‹ Histoire d'Angleterre, depuis l'avènement de Jacques IIChapitre 37 sur 63 · I.'an.v · texte numérisé non relu

I.'an.v

ïes tribunaux se font les agents. L'extinction de la vie n'est pas ce qu'il y a de plus horrible dans une exécution. La longue agonie morale du patient, la honte et la misère de tous ceux qui lui sont unis par les liens du sang, la tache qui reste imprimée sur ses descendants, jusqu'à la troisième ou à la quatrième génération, sont des choses plus terribles que la mort elle-même. En général , on peut affirmer avec assurance que le père d'une nombreuse famille aimera mieux être privé de tous ses enfants par accident ou par maladie, que d'en voir périr un seul par la main du bourreau. Le meurtre par faux témoignage est donc le plus grave de tous les genres de meurtres, et Oates s'était rendu coupable d'un grand nombre de meurtres semblables; néanmoins, le châtiment qui lui fut infligé ne peut être justifié. En le condamnant à être dépouillé de sa robe ecclésiastique et à être emprisonné pour toute sa vie, les juges semblent avoir dépassé les limites de leur pouvoir légal. Incontestablement ils avaient le droit de lui infliger la peine du fouet, et même la loi ne limitait pas le nombre des coups ; mais l'esprit de la loi établissait clairement qu'un délit ne devait pas être puni plus sévèrement que le crime le plus atroce. Le pire scélérat avait droit à n'être que pendu. Les juges condamnèrent (du moins telle fut leur pensée) Oates à mourir sous le fouet. L'imperfection de la loi n'est pas une excuse suffisante , car les lois imparfaites doivent être modifiées par le législateur et non exagérées dans l'interprétation de leur texte par les magistrats, surtout quand cette exagération a pour but d'infliger la torture et de donner la mort. La scélératesse d'Oates n'est pas non plus une excuse suffisante, car les coupables sont toujours les premiers qui souffrent de ces rigueurs, dont on se sert plus tard comme de précédents pour opprimer les innocents. C'est aussi ce qui arriva. La flagellation sans merci devint bientôt la punition ordinaire des délits

politique ' •• noura -it oon-

il m m quelques paroli

contre le gouvei nemenl à de souffi

qu'ils demandaient souv< ni ai

remenl qu'on les condam me criminels el qu'on

h i\ \ i\ .1 li potence. Heureusement les pn

Im in;, ni bii ntot .h rêlés p dation » et pu

l'article de la d( - laratioii qui prohibe toute

punition ci uelle • t inu

li Bcéléi I) - ' lield n'a> ul p is, comme

celle d'Oates, I lil de u imbreuseï victimes, car il n'.i\ ni embrassé le métiei de faux témoin qu'à l'époque ou I»fantôme <!<• la i : ion s'était ilrj i évanoui el où

jurés commençaient à devenii incréduh .On lui Ut donc s, .u procès, non pour faux l< . mais i

le crime moins hideux <l«' diffam ilion par libelle. Pendant 1 * . i • 1 1 . » t ; « . m le liill d'exclusion, il .i\.ut publié un éci il contenant de fan imputations contre le dei nier 1 1 le nouveau roi. I! fui . cinq années d'intervalle, subitement arrêté pour i publi< a lion, conduit devant i il privé, lr justice, |u. nnii i oupable, i t i ondamn< fouetté de| jusqu'à Nei t ilepui N

jusqu'à ryburn. I e misérable se conduisit avec une grande effronterie pendant tout !•• prmv*, mai*. I qu'il entendit sa condamnation, il >«• laissa al!»

mie du «I'-' poil . la « omme moi t. et < h<

le texte pour le sermon •!»• s»-, limera il 1rs. Srs prévisions

. t • raeo

se réalisèrent. Il ne fut pas, à la vérité, fouetté aussi sévèrement qu'Oates l'avait été, mais il n'avait pas le corps de fer et l'âme d'airain de ce dernier. Après l'exécution, Dangerfield fut mis dans un fiacre et ramené en prison. Comme il passait au coin de Hatton-Garden, un gentleman tory de Gray's Inn , nommé Francis, arrêta la voiture et lui demanda avec une ironie brutale : « Eh bien! mon ami, as-tu reçu de quoi te réchauffer ce matin? » Le prisonnier, tout saignant, exaspéré par cette insulte, répondit par une malédiction. Francis le frappa aussitôt de sa canne sur le visage, et le blessa à l'œil. Dangerfield fut ramené mourant à Newgate. Ce lâche outrage excita l'indignation des spectateurs. Ils s'emparèrent de Francis, et ce ne fut qu'avec difficulté qu'on put les empêcher de le mettre en pièces. L'aspect du corps de Dangerfield, que le fouet avait effroyablement lacéré, faisait penser à beaucoup de gens que la cause principale, sinon unique de sa mort, était la flagellation qu'il avait subie. Mais le gouvernement et le grand juge trouvèrent bon d'eu rejeter toute la responsabilité sur Francis, qui, coupable seulement, à prendre sa faute au pire, d'homicide sans préméditation, fut condamné et exécuté comme meurtrier. Son dernier discours est un des documents les plus curieux de l'époque. Il conserva jusqu'à la fin le féroce esprit de parti qui l'avait mené à la potence. 11 mêla aux dernières paroles, par lesquelles il recommandait son âme à la clémence divine, des professions de foi de royalisme et des injures contre les Whigs. On avait fait courir le bruit que sa femme avait aimé Dangerfield, qui était remarquablement beau et renommé par ses galanteries. Le coup fatal, disait-on, avait été porté par jalousie. L'époux mourant défendit la réputation de sa femme avec une insistance à demi pathétique, à demi ridicule. Elle était, dit-il, une femme vertueuse, elle sortait de bonne souche, et si elle avait eu quelques dispositions à violer le serment du mariage,

GÊ» W BAXTI IL

pli. • .un. ni ,ui moins choisi pour amant un I et on partisan <\< A p u pi es à la meni ( i un coupable bien

I • '■ i • • 1 1 1 d*Oates le Dangerlield comparais tant

• •m du bao( du mm. Jamais • net i mini ni

n'avait travi i se de longu< - m i religieux plus d'inna en< e que Ri hard Bas

Il appartenail i la fraction la |»lu> mouV-n •• ri 1 1 plus dou< •• du pai ii | >i 1 1 il. nn. Il et .i !• i! eune loi sqi* ■ i. • i ivile • • l ii i ; il penea que le droit était du des chambres, et n'éprouva iu< un • i u| ule i remplir les fonctions de chapelain dans un régiment de l'armée parlementaire; mais son intelligence nette, un peu sceptiqu .uni sentin* ni de la jusli< lient

préseï yé de tout ex< •'■-. Il s'elïbi ours de répi i-

mei la violence fanatique de la soldatesque II i damna l- - m sures de la haute coui de justii l.i république, il eut le « "m ige d'exprimer an pluaieui >ions , et notamment une fois en pi

tir Cromwell, son amour et son u les an-

ciennes institutions du pays. Tant «|u.- dura l'exil de li famille royale, Baxtei passa principalement ^.» rie •• Kidderminster, dans l'accomplissi nient .inmiIu nV ses «I«'\imi> ec( lésiastiques. Il pai i i^eu I i tion, • i désii lit sini en ment amen r une ré< oni

entre les Kpisropaux i't h^ l'u-xlivtri i n-. \\. ( un. ht

I !>•■ de eofBpIc-rrndu. ma>t jVn «i m mi

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îrd, III, 7 •|ti< ,1

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lité d'esprit très-rare de son temps, il considérait les questions d'organisation ecclésiastique comme de peu d'importance, comparées aux grands principes du christianisme, et jamais, alors même que l'épiscopat était le plus odieux au pouvoir dominant, il n'avait joint sa voix aux clameurs contre les évoques. Sa tentative pour réconcilier les partis en lutte échoua. Baxter suivit le sort de ses amis proscrits, refusa l'évêché de Hereford, ahandonna la cure de Kidderminster et se livra presque exclusivement à l'étude. Ses écrits théologiques, quoique trop modérés pour plaire aux fanatiques de tous les partis, avaient une immense réputation. Les zélés partisans de l'Église anglicane le traitaient de Tête ronde, et grand nombre de non-conformistes l'accusaient d'érastianisme et d'arminianisme. Mais l'intégrité de son cœur, la pureté de sa vie, la vigueur de son intelligence, l'étenduede ses connaissancesétaient reconnues par les hommes les meilleurs et les plus sages de toutes les communions. Ses opinions politiques étaient modérées, en dépit de l'oppression que lui et son parti avaient eu à souffrir. 11 était en bons termes avec ce petit parti, détesté à la fois des Whigs et des Tories. 11 ne pouvait pas, disait-il, anathématiser les Equilibreurs, quand il se rappelait quel était celui qui avait béni les pacificateurs ' .

Dans un commentaire sur le Nouveau Testament, il s'était plaint avec quelque amertume des persécutions dont souffraient les dissidents. On regardait alors comme un crime capital contre l'Église et l'État que des hommes chassés de leurs demeures, dépouillés de leurs biens, jetés en prison pour avoir refusé de faire usage du Common Frayer Book , osassent faire entendre un murmure. Roger Lestrauge, le champion du gouvernement et l'oracle du clergé, sonna la charge guerrière dans l'Observateur. Une instruction fut entamée. Baxter demanda

1 Préface de Baxter, au Jugement sur la nature de la vraie religion de sir Matthew Haie, 1684.

CfJ M IAXTI M.

quelque lemp [»our prép irei i i lut le joui

mên Oat< lui exposé du piloi i lur la ; lai e du P

le chef illn l'iu ilaii

!• quête i \\ i stminstei -If ill.

JefTrcys entra en fureui : Pas une minute, s'e\ ri i-t-il, I oui - luvei sa vie. l'agii ai ■ linls cornu

les pé< li- nrs. \ "il 0 r un des <

pilori; si Baxtei était exposé «!»• l'autre, loi deux plus grands coquins du royaume se trouveraienl réunis. »

I que le pi Guildhall . la i

remplit de la foule de ses amii • l & ses admirât \ ssc 1 h ut le «In, u m- William m des plus

éminents théologiens non-conformistes. Deux whigs de grande réputation, 1 *< Il < Wallop, él lient

défenseurs. Pollei s'adi m jury, <|n.' le grand juge l'interrompît '.

Pollexfen, je tous connais bien; je me souviendrai de vous. Vous êtes le prot< leur de 1 » fa< lion. Gel homme

ni vieux < oquin, un drôle si hismatique, un I « v | île. Il déteste la I turc i< ; il i • voudi Bit i ien < |ii«*

interminables prières cafardes improvisée*. i v> mom< ni, - 1 seigneui ie li yeux au i i< l. et i "in-

mença a p almodier d'un son de \<>i\ nasillard, imitanl ainsi ce <|u'il nière de pi iei do H

S< 1. u. m , non i ■uiui. - Ion peuple . ton peuple élu , ton p' uple chéri. Pollexfen rappela d< ni .i la

«(•m que feu sa m ivait jn ne «l'un

h . I i pourquoi donc ce vieil imbéi île ne l'n-t-il

pi is ? i s'écria l< fli S fureui u riva iloi - ju squ i la folie. M traita Baxtei de i hii n, et jura qn i ut que ju I i un l< I scéléi il dans toute

! , < lie.

w allop inten inl plus de sui ci i qui son

i Ip l \ "ii .1 ms louti

monsieui \\ allop, dil li jug< 1 1 - de roi

être honteux d'à i U i oquin* fa li< ux. I

fit une autre tentative pour obtenir de se faire écouter, mais en vain. « Si vous ne savez pas votre devoir, dit Jeffrcys, je vous l'apprendrai. »

Wallop s'assit, et Baxter essaya de dire quelques mots; mais le grand juge étouffa toutes ses remontrances sous un torrent d'obscénités et d'invectives mêlées de citations d'Hudibras. « Mylord, dit le vieillard, j'ai encouru bien des reproches de la part des dissidents , pour avoir parlé respectueusement des évêques. » — « Baxter parlant en faveur des évêques ! s'écria le juge ; c'est une bonne plaisanterie, en vérité. Je sais ce que vous entendez par évêques, de la canaille comme vous, des évêques de Kidderminster, des Presbytériens factieux et pleurnicheurs. » Baxter essaya de nouveau de parler, mais Jeffreys se mit à mugir: « Richard, Richard, crois-tu que nous te laisserons empoisonner la cour? Richard, tu es un vieux drôle, tu as écrit assez de livres pour charger une charrette, et chacun de ces livres est aussi plein de sédition qu'un œuf est plein de nourriture. Mais, grâce à Dieu, je veillerai sur toi. Je vois ici beaucoup de tes frères qui attendent pour savoir le sort réservé à leur honoré seigneur; et ici même, continuat-il, en fixant sur Bâtes son œil sauvage, je vois à tes côtés un des docteurs du parti. Mais, avec la grâce du Dieu tout-puissant, je vous écraserai tous. »

Baxter garda le silence; mais un des jeunes avocats de la défense fit un dernier effort, et essaya de démontrer que les paroles dont on s'était plaint n'avaient pas le sens que leur avait donné la dénonciation : pour le prouver, il commença à lire le texte. A l'instant même il fut interrompu par wi rugissement : «. Est-ce que vous allez changer la cour en conventicule presbytérien ? » Quelques-unes des personnes qui entouraient Baxter laissèrent entendre des sanglots. «Veaux pleurnicheurs ! » dit le juge.

Les témoins à décharge, dont quelques-uns étaient

l:l i \'n\ m | Mil I Ml M i» •

1 1 1» - 1 1 1 1 m # • - d< i i i.i |.i. sent

i tnd juge ne \<"ilui i ien entendre, i Voti rie p ii -■■ i- II--, <lii BaxU i , qu'un jury pui un homme après nn procès conduit de !

vous , ,i réponds , monsii m l »i i< 1 1 1 J

H-- vous inquii I de cela. » J >n .

|i a ih ■ iiïfl était ni des créatui t, et le

pu \ , choisi par les Bhérim . avail • lus

ardents fanatiques du parti tory. L jurés ronl un instant <t revinrent avec nu ferdicl de culpabilité. Mv lord, 'lit B m quittant 1 1 cour, il j avait au-

I 'i- un i and juge qui m'aurait U ment, i II ; lusion à son savant et \<

sir M.iiiIh'w II île. Il n'\ ;i |» i- un I onnête homme il toute l'Angleterre «jui ne te r< omme un coquin, i

répondit JefTn j

1 1 ient< m rut d «< e pouT l'époque. « ta n< p ut \<>n au juste ce qui i d ine i

Du i rut parmi les non- onforrai probable, que le gi an l jn re Fut domin trois

< nli m proposa , «lit-. ni, que B ixtei fût i

Iravei lesi I

«lu bourreau. La majorité pensa qu'un théologien éminent , i qui on .in. ut

auparavant, et qui était maintenant dans sa soixantedixième .m i ut suffis imment puni de quelque l» u i m l'amende et i ,

i e traitement qu'éprouvait B txtei de la pai i d'un jti <|in était membre du cabinet ••! favori du souverain indiquait, de manièi ntiments du pouvoii poui les noi mis ,

Voj

mais déjà ces sentiments s'étaient révélés par des signes plus évidents et plus terribles. Le parlement d'Ecosse s'était réuni. Jacques avait à dessein avancé l'époque de sa session, et retardé la session des chambres anglaises, dans l'espérance que l'exemple donné à Edimbourg produirait un bon effet à Westminster. En effet, le parlement de son royaume du Nord était aussi complaisant' que ces états provinciaux de Bourgogne ou de Bretagne, h qui Louis XIV laissait l'apparence de leurs anciennes fonctions. Les Épiscopaux seuls avaient le droit de siéger au parlement et même d'élire ses membres, et en Ecosse, un Épiscopal était toujours un Tory. On n'avait à redouter d'un corps ainsi constitué que peu ou point d'opposition aux désirs du roi, et d'ailleurs cette assemblée ne pouvait même pas voter une loi qu'elle n'eût été au préalable approuvée par un comité de courtisans.

Tout ce que demanda le gouvernement lui fut immédiatement accordé. Au point de vue des finances, la libéralité des états écossais était de peu de conséquence ; néanmoins, ils donnèrent ce que leurs faibles moyens leur permettaient de donner. Ils accordèrent à perpétuité à la couronne les droits de douanes qui avaient été concédés au défunt roi, et qui, sous son règne, avaient été estimés à quarante mille livres sterling par an. Ils accordèrent aussi a Jacques, pour toute sa vie, un revenu annuel de deux cent seize mille livres écossaises, somme équivalente à environ dix-huit mille livres sterling. Tout ce qu'ils purent accorder ne s'élevait donc guère au-dessus de soixante mille livres sterling par an, un peu plus que la somme versée dans les caisses de l'Échiquier chaque quinzaine '. -

Ayant peu d'argent à donner , les états d'Ecosse y suppléèrent par des protestations de fidélité et des statuts barbares. Le roi , dans une lettre qui fut lue h

1 Act. Pari. Car. II, 29 mars 1661 ; Jac. VII, 28 avril 1685, et 13 mai

Pi iisfcct nos di i \m mi. 541

l'ouvei Uirc de la n , leui d< mon I lit dans un

langage; véhémrnl .le portai • !•• nou\ »-ll< contre les presbytériens réfi a tout

snii regret que les aflairet ne loi poi iiiîmgiH pti présenter lui-même. On obéit à -•> nnli l I tint rédigé pai lea ministres de la couronne , et 'passant

en atrocité loua l< i autrei il itnta faiti i i ce tnail

reux pays durant cette clé| lorahlcé|»o<pie, p.i>

ficulté. Il lut déclaré en termes brefs, m

que quiconque prêcherait dans un conventicule

. soif « omme pn te ommi

auditeur, à un conventicule i « ieJ ni puni

la mort et la confiscation d

I Ile loi, VOlé —iii la demande «lu i • >i [• n

hier dévotu olonté, met lie un

cai : renl ri présenté p ir d« - é i iv.iins

ignorante comme un prim • lire, a 1 1 vérité, 1 1 peu

judicieux dam le choix des moyens, mais A

un <l< -s plus nobles buta qu'un chef d'État puisse i • «ursuivre, l'établissement d'une lib* - 1 1 • "- i. i. icuse i Omj

ii ne peut nier que quelque-un* <i.chés du reste de sa trie et superficiellement cou !)•• semblent justifier « cite appré< iation favorable àt

Lorsqu'il n'était eno » étéperséenté

pendant plusieurs années, et 1 1 i ition a> i

diiit mu lui - - . II. u h il.ihnU. Smopnt, <pi<lipic I

1 1 i troit qu'il lût, avait - lie rude discipli

Alors qu'il était exclu de la < our, «!<• l'amirauté, du i seil, et qu'il i lait men n u du ti

par la seule raison qu'il ne pouvait i la transsubstantiation < t à l'autorité «lu |>ape, il IHde tels [>rogrês dans 1 1 »l"< trinc de la t qu'il laissa :

loin den ière lui Milton et i nt ke ( 141 de |

N II. s M -

juste, disait-il souvent, que de punir des théories par des châtiments qui devraient être réservés aux actes? Qu'y a-t-il de plus impolitique que de rejeter les services de bons soldats, de bons marins, de bons magistrats, de bons diplomates, de bons financiers, parce qu'ils ont des opinions erronées sur le nombre des sacrements ou la pluriprésence des saints? 11 apprit par routine ces lieux communs que toutes les sectes répètent si couramment lorsqu'elles sont opprimées, et oublient si aisément quand elles peuvent prendre leur revanche. Il répétait si bien sa leçon, que tous ceux qui l'entendaient parler sur ce sujet lui attribuaient beaucoup plus de bon sens et de facilité d'élocution qu'il n'en avait réellement. Il <?n imposait par cette profession de foi à quelques personnes charitables, et peut-être s'en imposait-il à lui-même. Mais ce zèle pour les droits de la conscience cessa avec la prédominance du parti whig. Lorsque la fortune changea, lorsqu'il ne craignit plus d'être persécuté , et qu'il fut en son pouvoir de persécuter, alors ses penchants réels commencèrent à se montrer. Il haïssait les sectes puritaines d'une haine compliquée, à la fois religieuse et politique, héréditaire et personnelle. Il regardait les Puritains comme les ennemis du ciel, comme les ennemis de toute autorité dans l'Église et dans l'État, comme les ennemis de ses aïeux, de son père et de sa mère, de son frère et de sa propre personne. L'homme qui s'était plaint si hautement des lois contre les Papistes décla rait maintenant qu'il lui était impossible de comprendre comment il pouvait y avoir des hommes assez impudents pour demander le rappel des lois contre les Puritains '. L'homme dont le sujet de plaintes favori était l'injustice qu'il y avait à obliger les fonctionnaires civils

1 Ce sont ses propres paroles rapportées par lui-même. Clarke, Vie de Jac*ques II, I, S 56. Mémoires originaux

perséci Tin\ ni

■'i |u ' ci m. I

|u"il m élail vi i mcnl i < !<• plu

que notre il-' lit i homme <|ui

avait expi imé une jn>i.- indignation dail

et qu'on t p u qu uiu-

nion avait pria pi lea < «mi!..! aioiifl d<

membres dan l< - brodequin ••> diminu-

tions qu'il i ommei i obtint

immédiatement iim\ . 1.1N «I • 1 I

lr |»lus sûi de leui fidéliti , la l"i la plot ittiguinaire <jm ail an lia été* poi lée dans nou É

Protestants non-< < »nl« »i mû I

L'espi it de loul -<ui système d'adm parfaite harmonie I ition qui

i\. m iévi, alors qu'il gouvernail I I -cosse comme vi roi, se ralluma plue ardente que jamaifl du jour i devinl BonvetaiB* l i m ■ omù i lùlest .••\i>uaiitaircsétai*>nt le plof Dombreui fuient . 1 1 • . » n « 1 ■ » 1 1 1 1 . - i la liceao l'armée. A l'armée était mêlée une milice <<>ni|>oeée

plus violent • « ! .!• - , lus .li- ! I cap niv draj immandés par James Graham iliouae,

i surtout parmi l< i bandée <jui op ni et d< malheureux disti i« U. Le bruit

. niii.ut que ces miserai»! - s'amus ueni dans leurs orgies à jouer aux lourm uns

les autres des nom »l. i. lésâmes!

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(ai se un nom qui, partoui . u I i

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W w, III, r, | utar*aacanil U» •*«*« du

j «in viuc .

blie sur toute la surface du globe, est mentionné avec une haine d'une énergie toute spéciale. Récapituler tous les crimes par lesquels cet homme et ses semblables exaspérèrent les paysans des basses terres de l'Ouest serait une tâche interminable. Quelques exemples suffiront, et nous les prendrons tous dans l'histoire d'une seule quinzaine, de cette quinzaine où le parlement écossais , sur les pressantes instances de Jacques, porta contre les dissidents cette nouvelle loi d'une sévérité sans précédents.

John Brown, pauvre messager du Lanarkshire, était, à cause de sa grande piété, désigné communément sous le nom du message?' chrétien. Longtemps après, alors que l'Ecosse jouissait du repos , de la prospérité et de la liberté religieuse, les vieillards qui se rappelaient ces mauvais jours le dépeignaient comme un homme versé dans les choses divines, d'une vie irréprochable, et d'habitudes si paisibles que les tyrans ne purent lui imputer d'autre crime que de s'être absenté du service religieux desÉpiscopaux. Le 1er mai, commeil était occupé à couper de la tourbe, il fut saisi par les dragons de Claverhouse, sommairement interrogé, convaincu de non-conformité et condamné à mort. On raconte que, même parmi les soldats, il fut difficile de trouver un bourreau ; car la femme du pauvre homme était présente; elle tenait un petit enfant par la main, et il était aisé de voir qu'elle allait bientôt donner naissance à un autre; et ces hommes farouches, et au cœur endurci, qui se donnaient entre eux les noms de Belzébuth et d'Apollyon, reculaient eux-mêmes devant le crime d'assassiner son mari sous ses yeux. Cependant , le prisonnier., élevé au-dessus de lui-même par l'approche de l'éternité, priait à haute voix et avec ferveur comme un homme inspiré, lorsque Claverhouse, dans un accès de fureur, l'étendit mort d'un coup de feu. Des témoins digne» de foi racontent que la veuve s'écria dans son

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