‹ Histoire d'Angleterre, depuis l'avènement de Jacques IIChapitre 36 sur 63 · A\< M VI M S · texte numérisé non relu

A\< M VI M S

lernier • ne, un ministre b iu<

plus important que le I<»i«l président. Rochestei n'a oublié !•• f»"ii mol d'Halifai . i lit quelques moii paravant, lorsqu'il était soi ii de la is lit

n loin du plaisir d n -ni. r Te» ali

«le pied, a son i îv. il. i u pi i\, ini donné a -

;iii. de R k hester, Il ni i, comte I l

Jacques exprima i Barillon on j »« > • 1 1

Halkti : « J«' l l-il, je ne puis

lier i lui. Il n'am » aucune pai t dans la dii aflaires publiques. Quant à Is pis eque je lui ai l< ni elle ne servira qu'à monta i son j eu d*influen< e. M on môme temps il venante d< lenii \ Hal

un tout autre I I iblié, di

le roi, ' ii '!'!•■ le si i vice que vous m'avei rendu d la discussion «lu I •■ 1 1 d !• - ont

souvent citéi i pour montrer que Jacq tussi

vindicatil que le dis li nt w - ennemi! III- - pi plutôt qu'il ne méritait pas les louanges qui ses parti dnnnaienl à sa sincéi ité

(mi mlmnia Irès-polhnriit < >rtnon«l ijii'oîi n'aflit plus I»-. .m de sss set vice* en li lan m Pinvit

i \\ hitehall [">m v remplir l chai. Il se soumit ! >) ilement, mais il n'a(V< l ca lier la blessure que < e nouvel sentiments. I e soir de son départ, il donna aux i de la ' imison un m ipniflque I Kilmainham, qui ven m d'être tout i Apres ledln mplit un vei rc <)• \ i

bords, et l<- soulevant, dem inda B*il avait 1 1 un.- seuli "iiii x pioi qu'en | i

dire l< b coin lis in je ne -

l.iii.r; ma n: n

que mon cœur. A la santé du roi Jacques! » Tel fut le dernier adieu d'Ormond à l'Irlande. 11 laissa l'administration dans les mains des lords juges, et retourna à Londres, où il fut reçu avec des marques inusitées de respect public. Plusieurs personnes de haut rang vinrent à sa rencontre sur la route. Une longue suite d'équipages l'escorta jusqu'au Saint-James's-Square où se trouvait son palais, et le square était encombré d'une multitude qui le reçut avec de grandes acclamations '.

On laissa le grand sceau à Guildford, mais on lui fit en même temps un indigne affront. On décida qu'un autre légiste, plus vigoureux et plus audacieux que lui, lui serait adjoint pour l'aider dans son administration. La personne choisie fut sir Georges Jeffreys, premier juge de la cour du banc du roi. La dépravation de cet homme est passée en proverbe. Les deux grands partis anglais ont à la fois attaqué sa mémoire avec une émulation de violence; car les Whigs le considéraient comme leur pins barbare ennemi, et les Tories trouvaient bon de jeter sur son compte tous les crimes qui avaient souillé leur triomphe. Une investigation minutieuse et sincère montre que certaines histoires racontées sur son compte sont fausses ou exagérées, mais l'historien impartial ne pourra cependant jamais diminuer de beaucoup la masse d'infamies qui charge la mémoire de ce misérable juge.

Jeffreys était un homme doué de facultés vigoureuses et vives, mais enclin par nature à l'insolence et à la colère. Au sortir de l'adolescence, il avait exercé sa profession à la cour d'Old-Bailey, cour où les avocats se permettaient des licences de langage inconnues à Westminster-Hall. Là, pendant des années, sa principale occupation avait été d'examiner et de réexaminer les mécréants les plus endurcis de la capitale. Ses disputes quotidiennes avec les prostituées et les voleurs avaient donné à ses facultés

1 Carte, Vie d'Ormond. — Conseils secrets du parli romain en Irlande, 1090. — Mémoires de l'Irlande, 1716.

51!'. GE0RGI - h m ri TS. 19 I

une telle tournure, qu'il devint le matamore !•• plus achevé qu'on ail jamais connu dans ta prof< ssion. lui

; .1 pour I' k niiiii' nt- «l.niii m soi-même, t « »ut lentimenl de bien» mee, furent obli-

- i II-/ lui. Il acquit une supérioi ité in .M»

dans le lan ir lequel le vu ipi ime le i

1 1 l.i haine. Ni dans le man hé su | oisson , ni dans !«• jardin aus "m-, personne n'aurait | i la

fusion de n i!> dii i i l'épilhètes injui ieuse qui

composaient son vo< abulaii mtenai i \<>i\ ne

durent jara aimables, mais il avait \ nné

i n intages naturels i ar i! les i onsidéi m-

blerait-il) a nu tel point que peu de personnes i*»nvaient l<- ?oir ou l'entendre sans émotion pendant

j mes de 1 olère. L'impudenci .-t 1 1 1, 1, ient

impi imées bui son front. Le feu de son regard avait une s< rte de fa* inalion pour les malheun us< • vi< lim< 1 sui

[uelles il le dii i- I I pi nd ml «mi fronl étaient moins terribles, disait-on, que les I de sa bouche. s«»n hurlement furieux, «li^nt quelqu'un qui l'avait souvent ••hi.mi.1u, retentissait 1 omme la trompette du jugement dei 1 1 oui j< m e, il U 1 (un la du barreau sur l< llesqualités. H devint de bonne heure Commoi s m/, et pu / de Londres. Il montra,!

le menu 1 p inchants qui plus tard, dans un ; .1 n -

élevé, lui ont conquis une pi u enviable immortaliU avait déj 1 pu remarquer «mi lui le vi c le plus odieux «pu puisse déshonorer la nature humaine : il aimait 1 voirie Bp 1 1 iclc de la douleur, il en jouissait sans qu'aucun autre alliage de sentiment m luvais pai li< Il \ ,i\.ni une ortc d'cnthousiasnu! diabolique dans la manière don! il prononçait la sentence contn l cusés. I • a pleurs et

semblaient le chatouiller voluplu ut, et il ai

;» li 1 : ouvanter • n l< m faisant une d< « ripliou minu-

494 RÈGNE DE JACOUKS H, 1685.

lieuse et détaillée de tout ce qu'ils auraient à souffrir. Ainsi, s'il avait la bonne fortune de condamner au fouet quelque malheureuse aventurière : « Bourreau, s'écriaitil, je vous recommande d'avoir une attention toute spéciale pour cette dame. Fouettez-la-moi vigoureusement, mon homme! fouettez-la jusqu'au sang ! Nous sommes à la Noël, un temps un peu froid pour que madame se dés^habille ; en conséquence ayez soin de lui réchauffer convenablement les épaules1. » 11 ne fut pas moins facétieux lorsqu'il condamna le pauvre Lodowick Muggleton, le tailleur toujours ivre qui se croyait prophète : « Impudent coquin, hurla Jeffreys, tu auras une douce, douce, douce punition! » Une partie de celte douce punition fut le pilori, où le malheureux fanatique fut presque tué à coups de briques2.

A cette époque, le cœur de Jeffreys était parvenu à ce degré d'endurcissement que les tyrans recherchent chez leurs vils instuments. Jusqu'alors il avait cherché à s'avancer dans sa profession par la faveur de la corporation de Londres. 11 s'était donc déclaré Tête ronde, et se montrait toujours d'une humeur infiniment plus joyeuse lorsqu'il expliquait aux malheureux prêtres papistes qu'ils seraient détachés de la potence encore vivants pour voir brûler leurs entrailles sous leurs yeux , que lorsqu'il prononçait des sentences de mort ordinaire. Mais aussitôt qu'il eut retiré de la cité tout ce qu'elle pouvait lui donner, il se hâta de vendre à la cour son front d'airain et sa langue venimeuse. Chiffinch, qui était habitué de se faire l'intermédiaire démarchés infâmes de plus d'un genre, lui prêta son aide. 11 avait conduit bien des intrigues amoureuses et politiques, mais il ne rendit jamais à ses maîtres

1 Journal des sessions de Noël 1678.

2 Les Actes des témoins de l'esprit, part. V, chap. v. Dans cet ouvrage, Lodowick se venge à sa manière du Diable beuglant, comme il appeilc Jeffreys, par une série d'épithètes qu'Ernulphc eut enviées. Le procès eut lieu en janvier 1677.

ni

un plus scandaleui service que lorsqu'il Inlrodu

w hitehall. Le ren ntot un

daD8 L'obstiné el vindii .thi Jacques, mais il fui I

irdé .i\défaul >, quelque gi nnds qu'ils fussent, n i ien il» commun avec l'ii e et la cniaul (

homme, disait Le n ni n iem , ni i> . ni ma-

nières, et il a plus d'impudence que dix lilles publiques '. Il \ .i\.ni néanmoins i twéruln uni* I «jui demandait un homme sans resj <■< i , oui la l"i e( il

Jrl||r\-, l 1111 à-'»'

où un ava i\ 'cslin • Lrèa-heun ux -i on lui i onfte e importante, tut rée premier juge du I me du roi. an émis ne pmi\.iii ni nit-r qu'il n« i ' «pi« I-

qu< r-ui qualités d'un grand

sances en dj nt si m p Ien

e qu'il avait pu i i et là dans une pi itique

d'un ordre infi . mais il i\ .ut une de oea intellî-

: emenl

i travers le labyrinthe des soplii- nu>vs

de faits indifférents. Toutefois 'I n' mût qu le plein ui igi de iltés; ni-'un' dans I

civil* malveill itique ti

son aile où il siégeait i

trer dans la lanu re d'uni bêle uurve que 1 1 «

dompter, rt qur les attaques I

li m. ut en fur ui 11 versait fréquemment sur les par- I défi ndauti -, -ni procureui , l< - témoins et \< s |iu i toi r- ut- d<

nétiques injun mêléi s de jin I de maledn ti

Si et li t i voii piraienl la lei

qu'il n'était • u< ore qu'un it luttant ,

e pous t qu'il était i la léte du plus

midable tribunal du myauni iule

lu t. , » I UM Ia...

tremblait devant lui. Sa violence était déjà suffisamment effrayante lorsqu'il était à jeun ; mais, en général, sa raison était encore obscurcie et ses mauvaises passions surexcitées par les fumées de l'ivresse. Ses soirées étaient ordinairement consacrées à l'orgie. Ceux qui ne le voyaient qu'en face de sa bouteille auraient pu le prendre pour un homme grossier, abruti, à la vérité, aimant la mauvaise compagnie et les plaisirs bas, mais pour un homme sociable après tout et de joyeuse humeur. Il était toujours entouré , dans ces orgies , de bouffons choisis en grande partie parmi les plus vils avocats de bas étage qui plaidassent devant son tribunal. Ces hommes se bafouaient et s'injuriaient entre eux pour l'amuser; il se joignait à leurs conversations obscènes, chantait avec eux, et lorsque sa tête s'échauffait, il les serrait sur sa poitrine et les embrassait dans un accès de tendresse avinée. Mais le vin, qui semblait d'abord adoucir son cœur, avait, quelques heures après, des effets bien différents. Il se rendait souvent à son siège après avoir longtemps fait attendre la cour et n'avoir cependant secoué qu'à demi son ivresse, les joues enflammées et les regards allumés comme ceux d'un fou. Lorsqu'il était dans cet état, ses joyeux compagnons de la nuit précédente se tenaient à l'écart s'ils étaient sages, car le souvenir de la familiarité qu'il leur avait permis de prendre excitait sa rage, et il ne manquait pas de saisir toutes les occasions de les couvrir de malédictions et d'invectives. Un des traits les plus odieux de son odieux caractère était le plaisir qu'il prenait à mortifier et à humilier ceux que, dans ses accès de tendresse bachique, il avait encouragés à compter sur sa bienveillance.

JefTrcys rendit au gouvernement les services qu'il attendait de lui, non-seulement sans répugnance, mais avec ardeur et avec orgueil. Son premier exploit fut le meurtre judiciaire d'Algernon Sidney. La suite fut en harmonie avec ce début. Les Tories honorables se lamen-

REV1 M I! I BGAI l Ml M i U

laient >iii la honte que la b u bai ieet I gi and fon< lion n aire déversai en! »ui l'administration d< justice; mais l< lit loul !•• monde

d'hoi i. in étaient des titre* 6 l'estime de lacques. Aussi quelque t» mpe aprè • la m< l "i- ffreys obtint-

il m i m i le < abinel al fut-il 61i t p lirie l

dernier lionneui élail une marque signalée de l'approbalion royale, car depuis l'époque où le système judit i avait été refondu, au treizièmt . aucun ug(

lait devenu membre de li chambre dea lordi Guildford Be trouva ainsi i avahi dans tout m - fi i lions |Militii|urs <i m-iIuii t m

équité. Au conseil, Jeurcys le traitait ave* mk impoKmarqui . I ul le p il rouage légal se trouvait dans les m. un- du grand jug< . 1 1 tout le monde -.i\ nt I ;m barreau que le meilleur moyen de se le n ndn i .il>!< était de manquei • !«■ i iu loi d gar*l« •!• -

nu.

Jacques était i-'i depuis quelques heures à \»\u>-, qu'une dispute s'éleva entre les deux chefs de la jus- ! - revenu di - douanes avait été concédé n < harles pour sa vie seulement, «'t ne pouvait par conséquent Être légalement p n u pai le nouveau louverain. Il devait s'écoula quelques lemainai ai ml qu'une n . i liambre fût élue. Si les droits de douanes 1 1 lient suspendus pendant tout ce temps-là, le revenu en souffrirait; le cou ilier du rouuiHTj e >eiait m t. i lompii;

i onsommatoui ul de i

.m. un ! , et les pet sonnes qui ) ^agneraienl

1 /'<i»ryyri<ju«- .lu

peint

yaient les heureux spéculateurs dont les cargaisons auraient pu arriver durant l'intervalle compris entre l'avènement du nouveau souverain et la réunion du parlement. Le trésor était assiégé de négociants dont les magasins étaient remplis de marchandises ayant payé les droits, et qui craignaient d'être ruinés par une concurrence vendant à meilleur marché qu'eux. Tout homme impartial admettra que ce cas était un de ceux dans lesquels un gouvernement peut être excusé de ne pas suivre strictement les règles constitutionnelles-, mais lorsqu'il est nécessaire de dévier de ces règles, le déviation ne doit pas être plus grande que ne l'exigent les besoins du moment. Guildford le sentit et donna des conseils qui l'honorent. Il proposa que les droits fussent perçus et les recettes gardées à part dans l'Échiquier jusqu'à la réunion du parlement. De cette façon, le roi, tout en violant la lettre de la loi, montrerait qu'il désirait se conformer à son esprit. Jeffreys donna des conseils très-différents : il conseilla à Jacques de rendre un édit déclarant que c'était la volonté et le bon plaisir du roi que les droits continuassent à être payés. Le conseil allait à merveille au caractère du roi. La proposition judicieuse du lord garde des sceaux fut rejetée comme digne d'un Whig, ou, ce qui était pis encore, d'un Equilibreur. Il parut une proclamation dans le sens suggéré par Jeffreys. Quelques personnes s'attendaient à ce qu'une explosion violente de l'indignation publique en serait la conséquence; mais elles se trompaient. L'esprit d'opposition ne s'était pas encore ranimé, et la cour pouvait, en toute sécurité, se hasarder à prendre des mesures qui, cinq ans auparavant, auraient produit une rébellion. On entendit à peine un murmure dans cette cité de Londres, naguère si turbulente ' .

1 Gazette de Londres, 12 février 16 84-16 8 5. — North, Vie de Guild* ford, 254.

DE JU.nl I - \\i . LOUIS \l\ .

La pro lani il continuel aient • annom ail

réunion d'un pai lemcni. « ne tut qu m extrême

icpugnam ■ qui ' ni it •

du royaume. U moment était | rtaul In ible

pi m une él< « ii"n . Jamais, •!• puni l'avénemi nt

de la maison i Si irts, les oorp i onstiUi ysls valent été si bien dis| usés env< i > lu coin . n • lu nouveau souverain était obsédé pai uni ne peut mentionner, hpu m- i 1* h» m • mi n».u> •'•« n\..ns, sans honte et Bans indignation. Il craignait d'encourir le déplaisir <iu roi de France en oonvoquant ion parlem< 11t.

11 importait peu au roi de France lequel des dem p lis remporterait anx élections ; on tous les parti mente qui s'étaient réunis depuis la restaui ition, quels que russe ni leurs sentiments sur la politique intéi ient inii-> montrés jaloux du pouvoii i l de la maison de Bourbon. A cet égard, au moins, il y avail de différence entre les Whiga et le» rud tilshorai campagnards qui composaient les principale* idu parti tory. I <>ui^ n'avait <i<>n<- é| lions ni 1< menaces pour détourner Charles \»>qucr les chambr s, et Jacques qui, 'lés l'oi i

dans le b la politique exléi i un de son fi

m trouvait lui aussi, en >\< venant roi il Vngleti M-iiii I.- ni— il . i I li irié <!«• l.i 1 i ai

Roi li' ster, Go lolphin et Sundi i land, qui maint nant l«- cabinet mtimt que leur d it eu riiahitudr il

vo r de l'argent de l.i roui •!•■ Ii.uk I sutta sur l'opp rtunité qu'il \ n\ ùi i hambres. Ils ivrimn l qu'il était

de maintenir I ouis dans de bonnes di . m lis ils

i la ion I <1 r i- qui lion du parti nu ni n'ét lit

pli uns affaire de choix. Quelque patii nteque fû!

tion, il y avait des bornes à sa patience. Ce principe, que l'argent des sujets ne pouvait être légalement prélevé par le roi sans le consentement des communes, était fermement enraciné dans l'esprit public, et, bien que les Whigs eux-mêmes fussent prêts, dans des circonstances exceptionnelles, à payer, pendant quelques semaines, un impôt non autorisé par la loi, les Tories se révolteraient, eux aussi, si cette taxe irrégulière continuait plus longtemps que les circonstances spéciales qui , seules , la justifiaient. Les chambres devaient donc être convoquées, et, puisqu'il en était ainsi, le plus tôt serait le mieux. Même le court délai qu'on emploierait à en informer la cour de Versailles produirait un mal irréparable. Le mécontentement et le soupçon se répandraient rapidement dans la société. Halifax se plaindrait de la violation des principes fondamentaux de la constitution. Le lord garde des sceaux, comme un lâche et pédantesque formaliste qu'il était, se rangerait du côté d'Halifax. On serait obligé de faire de mauvaise grâce ce qu'on aurait pu d'abord faire de bonne grâce. Les ministres que Sa Majesté désirait le plus abaisser dans l'estime publique gagneraient en popularité à ses dépens. La mauvaise humeur de la nation pourrait faire produire aux élections un mauvais résultat. Il n'y avait rien à répondre à ces arguments. Le roi notifia donc au pays son intention de convoquer un parlement; mais ilétaitdésireuxdesejustifierducrime d'avoir agi déloyalement et irrespectueusement envers la France. 11 mena Barillon dans une chambre particulière, et là s'excusa d'avoir osé prendre une mesure aussi importante sans l'approbation préalable de Louis. « Assurez votre maître, dit Jacques, de ma reconnaissance et de mon attachement. Je sais que sans sa protection je ne puis rien ; je sais quels embarras mon frère s'est attirés pour n'avoir pas fermement adhéré à la politique de la France. Je prendrai soin que les chambres ne se mêlent pas de politique étrangère. Si je vois en elles

fcTfMlS Dl IA4 Q1 R? \ v F< i M '- MV. SOI

quelques dispositions à faire le mal, je les < nverrai iléon affaii i i pliqui i lotit i «-la à mmi I i

qu'il ne prendi i i i- en mauvaise part qn le consul lei . Il a «li"ii d'èti ilté, ot c'est bv n non

intention de lr <<>n>iilt«t .11 (mil r>; mai-, il m-.

l'occasion présente, le délai même d'u produit de séi i< mséquem es. »

1 immiiii. n-. 1 . 11 n-, - furent le lendemain m itin

renouvelées par Rnclieslei . Km illon I w i-

lité. li'" hestei - enhardi, te hasarda à demander de I ' 1 de l'ai gent bien pi* è . dit-il : \

maître ne peat p m mieux employa 1;

sentez-lui combien il est important que le roi d \ terre medé| ende pas de son peuple el ne dépende que de l'amitié «!•■ la 1 1

B n illon se hâta de communiqué 1 i Ijouis l< du

gourai n. m. ni anglais; mais l^ouis les a> il< \ m-

Son premier m le, l< 1 iqu'il appi il lu mort e< avait été de rassemble! des lettres de change sur l' Angleterre pour une somme de cinq cent mille livrée, somme équivalente environ A trente-sept mille « inq cents In stei ling. \ 1 ette époque, il n'était pas facile de

CUreràPari> mw li-llr i|uantité <!•• li-ttr«*< «!•• . Iian»i' • -n un mon* ni. I 11 quelques heun - 1 ml l'afl lire fut

minée, et un courriel partit nom Londres .Aussitôt Barillon eut reçu cet envoi d'arg nt, il courut à Whiteliall, el annonça la bonne nouvelle. Jacques n'eut honte de répandre <>n de raire semblant de répandre des larmes de plaisir et d 1 il n'\ a personne comme votre roi, dit-il, pour faire «1 cieusi -, de ni nobles actions, J ne 1

Ha 1 Mm d« H*r.lloB

priuiifr II I II ' \ il Jarqu. 1 •

assez reconnaissant . Assurez-lui que mon attachement durera jusqu'à la fin de mes jours. » Rochester, Sunderland et Godolphin vinrent l'un après l'autre embrasser l'ambassadeur et lui chuchoter à l'oreille qu'il venait de donner une nouvelle vie à leur royal maître \

Mais bien que Jacques et ses trois conseillers fussent ravis de la promptitude que Loiûs avait montrée, ils ne furent aucunement satisfaits du montant du cadeau. Néanmoins, comme ils craignaient d'offenser par une mendicité importune, ils se bornèrent à faire entendre leurs désirs à demi mot. Ils déclarèrent qu'il n'entrait pas dans leurs intentions de barguigner avec un bienfaiteur aussi généreux que le roi de France, et qu'ils se confiaient entièrement à sa munificence. En même temps ils s'efforcèrent de le bien disposer par un grand sacrifice de l'honneur national. On savait qu'un des buts principaux de sa politique était d'ajouter les provinces belges à sa domination. L'Angleterre s'était engagée par un traité conclu avec l'Espagne, lorsque Danby était lord trésorier, à résister à toutes les tentatives que la France pourrait faire pour s'emparer de ces provinces. Les trois ministres informèrent Barillon que leur maître ne considérait pas plus longtemps ce traité comme obligatoire. 11 avait, disaient-ils, été conclu par Charles; il pouvait être obligatoire pour lui, mais son frère ne se considérait pas comme lié par ce traité. Le roi trèschrétien pouvait donc, sans aucune crainte d'opposition de la part de l'Angleterre, procéder à l'annexion du Brabant et du Hainaut à son empire 2.

On résolut en même temps qu'une ambassade extraordinaire serait envoyée à Louis pour l'assurer de la reconnaisance et de l'affection de Jacques. On choisit pour remplir cette mission un homme qui n'occupait pas encore une très-haute position, mais dont le renom,

1 Barillon, ifi-26 février i 6 8 5.

7 Barillon, 16-26 février 168S-

Jolis | m i;< |f || I .

mélange d'infamii et de gloire, devait remplir plus tard i"iit le monde eivili

i deto mps a pré la restauration, dm anl i eltc|

ive plume d II imihon, 1 1« que , aloi - jeun lenl .1 la poui >nit«- du pi ûsit ,

«i \ .nt été séduit pai A rabella Churchill, une d< - dan d'honneur de sa première femme. La jeune d lait

belle, m n~ l» . oui de Jacques elle devint - Elle était la fille d'an

pauvre ntilhomnie i in aller qui fréqui niait Whilehall,

i lui rendu ridicule en publiant un in-folio longtemps oublié, lourd el alfa I • de la

rnonan hie et de n* narquee I des < hurchill

étaient pressants, I ind, 1 1 Kevi

seul sentiment à l endroit du faux p i semble

avoii été la joyeuse uirpriae de voir une Qlle Biordùi i haute t. in- m .

prou • lion fui en • 11- t d'une grande utiliti Dts ; m h lucun d j I ml qw rèn

John, un I u çun, en>i ..

, I va i apidement d la « oui et dans l'ai m ■ . . t

se distingua de bonne heure < mmuc lion l< m< .

et de plaisir. Sa stature était imposante, sa figure beili . ièremei nies, - 1 < apendant

d'une telle dignité que I s fats l.-s plus nn|» tIiii.iiI • iit iii aient jara lis » prendi me libei ; lui ;

même dam lesciro trariantes el lea plut u i iUnl

lelleinenl i qu'il ne [>ouvail • •. plus

Bimptes de nu inlel

i i \ ni lenail ainpleiui m «!•■ la

deslivn . Il n'était pas loquace, mais lorsqu'il était t de parler en puhl naturelle cx< itail

l'envie des rhéteurs les plus consommés. Son était singulièrement froid »i imperturbabl I lanl

504 RÈGNE DE JACQUES If, 1685.

bien des années d'anxiété et de péril, il ne perdit jamais un seul instant, dans aucune occasion, le parfait usage de son admirable jugement.

Dans sa vingt-troisième année on l'envoya avec son régiment se joindre aux troupes françaises alors engagées dans des opérations contre la Hollande. Sa sereine intrépidité le fit distinguer parmi des milliers de braves soldats; son habileté dans sa profession lui attira le respect des vieux officiers: il fut publiquement félicité en tête de l'armée, et reçut de nombreuses marques d'estime et de confiance de Turenne, alors à l'apogée de la gloire militaire.

Malheureusement les splendides qualités de John Churchill étaient mêlées à un alliage de la plus sordide espèce. Certains penchants, singulièrement disgracieux chez un jeune homme, commencèrent de bonne heure à se manifester chez lui. Il était rapace dans ses vices, et il levait d'amples contributions sur les femmes enrichies des dépouilles d'amants plus généreux. Il fut pendant quelque temps l'objet de la passion violente mais inconstante de la duchesse de Cleveland. Une fois il fut surpris avec elle par le roi et forcé de sauter par la fenêtre. Elle récompensa ce périlleux haut fait de galanterie par un présent de cinq mille livres. Avec cette somme, le jeune et prudent héros acheta immédiatement une rente annuelle de cinq cents livres, avec de bonnes garanties sur propriété foncière • . Ses tiroirs secrets contenaient déjà des amas de grosses pièces d'or auxquelles il ne toucha jamais, mêmelorsque, cinquante ans plus tard, il fut devenu duc, prince de l'Empire, et le plus riche sujet de l' Europe 2.

' Dartmouth , Note sur Burnet, I, 264. — Lettres de Chesterfxeld, 18 novembre 1748. Chesterfield est un témoin irrécusable, puisque l'annuité fut hypothéquée sur les propriétés de son grand-père Halifax. Je crois qu'il ".'y a aucun fondement à l'addition que Pope fait à cette histoire: «Le galant auquel elle fit ce cadeau, — Vécut assez pour refuser plus tard à sa maîtresse une demi-couronne, » Curll appelle ceci une diffamation faite à plaisir.

' Pope, dans les Anecdotes de Spence.

•OHM CH1 RCHII i

A la lin de l.i -ii' i re, il lut - » 1 1 «lu

duc d'Yoi k, a< coni| "ii p itron dans les Pays-fi

el i l.'liinl» g, 1 1 lui récomp : p u une

paii i et le comm indemenl de 1'uniqi

ii h 'ni de dragons qui exist «t alors dans l'armir an l.n-- . S i femme <'ui une place auprès de la fille • id ties , la pi il D i k.

I ni Churchill lui donc en vt »>-«'■ mmiiii' amh.is>;adriir extraordinaire h Vers tilles. Il était chai ipi imei

la chaude reconnaissant gouverneiiirni anglais (hmii

en! qui I %À\ .is.ui si génén usemenl a Il a\.ui été d'abord convenu qu'il demanderai! a Louis un- • m »i 1 1 1 1 1* plus forte; mais, tout bien el dûment considéré, on ci ..i iui que cette ind 1. aie i> Lai un bienfaiteur don! la lil éralité >ponl n lit de

. d'une n « ihun hill n

donc i i instrui lions de se borner i offrii

ciments pour \( 1 1 de n i m d dire >m r i\. dû .

Mais Jacqi - ministres, toul en proti stanl qu'ils

roulaient pas ftlre importuns, s'efforçaient »!»• i entendre, et d'une manière très-intelligible, 1 m^ .1. et leurs ici s. Il- avaient dans Vmw

< ais nu mi' i iik .iiu*' adroit . Ire quelque

peu in téi Louis lit quelques difficultés, probal

ment dans le but de rehaussa i la valeur <!.• >«•> ,i Touti fois, m IhhiI il»' quel ;jn-s >«-iii.ii M u illon i

eni ore de n ei sailli - ^^ nouvi I envoi [ui mille livres, avi i recommandation de distribu .. iu-

ment cette somme, équivalent it douze mille li

1 n tu MMori

tout au»» v

sterling. Il fut autorisé à fournir au gouvernement anglais trente mille livres dans le but de corrompre les membres de la nouvelle chambre des communes, et à garder le reste en réserve pour quelque circonstance extraordinaire, telle qu'une insurrection ou une dissolution !.

La turpitude de ces transactions est universellement reconnue; mais leur nature réelle est souvent mal comprise ; car, bien que la politique extérieure des deux derniers rois de la maison des Stuarts n'ait plus trouvé un apologiste parmi nous depuis que la correspondance de Barillon a été mise sous les yeux du public, il y a encore un parti qui s'efforce de défendre leur politique intérieure. Il est certain cependant qu'il y a une connexion nécessaire et indissoluble entre leur politique extérieure et leur politique intérieure. S'ils avaient soutenu seulement pendant quelques mois l'honneur du pays à l'étranger, ils auraient été obligés de changer tout le système de leur administration à l'intérieur. Il est inconséquent de les louer pour leur refus de gouvernei conformément à l'opinion du parlement, et de les blâmer en même temps pour s'être soumis aux volontés de Louis XIV. Ils n'avaient que le choix entre ces deux alternatives : ou dépendre de Louis, ou dépendre du parlement.

Jacques, il faut lui rendre cette justice, aurait été très-heureux de trouver un troisième moyen; mais il n'y en avait pas. Il devint l'esclave de la France; mais il serait inexact de le représenter comme un esclave satisfait. 11 avait assez de fierté pour s'emporter contre luimême à certains moments, se reprocher cet esclavage, et désirer de le secouer; et ces dispositions indépendantes étaient encouragées avec soin par les agents de plusieurs puissances étrangères.

' Barillon, 6-1 6 avril. — Louis à Barilion, 14-24 avril.

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Ici i lis; mais il ne fallait eap MOûuri • |u«>

lorsqu'elle serait • n paix avec « Ile-môme. Avant qi lutte entre le I t !<• parlement coaaoMoejèt, alla

avait été une puissance de premier ordre ; du jour où cette lutte fut terminée, elle redevint une puissance de premier ordre ; mais , tant que la victoire resta indécise, elle fut condamnée à l'inaction et au vasselage. Elle avait été grande sous les Plantagenets et les Tudors ; elle le fut encore sous les princes qui régnèrent après la révolution ; mais , sous les princes de la maison de Stuart, elle ne fut plus qu'un blanc sur la carte d'Europe. Elle avait perdu certaines facultés d'énergie sans en acquérir d'autres. Ce genre de force qui, au quatorzième siècle, l'avait mise à même d'humilier la France et l'Espagne, n'existait plus. Cet autre genre de force qui, au dix-huitième siècle, lui permit d'humilier une fois encore la France et l'Esnagne, ne s'était pas encore manifesté. Le gouvernement a ttet v>lus une monarchie limitée à la façon des monarchie? du moyen âge. Elle n'était pas encore devenue uns monarchie limitée, dans le sens moderne du mot. Eltri U^m les vices des deux systèmes, sans avoir la force à mieun. Les éléments de notre constitution politique, au lieu de se combiner et de s'harmoniser, se contrariaient et se neutralisaient mutuellement. Tout était transition, conflit et désordre. Le but principal du souverain était d'empiéter sur les privilèges de la législature: le but principal de la législature était d'empiéter sur les prérogatives du souverain. Le roi acceptait avec empressement un secours étranger qui le dispensait de la honte de dépendre d'un parlement rebelle. Le parlement refusait au roi les moyens de défendre l'honneur national à l'extérieur, dans la crainte trop fondée qu'il n'employât ces moyens à rétablir le despotisme à l'intérieur. L'effet de ces jalousies fut que notre pays , avec toutes ses ressources, ne pesait pas, dans la balance de la chrétienté, d'un poids plus lourd que le duché de Savoie et le duché de Lorraine, et pesait certainement d'un poids moins lourd que la petite province de Hollande.

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blique. L'Escurial lui-même envoya des lettres exprimant ardemment le vœu que le nouveau n i terre régnai en bonne intelligent •■ avec son p< uple 1 1 pai lement -. I \ ati< an lui-même envoya «i- - <\r prudence i l*é ird des dangers qu'offrait un ïèle inconsidéré pour 1 1 foi « atholique rom une. Ben ! ( i calchi, qui occupail le siège pontifical >"u> le nom d'Innocenl XI, n jenl lit, en - 1 <|u ilité de pi in< e temporel, toutes lea craintes n pielles l»«s autivs |>nn«.s

voyaient les progrès de la pu il avait

« n outre des motifs particulien d'inquiétude. Ce fut une heureuse circonstance pour la religion protestante qu'au momen! <»u le dernier roi catholique romain «l«- r lngl< -

1 J.' pourrais r.ipi.-r la

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il'hui l'occ emiui i.

terre montait sur le trône, l'Église catholique romaine fût déchirée par des dissensions, et menacée d'un nouveau schisme. Une querelle semblable à celle qui, au onzième siècle, avait armé l'un contre l'autre l'empereur et le souverain pontife , s'était élevée entre Louis et Innocent. Louis, zélé jusqu'au bigotisme pour les doctrines de l'Église romaine, mais inflexible à l'endroit de son autorité royale, accusa le pape d'empiétements sur les droits temporels de la couronne de France, et fut à son tour accusé par le pape d'empiéter sur le pouvoir spirituel du saint-siége. Le roi, tout hautain qu'il fût, se heurta contre un esprit encore plus déterminé que le sien. Innocent était, dans toutes ses relations privées, le plus doux et le plus aimable des hommes; mais lorsqu'il parlait comme souverain de l'Église, du haut de la chaire de Saint-Pierre, il parlait du ton de Grégoire VII et de Sixte V. La querelle devint sérieuse. Les agents du roi furent excommuniés; les adhérents du pape furent bannis. Le roi créa évêques les champions de son autorité. Le pape leur refusa l'institution. Ils prirent possession des palais et des revenus épiscopaux ; mais ils n'avaient aucune compétence pour exercer les fonctions épiscopales. Avant la fin de cette querelle, il y avait en France trente évêques qui ne pouvaient ni confirmer, ni ordonner ! .

Tout autre prince que Louis, engagé dans une querelle avec le Vatican, aurait eu pour lui tous les gouvernements protestants; mais la crainte et le ressentiment que l'ambition et l'insolence du roi de France avaient excités étaient tels, que quiconque avait le courage de lui résister résolument était sûr d'obtenir la sympathie générale. Les Luthériens et les Calvinistes eux-mêmes, qui avaient toujours détesté le pape , ne pouvaient s'empê-

1 Peu de lecteurs anglais désireront approfondir l'histoire de cette querelle. On en trouvera le résumé dans la Vie de Bossue t par le cardinal Baus* set, el dans le Siècle de Louis XIV de Voltaire.

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« lu i de désirei qu'il triomphal ; qui aspirait ù

li monarchie univ< i selle. < que, dan nota

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« lu isl furent bien aises d uTronter

que de N on.

i i sentimenl d'Innocent envi ri la I lis-

timenta doux « i libéraux. 1 1 retour du peuple au troupeau dont il élail le bei • t .un. ut ino ntestabtêmenl réj ui on âme ; mais il était li qu'un. • nation m bai lie 1 1 ri opiniâtre pûl naa-

i l'Ej lise i omaine par I \ iol< ni et m ou-

stitutionnel de L'autorité royale. Il n*< difficil

prévoir que si Jacques trayait il«« favorisât Im intérêts

i religion pai d< - moyens illi g iux et impopulaii li tentative • ■< houei ut ; que la li lii nsu-

laires pour la vraie foi deviendrait plus forte et plus 1 rible que jamais, H qu'une a^<>< iation in< 1 i--< >lul .' ferait dans leurs esprits entra protestantisme et libei lé < ivHe, eolre p ipisme si pouvoir ai bitt aire. I n même temps, le roi deviendrait pour sou peuple un objet d'avei sion et ■ !•• u>up< on. L'A . t < ••

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Rhin. D'un autre i olé, il était que J

pi uden< e 1 1 modéi ation . en obsi rvanl

l'un ni I- a loi • et en s'ellnivaul •!< fiance du parlement, pourrai! obtenir pour l<

• h ion tle grande i ■ ment, l i

lu ta impos int I, et

les statuts in I min, la nation an ^

pourrai le de la coalitk

(• i nne, et .i « upidité d I

table barrière*

Innocent était confirmé dans son jugement par les principaux Anglais qui résidaient à sa cour. Un de ceux-ci était Philippe Howard, rejeton des plus nobles l'amilles de l'Angleterre, petit-fils d'un comte d'Arundcl d'un côté, et d'un duc de Lennox de l'autre. Philippe élait depuis longtemps membre du sacré collège ; il était ordinairement désigné sous le nom du cardinal d'Angleterre , et il était le principal conseiller du saintsiége dans toutes les affaires relatives à son pays. Il avait été forcé à s'exiler par les menaces des protestants bigots, et un membre de sa famille, l'infortuné Stafford, était tombé victime de leur rage. Ni les injustices subies par le cardinal, ni les injustices subies par sa famille, n'avaient échauffé son esprit au point d'en faire un conseiller téméraire. Toutes les lettres qu'il faisait partir du Vatican pour Whitehall recommandaient la patience, la modération, et le respect pour les préjugés du peuple anglais '.

L'esprit de Jacques était en proie à un grand conflit. Nous serions injustes envers lui si nous supposions que l'état de vasselage fût agréable à son caractère. Il aimait l'autorité et les affaires; il avait une grande opinion de sa dignité personnelle; bien plus, il n'était pas entièrement dépourvu d'un certain sentiment qui a quelque ressemblance avec le patriotisme. La pensée que le royaume qu'il gouvernait était compté pour moins dans le monde que tant d'autres États qui possédaient de plus petites ressources remplissait son âme d'amertume , et il écoutait avec avidité les ministres étrangers lorsqu'ils le pressaient de soutenir la dignité de son rang, de se placera la tête d'une grande confédération, de se faire le protecteur des nations outragées, de dompter l'orgueil de cette puissance qui tenait tout le continent dans la crainte. Ces exhortations faisaient gonfler son

1 Burnet, I, 661; et Lellre de Rome. — Dodd, Histoire de l'Église, paît. VIII, liv. I, art. I.

m nu mous ai j<

m ni d*cmn1inlis ilirnlinilt'S i I i II iture in*

efféminée de son frère; mais ces émotions étaient étouffées pai un sentiment plus violent. Une politique

impliquait rit une

politique intérieure com ib inte. Il • lait impossible <: fronter le pbuvoii de 11 l rar n même temp

fouler aux pieds les libert \ I pouvoii

exécutif ne pouvait entreprendre rien de grand Banale soutien de» communes , et il ne pouvait obtenir leur soutien qu'en >nfoi menu ni :'i leur opinion.

Ain-i Ja< ques B*a| t qu'il ne |<-u\.iii \ i

.1 la foi « les il< ux « Imses qu'il ilé «irait le plu I craint et n i l'extéi ieur n'était que \,> -n <>mi ,|.

leux déaii - ; mais celui qui i issait en pn mil iii d'être maître absolu dans - n royaume. PI ainsi entre deux désirs incompatibles qui »e i aon cœur, il fui quelque temps ballotté de l'un à l'autre. La lutte qui m passait dans son .une doon i

icles publics une étrange apparence d'indécision et d'hypocrisie. Les hommes qui, sans til nimlihieur, essayaient de parcourir l<- labyrinthe de -t politique, pouvaient comprendre comment le même homme pouvait êtt . d uia la mén humble • t u hautain. Louis lui-même était déconcerté par les boutades il'nii allié qui passait en quelque de l'Iioinn au d< (i, et du défi .1 l'honnu • < epeinlant, 111. mil. liant que toute la « onduite de I - nous 1 nue, cetb n • Kplique fa< ilement.

Au moment de ^"ii t\' uemeiil au tiïme, il n-' s.i\;iii

si le ion. nui snuinelh.ul pai-iUi-nuiil .1 BOfl BUtO-

1 ité. Les I iclusioi 1 puissants . 1

\ dent < lever en armes 1 ootre lui 1 1 il i rait avoir

n de I .n „• ut de I 1 an< - et des trou| es f 1 anrais* peii lanl quelques joui - il na <l"ii« m «l<- sycophaute et de mendiant II b*< xcu&a liumblement de la hardiesse qu'il .»\.ui « u-' de « onvoqm 1 un p 1

ment sans l'autorisation de la France; il mendia servilement un subside français; il pleura de joie à la vue des lettres de change françaises; il envoya à Versailles une ambassade spécialement chargée de présenter à la cour ses assurances de reconnaissance , d'attachement, de soumission. Mais à peine cette ambassade était-elle partie qu'une révolution s'opéra dans ses sentiments. Il avait été proclamé dans toutes les parties du royaume sans qu'il y eut eu une seule émeute, un seul cri séditieux. De toutes les extrémités de l'ile on l'informait que ses sujets étaient fidèles et obéissants. Son orgueil parla. La position dégradante qu'il gardait vis-à-vis d'un pouvoir étranger lui parut intolérable; il devint arrogant, pointilleux, hautain, querelleur; il parla si fièrement de la dignité de sa couronne, et de l'équilibre des puissances, que toute sa cour s'attendait à une révolution complète dans le système de politique extérieure de l'Angleterre. Tl commanda à Churchill de lui envoyer le récit détaillé des cérémonies de Versailles, afin que les honneurs qu'avait reçus l'ambassade anglaise fussent rendus, et tout juste rendus, à l'ambassadeur français àWhitehall. La nouvelle de ce changement fut reçue avec joie à Madrid, à Vienne et à La Haye '. Louis s'en amusa d'abord. « Mon bon allié parle bien haut, dit-il, mais il est aussi friand de mes pistoles que l'était son frère, » Mais bientôt après, le changement de conduite de Jacques, et les espérances que ce changement inspira aux deux branches de la maison d'Autriche, commencèrent à attirer sérieusement son attention. Il existe encore une lettre remarquable dans laquelle le roi de France laissait percer vivement le soupçon d'avoir été dupé, et la crainte que l'argent qu'il avait envoyé à Whitehall ne fût employé contre lui2.

1 Consultations du conseil d'État espagnol, 2-12 avril, et 16-26 avril 1685, dans les Archives de Simancas.

2 Louis à Barillon, 22 mai-le' juin 1685 — Burnet, I, 623.

n i ) \:n\ uns m s mu v , mu,,

I \ it remise de li ii in-

•ii la ni"' i du l-oii Chai I . i l I lient de chaudes prou st itton hemenl & leui

nouveau maître ; la ci aii I I la haine

Whigs ; la f de la n ition, qui n*< t ni v

ni lory, mais qtri incline altei I vei - le wl

gisme et le torysme, inclinait encore du lu parti

toi f. li n action qui avail suh i ilution du

lemetit d'Oxford

i e roi . dès le début de j no, mil

lidélilé de ses amis pi testants Lo qu'il n'était en< qne sujet, il avait l'habitude d'en! i messe,

i8 un petit oratoire qui ai ir - 1

F( mme , mais m lintenant il ordonnai! qu sent o iv< ri . afin que tous ceui qui Tenaient lui leurs devoirs pussent contempler la i uio. \ l

ration de l'hostie, un onfusion régnait d

l'antichambre : les Catholiques romains tombaient i genoux; les Protestants se précipitaient hors de la salle. Bientôt une nouvelle chaire où, pendant le carême, une : mons furent prêches par des \<\< I Iho-

lii|n d déplaisir des pu lis ms zélés de l'Église

anglicane, fut élevée d ira le i

I ne innovation plus suivit de pi I i

semaine sainte iriiva, 1 1 le roi voulut entendre la m avi 1 1 mèn e pompe donl s'environn lient seurs loi iqu'ile rei la rel

lie. Il annonça ion intention aux trois ministres qui composaient son cabinet intime, et les n [ni! d'à sistei i l.i i érémonie. Snndei land, I qui tout

ent indifférent ,3 nsentit sans difficulté. Godolphin, comme chambellan de la n in< tude de lui donner la m lin lorsqu'el oratoire, et n éprouvait aucun scrupule .1 s'ini linei

1 1 ■ ii . 1 < , ii 1

IjD, 'j nur» 161 >

eiellement dans le temple de Rimmon. Mais Rochester fut grandement embarrassé. Son influence dans le pays avait principalement sa source dans l'opinion que s'étaient formée le clergé et la gentry tory de son attachement zélé et inaltérable à l'Église d'Angleterre. Son orthodoxie était considérée comme rachetant entièrement des défauts qui sans elle l'auraient rendu l'homme le plus impopulaire du royaume, comme rachetant son extrême arrogance, son extrême violence de caractère et ses manières presque brutales '. 11 craignit qu'en accédant aux vœux du roi, il ne perdît beaucoup dans l'estime de son parti. Après quelques altercations, il obtint la permission de passer le temps des fêles hors de la ville. Tous les autres grands dignitaires civils reçurent l'ordre d'être à leur poste le dimanche de Pâques. Les rites de l'Église de Rome furent une fois encore, après un intervalle de cent vingt-sept ans, célébrés à Whitehall avec une pompe royale. Les gardes du corps formaient la haie ; les chevaliers de la Jarretière portaient leurs col liers ; le duc de Somerset, le second des pairs temporels du royaume, portait l'épée de l'État ; une longue escorte des plus grands lords accompagna le roi jusqu'à son siège ; mais on remarqua qu'Ormond et Halifax restèrent dans l'antichambre. Quelques années auparavant, ils avaient vaillamment soutenu la cause de Jacques contre quelquesuns de ceux qui maintenant défilaient devant eux. Ormond n'avait pas pris part au meurtre des catholiques romains ; Halifax avait courageusement proclamé l'innocence de Stafford. En voyant ces adorateurs versatiles du fait accompli, qui avaient affecté de frissonner à la seule pensée d'un roi papiste, et avaient versé sans pitié le sang innocent d'un pair papiste, se pousser maintenant pour avancer auprès d'un autel papiste, le parfait Équi-

1 • A ceux qui lui demandent des services, — Il répond en jurant le nom de Dieu, — Et les gourmande comme s'ils venaient pour \olcr des couverts d'argent.» Lamentable lory, ballade, 1684,

i r i m MNmn w, 517

tl»> m pouvait, avec quelque justii e, ril

îoii orgueil solitaire de i et impopulaire lobriqui i . i ne semaine environ monie, Ja< qui

un plus grand sacrifice de s< spréjugi - religieux qur i

< eux qu'il avail jusqu'alm

tants. Il lui couronné le 23 avril, joui de \\ fête du lain pairon du royaume. L'abbaye et la sali d w iminster étaient splendidement d< i • de 1 1 reine

et des pain ss< - donnait i la cérémonie un i qui

avait manqué à la magnifique inauguration du demiei i n Lui ceux qui m rapp 1 w ut i ette inauguration déclaraient qu'elle avait été bi n supérû L'ancien us ig< i lait que le roi, ai ml uronne-

iiirni, ae rendit à cheval et en grande pompe de la roui i \\ • stminsb 3 héraul . conseilli

lords el 51 indsdignil 1 lei nièreet la plusbrill 1

de 1 1 Icades fut celle qui Iravei la la 1 ij 11 '

que les Bentiments excités 1 11 la restauration étaient dans toute leui (on a. 1 triomphe étaient dres-

sur toute la longueur de la route. CorohiU9Cheapside, la place de l'é çlise d< s tint-Paul, 1 la t Street, 1< Su md, d'amphithi 1 \ ille ai rit pu

< ontempler ainsi 1 1 royauté - >us l< - foi n plus splendides et les plus solennelles qu uité pu revêtil ] 1 qui - ordonna de l'ain- 1 1 1 1 • - estimation il que • oui. rail une semblable pn>< rssion, et il - trouva que les dépenses faisaient 1 près la moitié de la somme qu'il se pi d'cmployei aux bijoux d< reine* lu 1 on» qu m e . il se dé\ id

là où il aurait dû être économe, etàlésinei 1 1 «uni aurait été ex< usable d'être prodigue. ' ►n dépen • enl mille livres pour la toilette de la reiiu nonça à la procession 1 \ l'«»lie «l<- ntte rondiut. évidente. Si le faste est bon 1 quelque choae an poli-

tique, c'est connue moyen de frapper l'imagination de la multitude. Priver la population d'un spectacle dont le but principal est de produire sur elle une impression est le comble de l'absurdité. Jacques aurait montré une munificence et une parcimonie plus judicieuses s'il eût traversé Londres de l'est à l'ouest avec la pompe habi tuelle, et fait placer sur les robes de sa femme une couche moins épaisse de diamants et de perles. Son exemple fut néanmoins suivi par ses successeurs, et les mêmes sommes qui, bien employées, eussent procuré un plaisir infini à une grande partie de la nation, étaient dépensées en représentations auxquelles étaient admises trois ou quatre mille personnes privilégiées. On a enfin ressuscité en partie la vieille coutume. Le jour du couronnement de la reine Victoria, il y eut une procession dans laquelle on put remarquer sans doute bien des imperfections, mais qui fut contemplée avec intérêt et plaisir par un demi-million de ses sujets, et qui, sans contredit, donna plus de satisfaction et excita plus d'enthousiasme que le faste plus dispendieux dont un cercle choisi était le seul témoin dans l'abbaye.

Jacques avait ordonné à Sancroft d'abréger le service religieux. La raison qu'on en donna publiquement était que le temps manquerait pour toute la cérémonie, vu la brièveté des jours. Mais si on examine les retranchements qui furent faits, on se convaincra que le but réel était de faire disparaître les parties du service trop offensantes pour les sentiments religieux du roi. Le service de la communion ne fut pas lu. La cérémonie qui consiste à présenter au roi un exemplaire richement relié de la Bible, en l'exhortant à placer au-dessus de tous les trésors de la terre ce livre que, dès son enfance, on avait appris à Jacques à regarder comme gâté par de fausses doctrines, fut également omise. Néanmoins, ce qui restait du service religieux, même après cette mutilation, était bien susceptible encore de faire naître des scrupules dans l'es-

prit d'un homme qui regardait In remi ni I

• I' \n l- loi re • omme ui ition hérétique, du

, de laquelle pouvait trouva ta lilui. I

ition ;i l'autel. Il pai ni n join litanies chantées par les évoques. Il reçut des main

faux prophètes fonction, symbole d'une a ition

divine, el ^'agenouilla avec l'app in nce de I tandis qu'ils app I t sui sa Lète 1 1 : lion du

Saint-Esprit, dont ; ut dans ton esprit les ennemis

invétén b et m ilfais uils. 1 1 ll< ont les |urix-is

de la nature hum homme, qui par suite

d'un eèle fanatique pour s i religion laiss i écl royaumes de ses mains, aima mieux cependant comm< un acte voisin •!<' I de renom ei au puéril

plaisir de recevoir l'investiture ave< tous les hochets symboliques du pouvoû royal

il i i m. i- l m ai . . qui pre\ I

t. ut un de i ivains qui aflectaient encore l<

suranné de l'archevêque Williams et de l'arcl Amii . w -. Ce sermon était rempli d< qui, soixante-dix ans au| ira vaut, auraient été idmi- ,ui ne pouvaient qu'ex* iter le dédain d'une ,i l'éloqw m e plus pu

South et de Tillotson. I e i"i Salomou était le roi ii . vlnmj.ili él ut Monraouth , I ut un

spirateur de Rj -Housi . SI ime un pamphli Vbiathar un vieui < n ili< \ honnèt I

phrase du livre des Pan

iver que li souverain était au-dessus du parieiiK ut. I ne autre fut citée poui prouve) que lui seul avait !«• droit de commander la milice. Vert la fin ilu discours, l'orateui lit timidement allusion h la innivrlli' ri fiiiliarrusstnir

1 D'tprfa la d rr*»-

l la kuiiilu

situation dans laquelle l'Église se trouvait vis-à-vis du souverain, et rappela à ses auditeurs que l'empereur Constance Chlore, quoiqu'il ne fût pas chrétien, avait honoré les chrétiens qui restaient fidèles à leur religion, et avait traité avec mépris ceux qui cherchaient à conquérir sa faveur par l'apostasie. Le service de l'abbaye fut suivi d'un somptueux banquet dans la salle de Westminster, le banquet de brillants feux d'artifice, et les feux d'artifice de beaucoup de mauvaises poésies '.

Ce moment peut être regardé comme celui où l'enthousiasme du parti tory atteignit son zénith. Depuis son avènement, un déluge d'adresses exprimant la plus profonde vénération pour sa personne et ses fonctions, et la haine la plus amère pour le parti whig, pleuvaient autour du roi. Les magistrats de Middlesex remerciaient Dieu d'avoir confondu les desseins de ces régicides et de ces Exclusionistes qui, non contents d'avoir assassiné un bienheureux monarque, cherchaient encore à détruire les fondements de la monarchie. La ville de Gloucester couvrait d'exécrations ces scélérats sanguinaires qui avaient tenté de priver le roi de ses droits légitimes. Les bourgeois de Wigan assuraient leur souverain qu'ils le défendraient contre les Achitophels conspirateurs et les Absalons rebelles. Le grand jury du Suffolk exprima l'espoir que le parlement proscrirait tous les Exclusionistes. Un grand nombre de corporations prenaient l'enga-

1 Gazette de Londres. — Gazelle de France. — Clarke, Vie de Jacques II, II, 10. — Histoire du couronnement du roi Jacques II et de la reine Marie, par Francis Sandford, héraut de Lancastre, in-folio, 1687. — Journal d'Evelyn, 21 mai 1685. — Dépèche des ambassadeurs hollandais, 10- 20 avril 1685. — Burnet, I, 628. — Eachard, III, 734. — Sermon prêché devant leurs majestés le roi Jacques II et la reine Marie, à leur couronnement dans l'abbaye de Westminster, 23 avril 1685, par Francis, évêque d'Ely, et grand aumônier. J'ai vu un récit italien, qui fut publié à Modène, et qui est surtout remarquable par l'habileté avec laquelle l'écrivain dissimule le fait que les prières et les psaumes furent chantés en anglais, et que les évèques étaient des hérétiques.

ITHOUSM lt.

gement solennel de ne jamais envoyei '• I » • h m ' communes! au< an >\<- < • ux qui a\ lient v< droits du roi. La - ipitale elle-même le montra I I l 1rs m i.!i m

i nu - de justici • nvo sions |, d'attachement et de soumission, i

grandei ommerciales, la comp ignie

Indes 01 ien taies, I fi i< aine, la < ompaf

turque, la compagnie moscoviU . la compagnie de la ! d'Hudson, \< s i ni> du liai yland, les

de la Jamaïque, l< ints de \\ u otilles, dé<

qu'ils (e soumettait ni vn i joie I l'édil royal qui leui ordonnait de continuel I payai !• - droits de d Bristol, la seconde ville de l'Angleterre, 81 la voix

de Londres; mais nulle pari l'esprit de royalis ne fui

plu - foi i que dans les deux univi : d de\ lai i

qu'elle m B'écarterait jamais de ces principes qui lui commandaient d'obéir au roi striction el sans li-

mite. Cambi idge condamna en tei m< res la

Ien ce et la perfidie de 1 1 1 hommes turbulents qui s'ét tient méchamment efforcés >\r changer l'ordre traditionnel de bu< ceaaion au Irom

Desadi omblables remplirent pendant longtemps

• haque numéro de la p v n'i lait pas la seule

manière dont les Tories manifestaient Inu I don-

n. mers |..uii | .1 i, u In |»,i! lemei nt été publier*;,

et le p in - était igité | ir le tumulte inhén nt » un. • lion générale. Jamais él< i lions n avaient eu lieu au milieu de cin nti^t ni' r> si t iv< »i il>l< - i la ■ mn I rs rlrctrurs que le complot papiste ,i\.u! |rt< > pai i eut iiiu - de mille du coté des \N liigs a> i dans le parti I

pai li conspiration de Rye-House. Dans les comtés, |. goiivernemeiit [nnivait nompter sur une ma santu parmi les propriétaires ayant h • .rni 1 1 \ i .

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rente et au-dessus , et sur l'unanimité du clergé. Les bourgs qui avaient été récemment les citadelles du whiggisme avaient été privés de leurs chartes par sentence légale, ou avaient évité cette sentence par une démission volontaire : ils étaient maintenant reconstitués de telle sorte qu'on était sûr qu'ils enverraient au parlement des membres dévoués à la couronne. Partout où on ne pouvait pas se fier aux habitants des villes, on avait donné le droit de vote aux squires du voisinage. Dans quelques-unes des petites corporations de l'ouest, les corps constituants étaient en grande partie composés de capitaines et de lieutenants des gardes. Partout les officiers électoraux favorisaient les intérêts de la cour. Dans chaque comté, le lord lieutenant et ses députés formaient un comité puissant, actif et vigilant qui mettait tous ses soins à cajoler ou à intimider les propriétaires. De milliers de chaires partait l'avertissement solennel de ne voter pour aucun candidat whig, de crainte d'avoir à répondre de ce crime devant celui qui avait établi les pouvoirs de ce monde, et déclaré que la rébellion était un péché mortel aussi grand que la sorcellerie. Le parti dominant, non-seulement usa de tous ces avantages dans toute leur étendue, mais en abusa avec tant d'impudence, que des hommes graves et réfléchis, qui avaient été fidèles à la monarchie lorsqu'elle avait été en péril, et qui n'aimaient ni les républicains ni les schismatiques , furent frappés d'effroi, et tirèrent de tels débuts l'augure que de mauvais jours approchaient '.

Cependant les Whigs, quoique subissant la juste punition de leurs erreurs, quoique défaits, découragés et

' Il serait aisé de remplir un volume avecce que les historiens et les pamphlétaires whigs ont écrit sur ce sujet. Je ne citerai qu'un seul témoin, tory et partisan de l'Église : a Les élections, dit Evelyn, furent indécemment emportées dans beaucoup d'endroits. Que Dieu donne à tout ceci une meilleure fin que quelques-uns ne l'espèrent. » 10 mai 1685. Il dit ailleurs : « La vérité, c'est qu'il y a beaucoup de représentants dont la nomination et l'élection sont universellement condamnées. » 22 mai.

désoi ■■ nih' • |..i- -.m- tl I ifiii

encore nombreux parmi les marchandi et I - articles villes, el pai mi les fei m ramj us (|ii«*h|u< - : ma le 1 1

I \» mpk ii- le SniiKi -uhii . , il « ni|H.> M' ni

1 ande majoi it< de la population. Dans lus !»•' cemmenl reconstitui >, Us étaient-impuissants; m tout ou il- n w ut un»' < li i -h. ( es, ils lutttM # ut .11

h.nis |r |;. dfordsliir<- , i

le N«i lueui el infoi tun< r. . Il irenl vicloi .

- • » i vote » main levée, mail il- fureol battus au ■ inscril . Dana li i omté I dix-buil oeoti

votes, iii en eun al U au le Noi thaï

tonshire, le petit peuple se montra tellement vi< dans son hostilité contre l • mdidat de la cour, qu'on lil i il m i : sur le man hé de la ville 'In comté ui

«If l!«»u|M'N ,i ,jtn on (l-nii.i r«ir»lrr »l- i à lu

! itoire de la lutte électorale dans le Butki liire

esl encore plus remarquable. Le candidat wh i mas Wharton9 fila atné de Philippe, lord Wbartoo, étail un homi lem< ni distingué pu ><>n adrusM* ,t xm au-

* il. itiné i jouer dans les ad i plnsicui s n K un iï>lu iiii|m.i lant . situ*i

toujours honorable. Il lé un dus mumhrus d

chambre des communes qui portèronl le bill d'exulu- Bion :> la barra A la chambre daa loi l i voulait donc l'i m|>eeher d'être élu >it.- • m« .

de moyi il lord { rand 1 1 1 ^ • • ' li m

en i I kinghamshire pouf

tenir un i irdent, nommé llarkel n\unla

1 l» « la Biblioth*ipM> à*

1 IUHU, 16-

un stratagème qui, pensait-on, ne pouvait manquer de réussir. On lit courir le bruit que le poil ( vote inscrit) aurait lieu à Ailesbury, et Wharton , dont l'habileté dans l'art d'enlever une élection était sans rivale, fît ses arrangements d'après cette supposition. Mais tout à coup le shérif transporta le vote à NewporL Pagnell. Wharton et ses amis y coururent en toute hâte; mais là ils s'aperçurent que Hackett, qui était dans le secret, avait déjà retenu toutes les auberges et tous les logements. Les électeurs whigs furent obligés d'attacher leurs chevaux aux haies et de dormir en plein air dans les prairies qui entourent la petite ville. Ce fut avec les plus grandes difficultés qu'on put se procurer des rafraîchissements pour un si grand nombre d'hommes et de chevaux, bien que Wharton, qui ne regardait pas à l'argent lorsque son ambition et son esprit de parti étaient une fois éveillés, dépensât en un seul jour quinze cents livres, somme énorme pour cette époque. L'injustice semble toutefois avoir excité le courage de ces hommes au cœur vaillant, les fermiers de Buckingham, fils des électeurs de John Hampden; car nonseulement Wharton sortit triomphant du poil, mais il put encore faire donner un certain nombre de voix à un homme d'opinions modérées, et exclure ainsi le candidat du lord grand juge \

Dans le Cheshire, le combat dura six jours; les Whigs obtinrent environ dix-sept cents votes, les Tories environ deuxmille. Le petit peuple, très-passionné pour les Whigs, poussa le cri de : A bas les évéques ! insulta le clergé dans les rues de Chester, assomma presque un gentleman du parti tory, brisa les fenêtres et battit les constables. La milice fut appelée pour apaiser l'émeute et fut maintenue en armes pour protéger le triomphe des vainqueurs. Lorsque le poil fut terminé, une salve de cinq coups de canon annonça du château aux cam-

1 mémoires de la vie de Thomas, marquis de Wharlon, 1715.

LB8 tU

ivoisinanU le triomphe <!«• Il f do 1 1 i

ponne. I>es clocl

rendirent en grande pomj roix de 1 1 i l

pagnes d'une Iroupe de musiciens el d'une longue suite ilf cheval i< • I de 8qn . I

mesure qu'elle marchait, chantait: Joie mgi m< < ode royaliste 1 1 ment ••« i \l D • i qui, I

que complètement m di< imme loua lires

écrit m auteur, était >que |"

populaire que le foi plus tard le célèbre Lillibvllerc . I i imiIh e se î i ordre autour de la i i"i\, on alluma

un feu de joi -, «m brûla le bill d'ex< lusion, 1 1 on ; niir du i' i ii [ues m milieu de bi uj intes ••<< 1 1 lions. I •• jour mivant était un dûnam he. Dès le n la milice borda les rues qui conduisaient i 1 » cathedi

deux représentants du i furent

grande pompe jusqu'au chœur par toute la n turc

ilr l.i i ité, ni un s- 1 mon «lu doyen roulant

bablement sur le thème de l'obéissanoi furent ensuite festoy( - par le maire '. Dana le Northumberland , le triomphe de nr John

1 1 nwick, i; m dont le nom a< «put plu mu

triste célébi ité, lut accompagné de « in onsl «pu

ex< itèi 'lit de 1 t que les ministres

• ut dignes dV'tiv mriiliniinri - ilan^ I dépêches. New< i lie s'illumina de feux tli >ui|h».s

de lu ges piles de houille : les nt entendre de

i\ i u liions, i n pie du l»ill d'ex< lusion et un

coffn t ii«ii * inll il lui qui, selon l'opinion popu-

laire, ■ "iii« uni le i ' de iii.ii iage en! II et

lu \ Walters, fui int publiquement livréa niv flammes ;»u milieu d'immenses .t< ri. un liions .

f)26 RÈGNE DE JACQUES II, 1658.

Le résultat général des élections dépassa les plus ardentes espérances de la cour. Jacques fut surfout charmé de n'avoir pas eu à dépenser un liard pour acheter les votes. Il dit qu'à l'exception d'environ quarante membres, la chambre des communes était justement (elle qu'il l'aurait formée ■ ; et cette chambre des communes, il pouvait, selon la loi alors en vigueur, la garder jusqu'à la fin de son règne.

Sûr de l'appui parlementaire, Jacques pouvait maintenant se donner le plaisir de la vengeance. Sa nature n'était pas clémente; et alors qu'il n'était encore qu'un sujet, il avait eu à supporter des insultes et des injustices bien faites pour exciter, même chez une nature clémente, un ressentiment durable et violent. Une certaine catégorie d'hommes surtout, les témoins du complot papiste , avaient attaqué son honneur et sa vie avec une bassesse et une cruauté sans exemple. Il était bien excusable de les haïr, car même aujourd'hui leurs noms ne peuvent être mentionnés sans exciter le dégoût et l'horreur de toutes les sectes et de tous les partis.

Quelques-uns de ces misérables étaient déjà hors des atteintes de la justice humaine. Bedloe était mort persistant dans sa perversité, sans donner signe de remords ou de honte2. Dugdale l'avait suivi dans le tombeau, presque fou, poursuivi par les furies de sa conscience, suppliant, avec de grands cris, ceux qui entouraient son lit d'écarter lord Stafford 3. Carstairs aussi était mort. Sa fin n'avait été qu'horreur et désespoir, et, en rendant son dernier souffle, il avait dit à ceux qui l'assistaient de le jeter comme un chien dans un fossé, car il n'était pas digne de reposer en terre chrétienne *. Mais Oates et

1 Burnet, I, 626.

2 Récit fidèle de la maladie, de la mort et de l'enterrement du capitaine Bedloe, 1 f . 8 0 ; — Récit de lord grand juge North.

3 Smith, Intrigues du complot papiste, 1685. 1 Burnet, l, 4 39.

Dangerfield on du pi im i im-

pitoyable qu'ils avaient <»n usé. J quelque temps

a\;mt son avènement, avait dii ig^ <l.

contre < > îles, pour diffamation , et 1 damné ce dei niei à ! i mn me de cenl mille

I I ' !\ lit .'•

comme débiteur, sansi sj »ir <iv-ti i I

tccusalion pour faux lémoi lan-

ontre lui | ind jui I . quelq

semaines ivanl l l< i. in

lions, son j ommeix a.

il ne restait p un lire pla 1 l

pai (III I ! ! I--»S MIjW'l itll

Tous l' - \n ' I- mi lli. ■ lient maintenant couvain-

eus qu'en admettant que u quelq

demi i i. il mdement un \

il«- râbles, in grand nombre de fanatiques vulg lin le irriaicnl pourtant comme un bienfaiteur pu-

blic. Ces gens savaient ] il était « oo-

damné, le chfttimenl -

il- i-i ûenl infati I m^ leui - eflbi i> pour lui faciliter

di m ■. . :i d'éi isii B n qu'il ne fût cni lenu

quepoui dettes, il fut mis aux fers pai ordres 1 1 rourdu banc du roi, et, mal précaul liffl-

cil<- d'empêchi i I

porte lui empoisonné, et, la nuit qni | on introduisit dans sa pi ison une échelle d

i joui on "u ramena 1 1 1 bai re, la salle l< ^ • tminsler fut encombrée d< Bp et iteui «, pai mi le qui ' un grand nomb itholiqu

templcr la misère et l'humiliation de leur perses uti s. -u i ..u étroit imecellesd'un M u-

m front Im d'il!

mu ., ., son m. ut. -u demi surénx nt allon§

' JuUIl...

lièrement connus, quelques années auparavant, de tous ceux qui fréquentaient les cours de justice. Alors il était l'idole de la nation. Partout où il paraissait, les tètes se découvraient devant lui. L'existence et les biens des plus grands seigneurs du royaume étaient à sa merci. Les temps étaient bien changés. Maintenant beaucoup de ceux qui jadis l'avaient regardé comme le sauveur du pays frissonnaient à la vue de ces traits hideux, sur lesquels la scélératesse semblait avoir été écrite par la main de Dieu1.

ïl fut prouvé, sans possiblitéde doute, que cet homme» par ses faux témoignages, avait, de propos délibéré, causé la mort de plusieurs personnes innocentes. Il appela en vain comme témoins à décharge les membres éminents du parlement qui jadis l'avaient récompensé et flatté. Quelques-uns de ceux qu'il avait fait citer ne comparurent pas, et aucun ne prononça une parole tendant à le justifier. Un d'entre eux, le comte de Huntingdon, lui reprocha amèrement d'avoir trompé les chambres, et de les avoir portées à répandre le sang innocent. Les juges humilièrent et insultèrent le prisonnier avec une intempérance de langage qui convient mal au caractère des magistrats, même lorsqu'ils ont à examiner les crimes les plus atroces. Toutefois, il ne laissa percer aucun signe de crainte ou de honte, et affronta avec l'insolence du désespoir la tempête d'invectives que firent éclater sur lui les juges, les avocats et les témoins. Il fut déclaré coupable sur les deux chefs d'accusation. Bien que son crime fût, au point de vue de la morale, un meurtre de la pire espèce, aux yeux de la loi il n'était qu'un simple délit. Le tribunal voulut néanmoins que son châtiment fût plus sévère que celui des félons et des traîtres, et qu'il subit, non pas la mort pure et simple,

1 II reste plusieurs portraits d'Oates. Les descriptions les plus frappantes de sa personne se trouventdans YExamen de North, 225 ; dans YAbsalon et Achilophel de Dryden, et dans un placard intitulé : A hue and cry afler T 0.

- h'. .Ml l

mais li mort ; n rie terribles tourments. Il fui

( ondamné .1 ètn il< |x»ui!l i«iu<»ni

tiques, à ôtn au |»il"i 1 iuj la pi >< ■•■ du p

l*i amené autoui (i w 1 Unir U r-Hall, poi laol un 1 1 I

un <•< 1 il m indiquant sou miiui il- . \[

nouveau au pilori, en R yal-Ki !

foui Lié depuis Al.l.

de nouveau après un intei \ ill«' de d< u

N wgate jusqu'à Tybura. Si, contre toute probabilité

Burvivail horrible châtiment, il devait demeura

•mu. r poui l- n ste de sa vie, « 1 il

vail 'h. n tiré «1< au piloi i, <i.m>

différents quai Liei - de la capitale

Cetl ' iiK ni «

< ut. . 1 , jom où Oates tut mis au pilori dans la coui du palais , il lut impitoyal 1 1 ullii

n;. n,. être mis en pi dau> 1 1 1

partisan s'assemblèrent en grand nombre, s'ameutèrent cl renvcrsèrenl le pilori . Ils ne purenl cepeudant délivrer l« ur pi < m sup|H»sa t|u'il

chappi 1 à rhoi rible châtiment qui 1 'em-

poisonnant ; toul « e qu'il ti t buvait lui don<

n- n- m. -ni examiné. Le matin . L, on le fît in [...m i. cevoii sa prci ig< Il il 11. 1 » 1 onnc

heure, une foule innombrable remplissait uu>

les 1 ues, depuis \M \U ju , I )ld-Bail< 1 fil m. m ouvra "n fouet iv< 1 un. • véi ilé inusité , qui montrait qu'il avait 1 m.sii u. h . I- 1

sang coulait à Dots. Pendant quelque temps le criminel montra une élran • lé . mais enfin sou

upiniàti 1 la doiilem . S«-> nu. m ni

eilïayanU à 1 ni n Ire ; il s'éi mouit

OUDS <!«• I"ii- I n . n . ..iituiu.ii.nl

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ber sur ses membres. Lorsqu'il fut détaché , il sembla qu'il avait supporté tout ce que peut supporter la charpente humaine sans que mort s'ensuive. On pria Jacques de lui faire grâce de la seconde flagellation. Sa réponse fut courte et nette : « Il ira jusqu'au bout, s'il lui reste encore un souffle. » On fit une tentative pour obtenir l'intercession de la reine, mais elle refusa avec indignation de dire un mot en faveur d'un tel misérable. Après un intervalle de quarante-huit heures seulement, Oates fut tiré de son cachot; il était incapable de se tenir debout et on fut obligé de le conduire jusqu'à Tyburn sur un traîneau. Il semblait complètement insensible, et les Tories racontaient qu'il s'était stupéfié en buvant des liqueurs fortes. Au dire d'une personne qui compta les coups de fouet du second jour, il en aurait reçu dixsept cents. Le misérable échappa cà la mort, mais de si peu, que ses ignorants et fanatiques admirateurs regardèrent sa guérison comme miraculeuse, et la citèrent comme une preuve de son innocence. Les portes de la prison se refermèrent sur lui; il resta enchaîné pendant plusieurs mois dans le plus noir cachot de Newgate. On dit que dans ce cachot il se laissa aller au désespoir, et resta des jours entiers les bras croisés, son chapeau enfoncé sur les yeux et poussant de profonds gémissements. Ce ne fut pas en Angleterre seulement que ces événements excitèrent un vif intérêt. Des millions de Catholiques romains, qui ne savaient rien de nos institutions et de nos partis , avaient entendu dire qu'une persécution d'une barbarie singulière avait été dirigée dans notre île contre les hommes fidèles à la vraie loi, qu'un grand nombre d'hommes pieux avaient souflert le martyre, et que Titus Oates avait été leur principal meurtrier. Il y eut donc de grands transports de joie dans les contrées étrangères lorsqu'on apprit que la justice divine l'avait enfin frappé. Des gravures le représentant au pilori, et se tordant derrière la charrette du

pnru p* imites.

boui i' ni. i in ulèrent dans toute 1 F .< n « »j I ours

d'épigramnn misèrent aussi, en bien d di-

la t. m qu'il | it avoii

l'univei M de S damanqui renl que i-ni>-

que -<>n h. ait ne pouvait pas rougir, il était juste «ju»-

rouf boi i ibles que fussent les souiïi an< • - ii

. elles n'égalai ni ; . m< I i • \\\o. I«»i

■ , qu'on avail I lissée lomtx r i n d mil, ni au meurtrier le (aux témoin qui, nen-

i\ ut < .m-.' I.i moi t «l'un iiiiin. ent . ( loi élail i juste ; i ai un faux témoin • -t. en réalité,

l<- pire dea meurtriers. \n crime <!•■ répandre le sang iini" l ajoute le 1 1 ime de violer l< ents

les plus solennels qu'un homme puisse contractai

semblabli -, et de changi i I- - institutions auxquels i le publie doit i onftan< i et n spe< t . en instrum* d\ |" uvantable injusti< •• 1 1 en obj< t- de : raie. Le mal produit par un assassinai ordinaire ne peut être oomp . é au mal produit par un m< i • • ■ « t

1 J - .! — Burnrl. I, «17

Motei unnné«a dan»

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