aussi à un haut degré l'art des portraits. Rien n'égale la finesse avec laquelle il dessine un personnage quel qu'il soit, courtisan, homme du peuple, sectaire; il n'esquisse pas les caractères à grands traits, et ne les résume pas dans un jugement absolu, mais il aime à les détailler avec la plus scrupuleuse minutie, à en démonter tous les rouages et tous les ressorts, à en exposer tous les mobiles, à en montrer les pièces fournies par la

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nature e1 l s pièces fournies pai la rie, les événen* i li i ii tlité. il j .1 du moraliste en lui, Uni dans sa manière de i"-(i les faits que dans son analyse des « ai s humains, «i <»n poui i ail l'appeler, i c mse d< lalenl particulier, le La Bruyère des historiens.

En présentant sa t> Ile histoire aux !•■• leurs franc : imii> devons remercier rillustre écrivain d'avoir voulu nous penneUre il«' contribuer, |»<>nr notre pari, l mettre nos compatriotes en étal de jugei du talent et de II science <|ui l'ont rendu si justement célèbre dans son I» iys.

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